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Arts et Façonnage d'ouvrages d'art · Tissu et cuirs

Styliste

Le ou la styliste invente des vêtements ou des accessoires : il ou elle dessine des modèles, choisit les matières et les couleurs et suit la création des collections.

En bref

Niveau d'études
bac + 3
Accès
Très sélectif, concours possible
Salaire du débutant
30 000 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
38 600 € brut par an
Recrutement
Facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Moins que la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 18 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu cherches de l'inspiration, tu dessines, tu choisis les tissus, tu travailles avec des patronniers et des ateliers et tu présentes tes modèles. Tu suis les tendances et les contraintes de fabrication et de coût. Tu y seras à l'aise si tu as des idées à proposer, le sens de l'organisation et de la créativité.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

De l'idée à la création

Prêt-à-porter ou luxe, vêtements, accessoires ou articles de maroquinerie : la ou le styliste imagine les modèles des prochaines collections. Elle ou il définit les formes, les lignes, les coloris et imprimés de chaque modèle, tout en respectant le style et l'identité de la marque qui l'emploie.

Du croquis au modèle

Pour un vêtement, la ou le styliste propose plusieurs croquis. Les esquisse des silhouettes peuvent être réalisé à la main et/ou avec des logiciels de création. La directrice ou le directeur de collection valide ces croquis sur la base du cahier de tendances défini par le service marketing. Avant de faire réaliser le modèle, il faut déterminer les matières appropriées. S'ils peuvent puiser des idées dans une " tissuthèque ", les stylistes font leur choix avec les acheteurs, qui connaissent les propriétés des textiles et leur prix, et avec les modélistes qui savent apprécier la faisabilité technique.

Du modèle au lancement

Une fois le patron mis au point, la ou le styliste prépare les fiches techniques avec la ou le modéliste ou prototypiste avant de les transmettre au bureau d'études/de méthodes. Les process sont choisis en fonction du modèle, de l'étoffe et du coût de revient final. Au vu du prototype et des essayages, la ou le styliste peut être amené à modifier ou à adapter le modèle (ajuster le col, raccourcir une manche, choisir un autre type de bouton...).

Conditions de travail

Couture ou industrie

Dans la haute couture, les stylistes travaillent sur des modèles uniques. Dans l'industrie, leurs créations sont fabriqués en série et déclinés en gammes. En bureau de style, ils fournissent des cahiers de tendances aux enseignes de mode.

Création sous contrainte

Le métier obéit à des contraintes, en particulier dans le prêt-à-porter, très concurrentiel. Pour se vendre, le vêtement doit répondre aux attentes du client et être fabriqué au meilleur rapport qualité/prix. Les stylistes créent dans un cadre défini, tiennent compte des objectifs commerciaux et des impératifs de production. Les collections s'enchaînent à un rythme soutenu.

Horaires flexibles et travail d'équipe

Une fois sorti de l'atelier, la ou le styliste continue à travailler pour capter les tendances. En bouclage de collection, ses horaires peuvent être soutenus. Le travail s'effectue le plus souvent en équipe et au sein d'un tandem avec la ou le modéliste qui réalise le patron du vêtement. Chefs de produit marketing, acheteurs, " petites mains " de la couture, techniciens produit sont de précieux interlocuteurs.

