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Installation et Maintenance · Véhicules, engins, aéronefs

Mécanicien-réparateur de véhicules industriels / mécanicienne-réparatrice de véhicules industriels

Le mécanicien-réparateur de véhicules industriels ou la mécanicienne-réparatrice de véhicules industriels entretient et répare les camions, remorques et véhicules utilitaires.

En bref

Niveau d'études
CAP ou équivalent
Salaire du débutant
22 400 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
29 600 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Moins que la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
2 types, 70 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu entretiens et répares des camions, des remorques et des utilitaires : moteur, freins, suspension, électronique. Tu diagnostiques les pannes avec des outils spécifiques et tu contrôles la sécurité avant de rendre le véhicule. Tu travailles en atelier avec une équipe. Il faut de l'organisation, de l'autonomie, de l'esprit d'équipe et de la rigueur.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Effectuer l'entretien courant

Le mécanicien réparateur ou la mécanicienne réparatrice réalise l'entretien courant de véhicules (poids lourds, camions bennes, tractopelles...), d'engins (pelleteuses à grappins) et d'ensembles mécaniques embarquant des systèmes électroniques, hydrauliques et pneumatiques. Il ou elle sait monter et démonter toutes les pièces mécaniques, graisser, changer les filtres, faire les vidanges du moteur, vérifier les niveaux, l'usure des pièces, la pression des pneus, l'état des freins, en prenant soin de remplir le carnet d'entretien. Il ou elle effectue également les contrôles antipollution.

Examiner, diagnostiquer et réparer

En cas de panne, il ou elle examine le véhicule ou l'engin, effectue des tests, contrôle différents éléments à l'aide de son ordinateur, puis établit un diagnostic. Après avoir déterminé l'origine mécanique, hydraulique, pneumatique ou électrique de la panne, il ou elle procède aux réparations (des périphériques du moteur, du moteur lui-même, de la transmission, des organes mécaniques des équipements du châssis, des systèmes hydrauliques des équipements et du freinage, des systèmes pneumatiques de freinage et de servitude...) et commande les pièces de rechange, le cas échéant. Pour chaque véhicule ou engin immobilisé, les conséquences économiques sont importantes pour l'employeur, d'où la nécessité d'être parfaitement autonome, efficace et rapide dans ses interventions.

Dans le respect des préconisations techniques

Selon le secteur d'activité qui l'emploie, il ou elle s'appuie sur une documentation fournie par le constructeur du véhicule ou d'un éditeur technique. Il ou elle se conforme aux procédures, aux méthodes, aux normes et aux outillages préconisés par le constructeur ou l'équipementier, dans le respect des mesures de sécurité.

Conditions de travail

En équipe

Le mécanicien réparateur ou la mécanicienne réparatrice de véhicules industriels fait partie d'une équipe de maintenance, dont le travail est organisé par un technicien ou une technicienne responsable maintenance. En cas de doute sur la cause d'une panne, il ou elle peut solliciter l'avis de ses collègues.

Disponibilité et flexibilité

En cas d'urgence, le mécanicien réparateur ou la mécanicienne réparatrice de véhicules industriels sont disponibles et prêts à intervenir. Ses horaires de travail peuvent donc être irréguliers et soumis à des astreintes. En général, des équipes fonctionnent en trois-huit (trois équipes se remplacent toutes les 8 heures) pour assurer une continuité de service des matériels et des équipements, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Avec des technologies performantes

Le mécanicien réparateur ou la mécanicienne réparatrice de véhicules industriels intervient souvent à l'aide d'une valise de diagnostic, en suivant pas à pas les instructions d'une procédure normée. Cet outil lui permet de se connecter au système électronique du véhicule, d'obtenir des informations sur les connecteurs, de consulter des descriptifs d'erreurs. Grâce aux capteurs intégrés aux engins qui collectent des données en temps réel sur les performances, les conditions de fonctionnement, les vibrations, la température, etc., le mécanicien réparateur ou la mécanicienne réparatrice bénéficie d'une assistance continue pour détecter les problèmes de façon précoce.

