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Communication, Média et Multimédia · Publicité

Acheteur d'espaces publicitaires / acheteuse d'espaces publicitaires

Il ou elle réserve les emplacements de publicité, en affichage, presse, radio ou télé, pour les marques.

En bref

Niveau d'études
bac + 2
Accès
Sélectif
Salaire du débutant
de 30 000 à 50 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 45 000 à 80 000 € brut par an
Recrutement
Facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
2 types, 138 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu analyses les besoins d'une marque, tu choisis où et quand diffuser ses annonces et tu négocies les tarifs avec les médias. Tu suis les résultats des campagnes. Tu travailles en agence de publicité, avec des équipes créatives et commerciales, souvent avec des délais serrés. Pour t'y sentir bien, il te faut des idées à proposer, de l'organisation et de la rigueur.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Cerner les besoins

Objectif de l'acheteur ou de l'acheteuse d'espaces publicitaires : maximiser l'impact d'une campagne de publicité. Pour cela, il ou elle s'appuie sur les études du chargé ou de la chargée d'études média et de son plan média. Ce dernier sert de base de travail puisqu'il détermine la nature du produit, les données du marché, le calendrier et le budget prévisionnel, la cible, les objectifs, etc. L'acheteur ou l'acheteuse élabore avec le chargé ou la chargée d'études le plan de diffusion qui est ensuite soumis à l'approbation du client. Dans les petites structures, notamment dans le Web, une seule personne remplit ces deux fonctions.

Obtenir l'emplacement idéal

Après validation par l'entreprise cliente, l'acheteur ou l'acheteuse d'espaces publicitaires contacte des entreprises d'affichage, des régies publicitaires des radios, des télés et du Web, de la presse) et négocie l'emplacement le mieux situé, l'horaire de diffusion le plus pertinent à la radio et/ou à la télé, la meilleure place dans un magazine... en fonction de la durée de la campagne publicitaire, du calendrier et du budget prévisionnel.

Optimiser les coûts

L'achat d'espaces dans les médias peut représenter jusqu'à 80 % du coût d'une campagne publicitaire. L'acheteur ou l'acheteuse doit donc négocier, quel que soit le support retenu, et toujours chercher à obtenir le meilleur rapport qualité-prix.

Conditions de travail

En centrale d'achats ou en régie

De nombreuses agences de publicité emploient leurs propres acheteurs et acheteuses, mais elles collaborent de plus en plus avec des centrales d'achats ou des agences média. Une centrale d'achats achète des espaces en gros à tarifs négociés, afin de les revendre par la suite aux agences ou aux annonceurs. L'acheteur ou l'acheteuse y possède plus de spécialisation.

Expertise, stratégie

Dans les agences, l'acheteur ou l'acheteuse d'espaces publicitaires peut avoir un rôle de conseil média. ­Il ou elle se consacre à un seul média, et son contact quotidien avec celui-ci lui permet de faire des recommandations très pointues. Dans les agences de taille réduite, les fonctions d'acheteur ou d'acheteuse d'espaces publicitaires et de chargé ou de chargée d'études média peuvent être occupées par une même personne. L'acheteur ou l'acheteuse élabore alors le plan stratégique de diffusion de la campagne.

Au bureau ou sur le terrain

Les journées d'un acheteur ou d'une acheteuse sont chargées, et ses horaires irréguliers, en raison des délais à respecter. Le travail s'effectue principalement dans un bureau, au téléphone, mais les déplacements ne sont pas absents. Une partie du salaire est souvent variable en fonction des résultats individuels et de l'entreprise. L'acheteur ou l'acheteuse peut posséder un téléphone portable professionnel et, parfois, une voiture de fonction.

