Hôtellerie-Restauration, Tourisme, Loisirs et Animation · Production culinaire
Chef de cuisine / cheffe de cuisine
Le chef de cuisine ou la cheffe de cuisine dirige la brigade d'un restaurant, crée les plats et veille à la qualité de chaque assiette envoyée en salle.
En bref
- Niveau d'études
- CAP ou équivalent
- Accès
- Ouvert
- Salaire du débutant
- de 30 000 à 39 000 € brut par an
- Vers 10 ans d'expérience
- de 38 000 à 45 000 € brut par an
- Recrutement
- Très difficile pour les employeurs
- Postes à pourvoir d'ici 2030
- Dans la moyenne
- Intelligence artificielle
- Peu touché par l'IA
- Formations Parcoursup
- 1 type, 82 formations
Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.
En quelques mots
Tu conçois la carte, tu commandes les produits, tu organises le travail des cuisiniers et tu goûtes, corriges et lances le service. Le rythme est intense, surtout aux heures de repas, et tu travailles souvent le soir et le week-end. Tu échanges avec la salle, les fournisseurs et la direction. Il faut de la créativité, de l'endurance, de la rigueur en hygiène, de la résistance au stress et un vrai sens du groupe.
Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.
Au quotidien
Du produit au plat
Le chef ou la cheffe de cuisine choisit les produits qui serviront à réaliser les plats du jour, en prenant en compte leur qualité, leur coût, le nombre de parts à réaliser, les goûts des clients, les tendances culinaires... Il ou elle élabore le menu à partir de recettes et de fiches techniques qui servent à l'ensemble de l'équipe, en veillant aux mesures diététiques et à la valeur nutritive des aliments, afin de proposer des menus sains et équilibrés. Selon son lieu d'exercice, il ou elle travaille des produits frais non transformés, et peut afficher dans ce cas le label « fait maison ». En revanche, en cuisine collective, il ou elle peut assembler les plats en utilisant des produits surgelés, sous-vide, précuits ou déjà préparés et prêts à réchauffer.
Manager, gérer
Le chef ou la cheffe de cuisine est aussi un ou une manager/euse. C'est lui ou elle qui répartit les tâches entre les membres de son équipe, en fonction de leurs compétences. Il ou elle formule et transmet des consignes, et vérifie leur application et les résultats pendant toute la durée des services, en veillant au respect des normes d'hygiène et de sécurité. Il ou elle organise également les échanges d'informations avec l'équipe chargée de servir en salle. Chef/fe d'équipe, il ou elle forme les équipiers à certaines techniques culinaires, et les sensibilise à une démarche de développement durable, favorisant l'approvisionnement local et la lutte contre le gaspillage. Gestionnaire, il ou elle choisit les produits et établit les menus en tenant compte du budget prévu ou alloué.
En solo... ou pas
Selon la taille et la catégorie du restaurant, le chef ou la cheffe de cuisine est assisté/e d'un second ou d'une seconde, et d'au moins un ou une chef/fe de partie (spécialisé/e dans l'élaboration d'un type de plat précis : poissons, volailles, boulangerie, sauces, entremets, etc.). Il ou elle envoie les plats en salle, après avoir vérifié chaque assiette. Dans les établissements de petite taille, le chef ou la cheffe de cuisine travaille souvent seul/e, parfois avec l'aide de commis qu'il ou qu'elle forme et dirige. En restauration collective (cuisines des établissements scolaires, des établissement médico-sociaux, des maisons de retraite, des hôpitaux, des crèches, des entreprises...), le chef ou la cheffe de cuisine travaille avec l'équipe de direction, et est en relation avec les autres services (équipes pédagogique, éducative, soignante, médicale...). Les menus sont établis à la semaine, et intègrent des animations (semaine du goût, fête de Noël, spécialités d'une région ou d'un pays, etc.) en phase avec les publics accueillis.
Conditions de travail
Debout, parfois du matin au soir
Le chef ou la cheffe de cuisine travaille debout, dans l'environnement d'une cuisine avec des températures souvent élevées. Selon les organisations, tôt le matin, il ou elle réceptionne les marchandises et les prépare pour le service du midi. Cette organisation tient compte de différents facteurs : lieu, type de restaurant, de clientèle, etc. Ainsi, certains restaurants fonctionnent en service continu, et d'autres avec une « coupure » entre le service du midi et celui du soir. Il ou elle doit aussi gérer le moment du « coup de feu », période où l'activité est la plus intense.