Statuts
indépendant, salarié
Secteurs
Mode et luxe

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Définir un style ou une direction artistique dans les domaines de l'art, la mode ou le design
    • Concevoir un plan de collection selon le style de la marque et les thèmes définis
    • Définir les couleurs d'une nouvelle collection
    • Définir un style d'accessoires
    • Définir un style de produits vestimentaires
  • Répondre aux attentes d'un client
    • Communiquer les délais et coûts aux clients
    • Présenter des échantillons ou des modèles à des clients
    • Présenter ses propositions finales à l’issue de la recherche créative, en vue de susciter l’adhésion du client
  • Analyser et identifier des tendances, des préférences de consommation
    • Analyser les tendances de contenu de marque
    • Elaborer un cahier de tendances
    • Surveiller les tendances du marché de la mode
  • Créer, organiser ou coordonner un évènement
    • Organiser la présentation d'une collection
    • Participer à des salons professionnels de la mode
  • Concevoir et réaliser des éléments graphiques et visuels
    • Réaliser l'esquisse ou le croquis d'une oeuvre, d'un ouvrage
    • Traduire graphiquement des intentions esthétiques
  • Concevoir et faire évoluer un modèle, un prototype
    • Suivre le processus de développement avec l’équipe projet, pour valider les étapes de réalisation du prototype esthétique
    • Superviser la production de prototypes de vêtements
  • Créer, concevoir de nouveaux produits ou des améliorations produits
    • Collaborer avec des designers pour créer des modèles innovants
    • Conceptualiser l’intention du client par des croquis et des dessins, adaptés à son style et son image
  • Concevoir des maquettes et pré-maquettes
    • Modéliser une maquette sous CAO
    • Réaliser des maquettes et prototypes de nouveaux modèles en vue de la fabrication en série

Dans le ROME, ce métier compte 5 compétences liées à la transition écologique et 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre force de proposition
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de créativité, d'inventivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Créatif et réaliste

Intuition, curiosité, observation : des qualités indispensables aux stylistes qui doivent anticiper les tendances. Pour créer, il leur faut multiplier les sources d'inspiration : voyages, salons, défilés, veille concurrentielle, réseaux sociaux... Faisant preuve de créativité, il ou elle sait être original tout en respectant les codes de la marque, ainsi que les tendances du marché. Avoir une connaissance du cycle de production des vêtements et des accessoires est recommandé. Dynamique et souple, il ou elle concilie création personnelle et travail en équipe. Tenant compte du marché, le ou la styliste sait s'adapter à différents produits, notamment la lingerie, la chaussure ou les accessoires.

Informatique et anglais

La maîtrise des logiciels de CAO-DAO (conception et dessin assistés par ordinateur), la suite Adobe (Illustrator, Photoshop), est indispensable. Tout comme la pratique d'au moins une langue étrangère (anglais au minimum, puis italien, par exemple) pour les échanges avec l'étranger : fournisseurs, clients, etc. Savoir utiliser l'IA, notamment dans la phase de création, peut être attendu.

Du caractère

Seuls les stylistes dotés d'une personnalité affirmée et d'une force de persuasion se distingueront dans ce métier : il faut pouvoir imprimer son identité à une collection et savoir défendre ses choix devant les décideurs. Cependant, la souplesse et la capacité à se remettre en question sont des qualités appréciées pour pouvoir s'adapter aux contraintes, nombreuses, de ce métier.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 2 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : styliste.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Créer, Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Sciences, Technique et manuel.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche B1805.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir styliste ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 3. Sur Parcoursup, on y va notamment par : DN MADE Mode. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : BTS Métiers de la mode – chaussure et maroquinerie (bac + 2), BTS Métiers de la mode – vêtements (bac + 2) et Master Design (bac + 5). Accès très sélectif : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (DN MADE Mode) a un taux d'accès médian de 7 %.

Combien gagne-t-on comme styliste ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2500 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Graphistes, dessinateurs, stylistes, décorateurs et créateurs de supports de communication visuelle » gagnent plus de 2 300 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Graphistes, dessinateurs, stylistes, décorateurs et créateurs de supports de communication visuelle » gagnaient 2 890 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 660 €.

Le métier de styliste recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 3 920 recrutements de « Graphistes, dessinateurs, stylistes, décorateurs et créateurs de supports de communication visuelle », dont 21 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 19 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME B1805. Les employeurs trouvent facilement des candidats pour ce métier (tension 1 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de styliste a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Professionnels des arts et spectacles » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+5 % selon la projection). D'ici 2030, moins de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (21 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de styliste est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 6 % des tâches des métiers américains équivalents sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.