Statuts
salarié
Secteurs
Maintenance

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Réaliser une opération de maintenance
    • Assurer la maintenance des outils et équipements de l'atelier
    • Contrôler et régler les trains roulants
    • Contrôler et remplacer les éléments du système de freinage (classique, ABS, ESP)
    • Réaliser la maintenance des systèmes d'embrayage
  • Entretenir un véhicule
    • Réaliser les opérations d'entretien des circuits d'allumage, air, carburant, échappement du moteur
    • Réaliser les opérations d'entretien des circuits de lubrification
    • Réaliser les opérations d'entretien des éléments électriques, de sécurité, de confort d'un véhicules anciens et historiques
    • Réaliser les opérations d'entretien des pneumatiques, amortisseurs et suspensions
  • Contrôler la conformité d'un équipement, d'une machine, d'une installation
    • Contrôler l'état de charge et de vieillissement d'une batterie de traction d'un véhicule
    • Contrôler la conformité technique d'un véhicule
    • Contrôler visuellement les éléments de charge d'un véhicule électrique et/ou hybride
  • Réaliser un diagnostic technique
    • Réaliser la maintenance des systèmes de direction
    • Réaliser le diagnostic du circuit de climatisation
    • Réaliser les diagnostics des différents organes (ou systèmes) du véhicule: moteur, direction, freinage, embrayage, transmissions ou encore climatisation
  • Réparer un équipement, une machine, une installation
    • Remplacer les organes de transmission (embrayage, boite de vitesse)
    • Remplacer une batterie de démarrage et de servitude (<60 volts cc)
  • Paramétrer un logiciel, un outil, un système numérique
    • Mettre à jour les logiciels embarqués des véhicules
  • Utiliser des logiciels spécifiques
    • Utiliser des logiciels de diagnostic automobile
  • Manipuler des produits dangereux ou fragiles
    • Appliquer les normes relatives à la manipulation de fluides frigorigènes

Dans le ROME, ce métier compte 4 compétences liées à la transition écologique et 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve d'autonomie
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Savoirs techniques

Pour pouvoir intervenir sur des véhicules industriels variés, le mécanicien réparateur ou la mécanicienne réparatrice de véhicules industriels doit disposer de solides connaissances en mécanique, en hydraulique, en pneumatique, en électricité, en électronique embarquée, en soudure... Par ailleurs, un permis permettant de déplacer des véhicules imposants est parfois requis à l'embauche.

Esprit curieux et autonomie

Il ou elle doit faire preuve de curiosité, être au courant des dernières technologies de son domaine d'expertise, aimer manipuler et chercher, en toute autonomie, des solutions aux problèmes rencontrés.

Patience et méthode

La recherche de panne peut prendre de quelques minutes à plusieurs heures, aussi faut-il agir avec méthode et précision. Avec le souci du détail, il s'agit d'examiner toutes les causes potentielles d'une panne, dans le respect des délais et du suivi qualité exigés par l'entreprise. Le mécanicien réparateur ou la mécanicienne réparatrice de véhicules industriels doit donc se montrer méthodique et suivre une procédure pas à pas, en évaluant toutes les éventualités et pouvoir décider des actions à mettre en place.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche I1604.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir mécanicien-réparateur de véhicules industriels ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : CAP ou équivalent. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BTS Maintenance des véhicules et BTS Construction et aménagement de véhicules. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Titre professionnel Mécanicien de maintenance automobile (niveau CAP), Titre professionnel Mécanicien automobile (niveau CAP) et CAP Maintenance des véhicules - Options : véhicules légers, véhicules de transport routier, motocycles (niveau CAP).

Combien gagne-t-on comme mécanicien-réparateur de véhicules industriels ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1867 euros brut par mois, dans le privé, hors primes et 13e mois. La moitié des salariés à temps complet des « Ouvriers mécaniciens de véhicules » gagnent plus de 1 800 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Ouvriers non qualifiés métallerie, serrurerie, montage », « Mécaniciens et électroniciens de véhicules », « Techniciens et agents de maîtrise de la maintenance et de l'environnement ») gagnaient de 2 288 € à 3 272 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 115 € à 2 848 €.

Le métier de mécanicien-réparateur de véhicules industriels recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 19 710 recrutements de « Ouvriers mécaniciens de véhicules », dont 72 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 4 671 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME I1604. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de mécanicien-réparateur de véhicules industriels a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Ouvriers qualifiés de la réparation automobile » entre 2019 et 2030 : en baisse (-8 % selon la projection). D'ici 2030, moins de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (25 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de mécanicien-réparateur de véhicules industriels est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 2 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.