En observant des règles
Le chef ou la cheffe de cuisine a le choix pour exercer ses talents. Mais quel que soit son lieu d'exercice, il ou elle doit obligatoirement respecter des règles strictes d'hygiène et de sécurité, et porter une tenue adéquate.
Spécialisation ou polyvalence
Plus l'établissement est grand, plus le travail en cuisine est hiérarchisé : commis, premiers commis, demi-chefs de partie, chefs de partie, seconds, chefs... Dans un petit restaurant, en revanche, le chef ou cheffe de cuisine est souvent seul/e avec un commis ou une commise. Il ou elle fait régulièrement évoluer la carte pour séduire la clientèle, et s'adapter à ses attentes.
- Statuts
- saisonnier, salarié, artisan
- Secteurs
- Hôtellerie - Restauration
Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).
Ce que l'on fait (compétences techniques)
Gérer les stocks
- Assurer le suivi des stocks en temps réel
- Définir des besoins en approvisionnement
Organiser le travail d'une équipe
- Encadrer et coordonner une équipe
Optimiser les effectifs, l'adéquation et l'allocation des ressources
- Anticiper les périodes de travail plus soutenues en recrutant des saisonniers et des intérimaires
Evaluer et développer les compétences de ses collaborateurs
- Identifier les besoins et définir les actions de formation à mettre en place afin de développer les compétences de ses équipes en cuisine
Recruter et intégrer une personne
- Recruter et intégrer les nouveaux cuisiniers avec le chef d'établissement et le responsable de restaurant
Créer, organiser ou coordonner un évènement
- Aider à l'organisation d'événements spéciaux
Créer, élaborer et identifier des concepts innovants
- Développer des techniques de restauration innovantes
Gouter et assembler des aliments
- Goûter les préparations culinaires, ajuster leur assaisonnement et prêter attention à l'esthétique des plats avant de les servir
Dans le ROME, ce métier compte 3 compétences liées à la transition écologique.
Qualités souvent demandées (savoir-être)
- Faire preuve de leadership
- Faire preuve de rigueur et de précision
- Faire preuve de réactivité
- Faire preuve de créativité, d'inventivité
Ce qu'en dit l'Onisep
Passion et créativité
La cuisine est une affaire de passion ! Le chef ou la cheffe de cuisine aime créer et préparer des plats pour le plaisir de les partager... Perfectionniste, il ou elle veille au dressage des plats et au style des services de table, pour servir du bon et du beau. L'ouverture d'esprit, la curiosité, l'imagination et la remise en question sont indispensables pour se renouveler dans le métier. Il faut sans cesse innover afin de faire évoluer les recettes, et coller à l'air du temps comme aux goûts d'une clientèle variée.
Résistance et efficacité
Le chef ou la cheffe de cuisine doit être en bonne condition physique et très organisé/e. La gestion du temps, le dynamisme, l'ordre, le souci constant de la propreté et de l'hygiène, la méthode et la rapidité d'exécution sont essentiels pour ne pas se laisser déborder et rester efficace.
Pédagogie et charisme
Le chef ou la cheffe de cuisine doit faire preuve d'autorité et de bienveillance pour maintenir une bonne ambiance en cuisine. Autonome, bon ou bonne gestionnaire et pédagogue, il ou elle forme régulièrement des jeunes avec lesquels il ou elle partage son savoir-faire, la transmission faisant partie intégrante de son travail.
Transition écologique
Dans la classification européenne ESCO, 12 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).
Métier européen correspondant : chef cuisinier / cheffe cuisinière.
Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.
Ce métier attire souvent…
Intérêts les plus présents : Entreprendre, Organiser, Concret.
Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Technique et manuel, Maths et raisonnement.
Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.
Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche G1601.
Les formations Parcoursup pour y aller
Niveau d'études minimum selon l'Onisep : CAP ou équivalent.
Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (BTS Management en hôtellerie restauration) a un taux d'accès médian de 84 %.