Statuts
salarié
Secteurs
Communication, Marketing, publicité

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Concevoir et mettre en oeuvre une stratégie digitale
    • Développer des stratégies de marketing digital
    • Gérer les campagnes publicitaires digitales
    • Optimiser l'utilisation des médias sociaux pour les campagnes
  • Définir une stratégie de communication
    • Définir une stratégie média
    • Elaborer un plan média
  • Mettre en oeuvre un plan marketing, une stratégie de marque et de communication
    • Coordonner les différents canaux de diffusion
    • Travailler avec les équipes créatives pour la mise en place des campagnes
  • Piloter la performance et la rentabilité d'une activité ou d'un projet
    • Evaluer l'efficacité des campagnes
    • Suivre et analyser les résultats d'une campagne de communication
  • Observer des faits, des évènements, des comportements
    • Mettre en place des solutions de suivi (tracking) pour analyser le trafic d'un site ou d'une plateforme, et les comportements de navigation des visiteurs
  • Utiliser des logiciels spécifiques
    • Utiliser des logiciels de gestion de campagne média
  • Définir et faire évoluer des procédés de traitement de l'information
    • Etablir des méthodologies et outils d'étude des médias
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Analyser les données de consommation média

Dans le ROME, ce métier compte 7 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre force de proposition
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Sens du contact

L'acheteur ou l'acheteuse d'espaces publicitaires possède une bonne capacité à s'adapter à des milieux et à des interlocuteurs ou interlocutrices différents. Savoir établir un bon relationnel pour se constituer un carnet d'adresses bien rempli est également essentiel. Il ou elle doit donc être très disponible pour être plus rapide que la concurrence. L'acheteur ou l'acheteuse va régulièrement à la rencontre de ses interlocuteurs et interlocutrices et ne compte pas ses heures.

Résistance au stress

Vivacité d'esprit, goût pour les chiffres : les calculs et les statistiques sont importants dans la profession. De même, une parfaite connaissance de la publicité et des médias ainsi qu'une certaine intuition rendent efficaces les campagnes publicitaires. La résistance au stress est également nécessaire pour gérer les achats en urgence sans faire exploser le budget.

Spécialisation et technicité

Un acheteur ou une acheteuse d'espaces publicitaires est souvent spécialisé ou spécialisée sur un type de support (presse, télé, radio ou Web), car chaque secteur a ses spécificités, ses règles, etc. Les achats d'espaces télé, notamment, sont devenus très techniques avec de nombreux logiciels spécialisés à maîtriser.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences de ce métier n'est classée comme liée à la transition écologique.

Métier européen correspondant : acheteur d’espaces publicitaires / acheteuse d’espaces publicitaires.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Entreprendre, Organiser, Analyser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Numérique, Oral, Maths et raisonnement.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche E1402.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir acheteur d'espaces publicitaires ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 2. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BTS Communication et BUT Information communication. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Licence pro Métiers de la communication : chargé de communication (bac + 3 ou 4), Licence pro Métiers de la communication : chef de projet communication (bac + 3 ou 4) et BUT Information-Communication : Publicité (bac + 3 ou 4). Accès sélectif : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (BTS Communication) a un taux d'accès médian de 42 %.

Combien gagne-t-on comme acheteur d'espaces publicitaires ?

Repères d'études de rémunération publiées : Chargé de communication (0 à 3 ans) : de 30 000 à 50 000 € brut par an ; Responsable de la communication (7 à 12 ans) : de 45 000 à 80 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2100 euros brut par mois, auxquels peuvent s'ajouter des primes. La moitié des salariés à temps complet des « Assistants de la communication » gagnent plus de 1 900 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Assistants de communication », « Cadres de la communication ») gagnaient de 2 670 € à 4 502 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 543 € à 3 684 €.

Le métier d'acheteur d'espaces publicitaires recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 4 390 recrutements de « Assistants de la communication », dont 21 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 3 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME E1402. Les employeurs trouvent facilement des candidats pour ce métier (tension 1 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'acheteur d'espaces publicitaires a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Professionnels de la communication et de l’information » entre 2019 et 2030 : en hausse (+16 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (16 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'acheteur d'espaces publicitaires est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 20 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.