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Arts et Façonnage d'ouvrages d'art · Tissu et cuirs

Maroquinier / maroquinière

Le maroquinier ou la maroquinière fabrique à la main des sacs, ceintures et petits objets en cuir.

En bref

Niveau d'études
CAP ou équivalent
Accès
Sélectif
Salaire du débutant
22 400 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
24 500 € brut par an
Recrutement
Difficile pour les employeurs
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 7 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu découpes, assembles, couds et finis des sacs, portefeuilles ou ceintures en cuir. Tu contrôles chaque détail pour que le produit soit parfait. Tu travailles dans un atelier de fabrication, seul ou en équipe, souvent pour une marque. Il faut de la précision, de la persévérance, de la créativité et une vraie habileté manuelle.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Le cuir, mais pas seulement

Sac à main, ceinture, porte-monnaie, bracelet de montre, valise... Les productions du maroquinier ou de la maroquinière sont variées. Outre le cuir et les peaux, ses matières de prédilection, il ou elle travaille d'autres matériaux souples (tissu, synthétique, etc.), les matériaux recyclés ou le " cuir végan " (ne provenant pas d'animaux). Quand il ou elle se spécialise dans la réalisation de selles, d'habillages d'objets ou d'intérieurs pour les automobiles et les bateaux, on l'appelle sellier / sellière.

De nombreuses opérations

À partir d'un croquis en 3D, il ou elle réalise un patron et conçoit un prototype. Il ou elle choisit la matière, la coupe à la main ou à l'emporte-pièce en réduisant les chutes au maximum. Il ou elle affine le cuir afin de réduire l'épaisseur des coutures, le plaque et le glace sous une presse chaude pour le rendre brillant. Il ou elle assortit au mieux les nuances et positionne les pièces à assembler.

Jusqu'aux finitions

Enfin, il ou elle assemble les morceaux de cuir, grâce à différentes techniques : couture à la main ou à la machine, rivetage, soudage, piquage. Il ou elle monte ensuite les fermetures à glissière, les doublures, les bandoulières, etc. Il ou elle achève son travail par la pose d'accessoires (boucles, pressions, fermoirs) et par les finitions. Il ou elle contrôle la qualité et la solidité de son produit à chaque étape.

Conditions de travail

Ateliers à géométrie variable

Le maroquinier ou la maroquinière peut travailler à son compte, dans une petite structure artisanale, une PME (petite et moyenne entreprise) ou dans l'industrie. Son travail varie en fonction de la taille de l'atelier. Dans une entreprise artisanale, il ou elle maîtrise l'ensemble du processus de fabrication. Il ou elle peut créer ses propres modèles (on l'appelle alors styliste) ou réaliser des commandes pour le compte de clients. Dans le secteur industriel, il ou elle est souvent spécialisé/e dans une fonction bien précise : prototypiste, coupeur / coupeuse, piqueur / piqueuse ou monteur / monteuse en maroquinerie, et il ou elle doit suivre un cahier des charges et un procédé précis.

À la main ou avec une machine

S'il ou elle pratique le cousu main au moyen d'un poinçon servant à percer les cuirs (l'alêne), le maroquinier ou la maroquinière utilise aussi de nombreuses machines. Certaines sont automatisées : presse hydraulique, emporte-pièce, ciseaux électriques pour la coupe, machines à refendre pour obtenir l'épaisseur idéale, à parer pour amincir le cuir sur le bord... Le travail du cuir reste néanmoins assez physique car c'est une matière très résistante.

Statuts
artisan, salarié
Secteurs
Artisanat d'art, Mode et luxe

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Réaliser les travaux de montage, d'assemblage
    • Assembler (collage, couture) les pièces de l'article (tige, soufflet) manuellement ou à l'aide d'une machine
    • Assembler les pièces d'un prototype par piquage ou collage
    • Réaliser des opérations d'assemblage/montage sur des chaussures
    • Réaliser des opérations d'assemblage par clouage, agrafage, couture, sur des pièces en cuir, peau
  • Contrôler la qualité et la conformité d'un produit
    • Assurer la conformité des produits finis avec les spécifications
    • Contrôler la qualité des cuirs et peaux traités
    • Contrôler la qualité des produits finis
    • Vérifier la conformité des pièces et articles façonnés (aspect de teinte, régularité des coutures, etc.) et procéder aux actions correctives
  • Décorer, travailler l'aspect visuel d'un produit
    • Décorer des pièces ou des articles
    • Recouvrir de cuir ou d'autres matériaux souples des objets ou supports rigides
  • Façonner ou modifier un objet d'art ou d'artisanat
    • Réaliser des articles en cuir à la demande du client
    • Réaliser un travail de précision nécessitant le sens de la minutie
  • Définir un style ou une direction artistique dans les domaines de l'art, la mode ou le design
    • Concevoir de nouveaux modèles et accessoires pour une collection
  • Concevoir un ouvrage
    • Concevoir et réaliser des patrons pour articles en cuir
  • Elaborer des processus et des modes opératoires techniques
    • Déterminer les interventions de préparation ou de finition selon les matériaux, produits (peaux, cuir, etc.) et défauts repérés
  • Préparer du matériel en prévision d'un travail
    • Choisir les outils adéquats pour la maroquinerie ou la sellerie

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Faire preuve de persévérance
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de créativité, d'inventivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Sens du toucher

Premier impératif, l'habileté manuelle. Couper, coudre ou coller demande une bonne coordination des gestes. Un sens du toucher plus développé que la moyenne est aussi un atout. Seul le contact de peau à peau permet d'apprécier la qualité du cuir, de juger de son élasticité pour choisir le bon endroit et la manière de couper. Le sens artistique est sans aucun doute un plus.

Rigueur et résistance

Rigueur et précision sont autant de qualités pour devenir maroquinier / maroquinière. Une excellente vue est nécessaire pour repérer les défauts de la peau, distinguer les teintes et les nuances dans une même couleur. Sans oublier une bonne condition physique. La position debout est fréquente et les matières parfois dures à manipuler et à couper.

Des connaissances pointues

Les matériaux étant de plus en plus coûteux, le maroquinier ou la maroquinière doit connaître et maîtriser parfaitement les procédés de fabrication. Aucune matière (veau, vachette, agneau, PVC, alcantara, skaï...), même les plus rares (crocodile, autruche) n'a de secret pour lui ou elle ! Il ou elle doit aussi s'adapter aux modes et nouvelles demandes des clients comme celle du " cuir vegan " (d'origine non-animale) ou des matières recyclées.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 3 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser, Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche B1802.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir maroquinier ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : CAP ou équivalent. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BTS Métiers de la mode-chaussure et maroquinerie. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : CAP Chaussure (niveau CAP), CAP Cordonnier bottier (niveau CAP) et CAP Sellier harnacheur (niveau CAP). Accès sélectif : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (BTS Métiers de la mode-chaussure et maroquinerie) a un taux d'accès médian de 54 %.

Combien gagne-t-on comme maroquinier ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1867 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Ouvriers, techniciens et agents de maîtrise en traitement du cuir » gagnent plus de 1 658 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Ouvriers non qualifiés du textile et du cuir », « Ouvriers qualifiés du travail artisanal du textile et du cuir ») gagnaient de 2 032 € à 2 283 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 019 € à 2 249 €.

Le métier de maroquinier recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 910 recrutements de « Ouvriers, techniciens et agents de maîtrise en traitement du cuir », dont 57 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 76 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME B1802. Les employeurs ont du mal à recruter pour ce métier (tension 4 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de maroquinier est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 3 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.