BTS Management en hôtellerie restauration
Y mène directement · 82 formations sur Parcoursup · taux d'accès médian 84 %
Par académie (31)
- Aix-Marseille2 formations · 96 %
- Amiens3 formations · 100 %
- Besançon2 formations · 87 %
- Bordeaux4 formations · 90 %
- Clermont-Ferrand2 formations · 96 %
- Corse1 formation · 65 %
- Créteil3 formations · 69 %
- Dijon2 formations · 82 %
- Grenoble4 formations · 79 %
- Guadeloupe1 formation · 61 %
- Guyane1 formation · 84 %
- La Réunion1 formation · 67 %
- Lille7 formations · 95 %
- Limoges1 formation · 89 %
- Lyon2 formations · 73 %
- Martinique1 formation · 82 %
- Mayotte1 formation · 48 %
- Montpellier3 formations · 74 %
- Nancy-Metz3 formations · 74 %
- Nantes7 formations · 100 %
- Nice2 formations · 72 %
- Normandie5 formations · 87 %
- Orléans-Tours4 formations · 88 %
- Paris3 formations · 62 %
- Poitiers3 formations · 85 %
- Polynésie française1 formation · 45 %
- Reims1 formation · 80 %
- Rennes4 formations · 79 %
- Strasbourg2 formations · 59 %
- Toulouse3 formations · 50 %
- Versailles3 formations · 70 %
Rapprochement Pxsis entre les formations citées par l'Onisep ou enregistrées au RNCP et les intitulés Parcoursup ; taux d'accès médian des formations de ce type, en France puis dans chaque académie, données Parcoursup. Chaque académie mène à la liste de ses formations.
Diplômes et titres qui y préparent
Avec ou sans Parcoursup : certains se préparent après la troisième, en apprentissage ou en formation continue.
- Bac pro Cuisineniveau bac
- BP Arts de la cuisineniveau bac
- DEUST Management et innovation dans les métiers de bouchebac + 2
- Licence pro Métiers des arts culinaires et des arts de la tablebac + 3 ou 4
- Ingénieur diplômé de l’Institut Polytechnique UniLaSalle, spécialité Agroalimentation et Santébac + 5
- Chef de cuisine en restauration collectiveniveau bac
Répertoire national des certifications professionnelles (France Compétences), diplômes actifs enregistrés pour les fiches ROME de ce métier.
Stages pour découvrir ce métier
Demande un stage de troisième ou de seconde dans un restaurant, une cantine ou un hôtel. Un job d'été en cuisine, même à la plonge ou en aide, te fera vite sentir le rythme. En formation, les stages en restauration sont nombreux.
Les études selon l'Onisep
Le CAP reste le diplôme de base, et l'apprentissage la voie privilégiée dans le secteur. Pour évoluer, il est possible de suivre une formation de cuisinier ou de préparer le TP commis de cuisine. L'évolution se fait ensuite échelon après échelon.
Après la 3e
CAP cuisine
CS (certificat de spécialisation) desserts de restaurant ; restauration collective...
Niveau bac
Bac professionnel métiers de la restauration option B métiers de la cuisine
Bac technologique STHR (sciences et technologies de l'hôtellerie et de la restauration)
BP (brevet professionnel) arts de la cuisine
Niveau bac + 2
BTS management en hôtellerie restauration, option B : management d'unité de production culinaire
Texte de l'Onisep (Licence ODbL).
Carrière et salaire
Les postes habituels au fil de l'expérience (intitulés et années établis par Pxsis d'après les usages du secteur : ils varient selon l'employeur) et, pour les postes qui en ont une, la fourchette publiée par une étude de rémunération. Des repères, pas une promesse.
Commis de cuisine0 à 2 ans
Aussi appelé : Apprenti
CourantPour entrer : formation : BTS Management en hôtellerie restauration (taux d'accès médian de 84 % sur Parcoursup)
Demi-chef de partie2 à 4 ans
Aussi appelé : Cuisinier
CourantPour y passer : avec l'expérience
Chef de partie4 à 7 ans
Aussi appelé : Saucier, Pâtissier
CourantPour y passer : avec l'expérience
de 32 000 à 42 000 € brut par an (moyenne 36 500 €) · environ 2 020 à 2 650 € net par mois
RepèreMichael Page, 2027 · Page « Chef de partie » (Hôtellerie, Restauration & Tourisme, Restauration traditionnelle) : salaire brut annuel fixe en région parisienne, hors variable, sur toute l'expérience dans ce poste, selon la page. Intitulé et années : usage du secteur, établi par Pxsis.
Sous-chef7 à 10 ans
Aussi appelé : Second de cuisine
SélectifPour y passer : promotion ou changement d'établissement
de 38 000 à 45 000 € brut par an (moyenne 41 500 €) · environ 2 400 à 2 840 € net par mois
RepèreMichael Page, 2027 · Page « Second de cuisine » (Hôtellerie, Restauration & Tourisme, Restauration traditionnelle) : salaire brut annuel fixe en région parisienne, hors variable, sur toute l'expérience dans ce poste, selon la page. Intitulé et années : usage du secteur, établi par Pxsis.
