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Commerce, Vente et Grande distribution · Commerce alimentaire et métiers de bouche

Poissonnier / poissonnière

Le poissonnier ou la poissonnière achète, prépare et vend du poisson et des fruits de mer, en conseillant les clients sur leur cuisine.

En bref

Niveau d'études
CAP ou équivalent
Salaire du débutant
22 400 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
24 300 € brut par an
Recrutement
Dans la moyenne
Postes à pourvoir d'ici 2030
Moins que la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu choisis le poisson à la criée ou chez le grossiste, tu le prépares, tu le découpes, tu l'écailles, tu le mets en valeur sur l'étal et tu le vends. Tu conseilles les clients sur les recettes et les modes de cuisson. Tu travailles tôt le matin, dans le froid, en boutique ou au marché. Il faut de l'esprit d'équipe et de l'organisation.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Dresser les étalages

Le poissonnier ou la poissonnière commercialise les produits frais de la pêche. Son activité commence le matin, avant l'arrivée des clients et clientes. Après avoir recouvert son étal de glace, afin de garantir la fraîcheur du poisson, il ou elle y dispose filets, poissons entiers, coquillages et crustacés. Selon les cas, l'achat du poisson s'effectue chez le ou la grossiste (mareyeur ou mareyeuse), aux halles ou à la criée lorsque l'entreprise se trouve en bord de mer.

Préparer les poissons

À la demande, le poissonnier ou la poissonnière vide, écaille, étête, tranche les poissons et ouvre les coquillages. Tout au long de sa journée de travail, il lui faut respecter une hygiène parfaite. Marchandise particulièrement fragile, le poisson nécessite de respecter la chaîne du froid, depuis le lieu de pêche jusqu'au magasin.

Conseiller la clientèle

Bars, rougets, saumons, le poissonnier ou la poissonnière connaît parfaitement les différentes espèces de poissons disponibles sur son étal, et donne des conseils culinaires. Offrant parfois un service traiteur, ce commerçant ou cette commerçante propose alors aussi des plats préparés (terrines, soupes de poisson etc.).

Conditions de travail

Tôt le matin

Le poissonnier ou la poissonnière commence ses journées très tôt bien avant l'arrivée de la clientèle, pour aller acheter le poisson, décharger le camion lorsque l'activité s'effectue sur les marchés, installer la marchandise. Cependant, la plus grande partie de son travail se déroule sur le lieu de vente. Selon les commerces, les employés et employées peuvent par exemple démarrer vers 7h alors que les poissonniers et poissonnières gérant l'entreprise ont commencé à 3 ou 4h le matin. Les horaires sont adaptés et ceux et celles qui embauchent de bonne heure finissent en début d'après-midi.

Un métier physique

Toujours debout, ce commerçant ou cette commerçante travaille souvent dans le froid et l'humidité. Même si le poids des caisses a été réduit, ce métier nécessite toujours d'effectuer de la manutention et de soulever des charges au quotidien. Le port des bottes de sécurité est indispensable. Il faut aussi savoir se prémunir contre les risques de coupure en respectant les bons gestes.

Statuts
salarié, artisan
Secteurs
Commerce et distribution

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Préparer des plats culinaires
    • Nettoyer les poissons et les crustacés
    • Ouvrir des coquillages et crustacés
    • Préparer et dresser des plateaux de fruits de mer
  • Gérer les stocks
    • Assurer le suivi des commandes et la gestion des stocks
    • Gérer les stocks de produits de la mer
    • Surveiller la température des zones de stockage
  • Transformer des matières premières d'origine animale
    • Préparer le poisson pour la conservation
    • Trier les poissons et effectuer leur préparation
  • Contrôler la qualité et la conformité d'un produit
    • Assurer la fraîcheur des produits exposés
    • Contrôler la qualité des produits reçus
  • Découper, tailler des matières premières
    • Découper les poissons selon les demandes spécifiques
  • Entretenir, nettoyer un espace, un lieu, un local
    • Maintenir la propreté des équipements et de l'espace de travail
  • Organiser et contrôler un approvisionnement
    • Gérer l'approvisionnement en produits frais
  • Organiser le traitement des commandes
    • Préparer des commandes spéciales pour des événements

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve d'autonomie
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Résistance et endurance

Ce métier nécessite avant tout une bonne santé, pour pouvoir porter les caisses de poissons et rester debout toute la journée, même quand les clients et clientes ne sont pas là.

Le sens du contact

Les poissonniers et poissonnières ne se contentent pas de vendre le poisson ou les crustacés. Il leur faut connaître des recettes et savoir donner des conseils culinaires aux personnes qui le demandent. Disponibilité et sens de l'accueil sont des atouts pour mettre la clientèle en confiance.

Précision et rapidité

Il est indispensable de savoir reconnaître les différentes espèces de poissons et de savoir les préparer. Pour cela, il faut manipuler avec précision et rapidité des outils tranchants pour vider, écailler, étêter ou lever les filets.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences de ce métier n'est classée comme liée à la transition écologique.

Métier européen correspondant : poissonnier / poissonnière.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Concret, Aider.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Technique et manuel.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche D1105.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir poissonnier ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : CAP ou équivalent. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : CAP Mareyage (niveau CAP), CAP Poissonnier écailler (niveau CAP) et Bac pro Poissonnier - écailler - traiteur (niveau bac).

Combien gagne-t-on comme poissonnier ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1868 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Vendeurs en produits alimentaires » gagnent plus de 1 500 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Vendeurs en produits alimentaires » gagnaient 1 979 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 1 954 €.

Le métier de poissonnier recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 30 020 recrutements de « Vendeurs en produits alimentaires », dont 33 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 743 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME D1105. Recrutement dans la moyenne pour ce métier (tension 3 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de poissonnier a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Vendeurs » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (0 % selon la projection). D'ici 2030, moins de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (19 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de poissonnier est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 32 % des tâches des métiers américains équivalents sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.