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Banque, Assurance, Immobilier · Assurance

Gestionnaire de contrats d'assurance

Le gestionnaire de contrats d'assurance suit les dossiers des clients : création, modification, renouvellement des contrats et réponse à leurs questions.

En bref

Niveau d'études
bac + 2
Accès
Sélectif
Salaire du débutant
de 32 000 à 44 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 44 000 à 60 000 € brut par an
Recrutement
Dans la moyenne
Postes à pourvoir d'ici 2030
Moins que la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
7 types, 956 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles dans une agence, une mutuelle ou une compagnie d'assurance. Tu vérifies les pièces, tu saisis les informations, tu calcules les cotisations, tu réponds aux clients et tu résous les petits problèmes. Il faut de la rigueur, de l'écoute, de l'organisation et de la patience. Tu es surtout devant ton ordinateur ou au téléphone.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Informer, conseiller

En prise directe avec la clientèle, le ou la gestionnaire de contrats écoute, informe, conseille sur un contrat, une nouvelle clause, la procédure à suivre, etc. Il ou elle répond à toutes les demandes et gère les réclamations.

Établir un contrat

Après avoir étudié une demande de souscription, le ou la gestionnaire établit le contrat d'assurance, l'adapte ou le modifie. Il faut ensuite établir le contrat, l'enregistrer, le tarifier, à partir de contrats préétablis et l'application de clauses types. Si le risque assuré est plus complexe (risque industriel, construction, etc.), il faut rédiger des clauses particulières. Le ou la gestionnaire définit également les appels à cotisations et encaisse les versements des clients.

Indemniser

Dégât des eaux, accident ou encore vol de voiture : le ou la gestionnaire de contrats d'assurance doit gérer, parfois dans l'urgence, divers sinistres. Il ou elle dépêche alors un expert ou une experte en assurances sur les lieux, étudie ensuite son rapport et vérifie que les garanties prévues par le contrat permettent d'indemniser l'assuré ou l'assurée, selon sa part de responsabilité (Y a-t-il des torts partagés ? y a-t-il eu une négligence ?). Le ou la gestionnaire de contrats d'assurance peut aussi prendre en charge la réparation du sinistre : par exemple, lors d'un dégât des eaux, il ou elle envoie sur place des professionnels ou professionnelles du bâtiment, pour remettre en état l'endroit endommagé.

Conditions de travail

Un travail de bureau

Le téléphone et l'ordinateur sont ses principaux outils de travail. Dans les grandes sociétés, le ou gestionnaire de contrats d'assurances peut intégrer une plateforme d'appels téléphoniques interne à l'entreprise et recevoir de 30 à 60 appels par jour. Dans ce cas, il ou elle travaille par roulement sur de longues plages horaires, avec casque et micro devant plusieurs écrans montrant l'historique client, les différents contrats, des contacts d'artisans du bâtiment, etc. Il ou elle peut aussi exercer dans une agence locale et recevoir la clientèle, ou encore uniquement en ligne (Internet et téléphone).

Plusieurs employeurs possibles

Sociétés d'assurances, réassureurs, agences générales, courtiers : le ou la gestionnaire trouve sa place dans toutes ces entreprises, où sont surtout gérées des garanties liées aux risques classiques (incendie, accident automobile, dégât des eaux, etc.) auprès des particuliers, des membres des professions libérales et des artisans.

Une part de conseil commercial

Le métier évolue de plus en plus vers le conseil pour fidéliser la clientèle. Dans un contexte de concurrence exacerbée et de multiplication des produits d'assurances, la tâche du ou de la gestionnaire de contrats demande technicité et goût du contact.

Statuts
salarié
Secteurs
Banque - Assurances

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Réaliser des opérations comptables
    • Déclencher des appels à cotisation
  • Evaluer et gérer un sinistre
    • Expertiser des dommages corporels, matériels et moraux
  • Appliquer un cadre juridique ou réglementaire
    • Déployer les procédures d'indemnisation des assurés, victimes
  • Gérer une procédure contentieuse
    • Gérer les litiges et les contentieux
  • Rédiger un contrat
    • Rédiger un contrat d'assurance
  • Elaborer une stratégie commerciale
    • Intégrer de nouveaux produits d'assurances ou d'épargne
  • Communiquer à l'oral en milieu professionnel
    • Expliquer de manière claire et pédagogique

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Faire preuve de sens des responsabilités
  • Faire preuve de réactivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Rigueur scientifique

Une clause spécifique mal rédigée ? La responsabilité de la société d'assurances est alors engagée pour des sommes importantes. Proposer une garantie, établir un devis, évaluer un dommage : toutes les étapes de ce métier demandent une grande rigueur, et des capacités d'analyse et de synthèse. Avec le sens de l'organisation et du détail, le ou gestionnaire doit aussi être à l'aise avec l'informatique.

Compétences juridiques

Parce qu'il n'y a pas un, mais plusieurs types de contrats d'assurances, le ou la gestionnaire doit parfaitement connaître les produits, garanties et tarifs que propose son entreprise pour répondre à la demande de la clientèle. Des compétences juridiques sont indispensables pour gérer les procédures d'indemnisation et les contentieux.

Grande capacité d'écoute

Quelle que soit la situation, ce conseiller ou cette conseillère doit aussi faire preuve de rigueur et d'efficacité dans le traitement des dossiers. En relation directe avec le client ou la cliente, il lui faut porter attention aux détails, avoir de l'empathie, de la réactivité, et savoir s'exprimer correctement à l'oral comme à l'écrit. Au-delà de la simple indemnisation, il ou elle accompagne ses clients tout au long de la procédure d'instruction et d'indemnisation, explique, rassure, etc. La maîtrise d'une langue étrangère peut être exigée à l'embauche.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Écrit.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche C1109.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir gestionnaire de contrats d'assurance ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 2. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BTS Management Commercial Opérationnel, BTS Négociation et digitalisation de la Relation Client et BUT Techniques de commercialisation. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : BTS Assurance (bac + 2), Master Droit des espaces et des activités maritimes (bac + 5) et Licence pro Assurance, banque, finance : supports opérationnels (bac + 3 ou 4). Accès sélectif : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (BTS Assurance) a un taux d'accès médian de 56 %.

Combien gagne-t-on comme gestionnaire de contrats d'assurance ?

Repères d'études de rémunération publiées : Conseiller clientèle (0 à 4 ans) : de 32 000 à 44 000 € brut par an ; Directeur d'agence (8 à 15 ans) : de 44 000 à 60 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2250 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Gestionnaires de la banque et de l'assurance » gagnent plus de 2 000 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Employés de la banque et des assurances », « Techniciens des assurances », « Cadres des assurances ») gagnaient de 2 686 € à 4 961 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 437 € à 4 251 €.

Le métier de gestionnaire de contrats d'assurance recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 2 910 recrutements de « Gestionnaires de la banque et de l'assurance », dont 33 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 202 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME C1109. Recrutement dans la moyenne pour ce métier (tension 3 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de gestionnaire de contrats d'assurance a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Techniciens de la banque et des assurances » entre 2019 et 2030 : en baisse (-22 % selon la projection). D'ici 2030, moins de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (27 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de gestionnaire de contrats d'assurance est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une bonne partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 3 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 22 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.