Chef de cuisinePlus de 10 ans
Aussi appelé : Chef
SélectifPour y passer : un poste par cuisine
de 45 000 à 60 000 € brut par an (moyenne 52 500 €) · environ 2 840 à 3 790 € net par mois
RepèreMichael Page, 2027 · Page « Chef de cuisine » (Hôtellerie, Restauration & Tourisme, Restauration traditionnelle) : salaire brut annuel fixe en région parisienne, hors variable, sur toute l'expérience dans ce poste, selon la page. Intitulé et années : usage du secteur, établi par Pxsis.
Sélectivité des passages : d'après les formations Parcoursup qui mènent au métier et les concours cités par l'Onisep ; usage du secteur, établi par Pxsis : il varie selon l'employeur. Un ordre d'idée de la concurrence, pas un calcul.
Ce que disent les statistiques
Le premier emploi selon l'Onisep, puis des médianes sur tous les salariés de la famille de métiers : la moitié gagne moins, la moitié gagne plus.
Premier emploi
de 30 000 à 39 000 € brut par an · environ 1 890 à 2 460 € net par mois
RepèreOnisep, 2026 · Entre 2500 et 3250 euros brut par mois, dans un restaurant traditionnel
Salariés de moins de 35 ans
30 600 € brut par an · environ 1 930 € net par mois
StatistiqueFrance Travail et Insee, 2022 · Chefs cuisiniers
Salariés de 35 ans et plus
33 800 € brut par an · environ 2 130 € net par mois
StatistiqueFrance Travail et Insee, 2022 · Chefs cuisiniers
Et après ?
Avec de l'expérience, on peut évoluer vers : Adjoint, Gérant de restauration collective, Directeur d'hôtel, Cuisinier.
Mobilités du répertoire des métiers de France Travail (ROME).
Sources : Michael Page, Grilles de salaires 2027 — Chef de partie · Hôtellerie, Restauration & Tourisme · Restauration traditionnelle (2027) ; Michael Page, Grilles de salaires 2027 — Second de cuisine · Hôtellerie, Restauration & Tourisme · Restauration traditionnelle (2027) ; Michael Page, Grilles de salaires 2027 — Chef de cuisine · Hôtellerie, Restauration & Tourisme · Restauration traditionnelle (2027) ; Onisep, Idéo-Fiches métiers, salaire du débutant (2026) ; France Travail et Insee, Salaires bruts mensuels médians en équivalent temps plein par famille professionnelle, selon l'âge (2022) ; net estimé avec les rapports net / brut de l'Insee (Insee Première n° 2079, 2025).
Les chiffres de salaire en détail
- Salaire du débutant selon l'Onisep : entre 2500 et 3250 euros brut par mois, dans un restaurant traditionnel.
- La moitié des salariés à temps complet des « Chefs cuisiniers » gagnent plus de 1 942 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi.
- En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Chefs cuisiniers » gagnaient 2 699 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 551 €.
Avenir, recrutement et IA
- Emploi de la famille « Cuisiniers » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+7 % selon la projection).
- D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (22 % des emplois de 2019).
- En 2026, les employeurs prévoient 7 610 recrutements de « Chefs cuisiniers », dont 72 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre).
- Le 2 octobre 2026, 1 117 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME G1601.
- Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).
- L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent.
- Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains équivalents n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.
Projection de la Dares et de France Stratégie (« Les métiers en 2030 », 2022, scénario de référence) : une tendance, pas une prévision.
Vie professionnelle
Entre 3000 et 4000 euros brut par mois, dans une brasserie ou un hôtel-restaurant
Entre 3250 et 8000 euros brut par mois, dans un restaurant gastronomique étoilé
Intégrer le marché du travail
Des postes à pourvoir...
Ce métier exigeant est un métier passion, gros pourvoyeur d'emplois, avec des dizaines de milliers de postes ouverts chaque année, à tous les échelons et dans tous les types de structures.
...en France et dans le monde
Le chef ou la cheffe de cuisine peut occuper des postes saisonniers dans des lieux touristiques, en hiver comme en été. Celles et ceux qui le souhaitent peuvent tenter leur chance à l'étranger, où la gastronomie française est reconnue et appréciée, à condition d'avoir une première expérience significative et de parler au moins l'anglais.
L'expérience pour alliée
En cuisine, c'est l'expérience qui fait progresser. Les débuts se font généralement au poste de commis. Au terme de plusieurs années d'activité professionnelle, de formations complémentaires... et de talent, le commis ou la commise peut aspirer à devenir cuisinier ou cuisinière, puis chef ou cheffe de cuisine. Enfin, ce dernier ou cette dernière peut, à son tour, devenir directeur ou directrice de la restauration, gérant ou gérante de restaurants collectifs, voire se mettre à son compte, ou travailler dans le secteur agroalimentaire, par exemple.
Texte de l'Onisep (Licence ODbL).
Sources de ces chiffres
Onisep, Idéo-Fiches métiers ; Dares, portraits statistiques des métiers et tensions sur le marché du travail ; France Travail et Insee, salaires bruts mensuels médians en poste (API Marché du travail) ; Dares et France Stratégie, Les métiers en 2030 ; France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre et offres d'emploi (API Offres d'emploi) ; OIT, indice d'exposition à l'IA générative ; Anthropic Economic Index (CC BY), relié par la table ESCO ↔ O*NET de la Commission européenne ; tables de passage ROME → FAP (Dares) et ROME → ISCO (France Travail). Dates, licences et méthode.
Métiers proches
- Cuisinier / Cuisinière
- Cuisinier / Cuisinière de collectivité
- Chef de partie / cheffe de partie
- Vendeur / Vendeuse grossiste en produits frais
- Vendeur spécialisé en bricolage / vendeuse spécialisée en bricolage
- Crêpier / Crêpière
Métiers associés par l'Onisep, puis métiers qui partagent le plus de compétences dans le ROME de France Travail : des passerelles possibles avec de l'expérience ou une formation.
Des grandes entreprises de ce domaine
- Elior Restauration FranceAutres services de restauration n.c.a. · Creteil · 10 000 salariés ou plus
- Compass Group FranceRestauration collective sous contrat · Malakoff · 10 000 salariés ou plus
- Api RestaurationRestauration collective sous contrat · Mons-en-Barœul · 10 000 salariés ou plus
- SogeresAutres services de restauration n.c.a. · Guyancourt · 5 000 à 9 999 salariés
- Sodexo EntreprisesRestauration collective sous contrat · Guyancourt · 5 000 à 9 999 salariés
- Sodexo Sante Medico Social (SFS)Restauration collective sous contrat · Guyancourt · 5 000 à 9 999 salariés
Entreprises de 2 000 salariés ou plus dont l'activité est associée au domaine professionnel « Production culinaire » de ce métier par une correspondance établie par Pxsis : elles n'emploient pas forcément ce métier. Toutes les entreprises
Autres noms de ce métier
cuisinier/ère · Chef / Cheffe de cuisine · Chef / Cheffe d'atelier de cuisine · Chef cuisinier / Cheffe cuisinière · Chef cuisinier-traiteur / Cheffe cuisinière-traiteuse · Chef gérant / Cheffe gérante
Les 2 autres noms
Conseiller / Conseillère culinaire · Directeur / Directrice de cuisine
Questions fréquentes
Quelles études pour devenir chef de cuisine ?
Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : CAP ou équivalent. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BTS Management en hôtellerie restauration. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Bac pro Cuisine (niveau bac), BP Arts de la cuisine (niveau bac) et DEUST Management et innovation dans les métiers de bouche (bac + 2). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (BTS Management en hôtellerie restauration) a un taux d'accès médian de 84 %.
Combien gagne-t-on comme chef de cuisine ?
Salaire du débutant selon l'Onisep : entre 2500 et 3250 euros brut par mois, dans un restaurant traditionnel. La moitié des salariés à temps complet des « Chefs cuisiniers » gagnent plus de 1 942 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Chefs cuisiniers » gagnaient 2 699 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 551 €.
Le métier de chef de cuisine recrute-t-il ?
En 2026, les employeurs prévoient 7 610 recrutements de « Chefs cuisiniers », dont 72 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 1 117 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME G1601. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).
Le métier de chef de cuisine a-t-il de l'avenir ?
Emploi de la famille « Cuisiniers » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+7 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (22 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.
Le métier de chef de cuisine est-il menacé par l'intelligence artificielle ?
L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains équivalents n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.
Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.