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Services à la personne et à la collectivité · Recherche

Zoologiste

Le ou la zoologiste étudie les animaux : leur comportement, leur mode de vie, leur évolution et leur place dans la nature, pour mieux les comprendre et les protéger.

En bref

Niveau d'études
bac + 8
Accès
Concours possible
Salaire du débutant
28 300 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
62 000 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 510 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu observes les animaux sur le terrain ou en laboratoire, tu prends des mesures, tu analyses des données, tu rédiges des articles scientifiques et tu travailles avec des chercheurs, des muséums et des associations de protection de la nature. Tu y seras à l'aise si tu as l'esprit d'équipe, le sens de l'organisation et de la rigueur.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Observation sur le terrain

Le ou la zoologiste se rend sur le terrain : une forêt vosgienne, la savane africaine ou les fonds marins australiens. Armé d'une caméra, d'un appareil photo ou d'un carnet, il ou elle étudie une ou plusieurs espèces. C'est grâce à ses clichés, ses films, ses prélèvements et ses notes que les connaissances sur le comportement animal progressent.

Travail en laboratoire

De retour dans son laboratoire, le ou la zoologiste analyse les relevés, les observations ou les échantillons prélevés sur le terrain. Ce travail lui permet d'étudier les relations entre le mode de vie des espèces, l'évolution de leur milieu et le fonctionnement de leur organisme.

Activité de recherche

Généralement, le ou la zoologiste est spécialiste d'une famille d'animaux (oiseaux, reptiles, insectes…) ou d'une discipline (biologie de la reproduction, migrations, communication…). Ses recherches peuvent aussi être effectuées sur des animaux en captivité.

En tant que chercheur/euse, il ou elle participe à des conférences, publie des rapports et des articles dans des revues spécialisées. Souvent, il ou elle enseigne également les sciences naturelles et la biologie à l'université. Il ou elle peut aussi devenir directeur / directice ou conservateur / conservatrice d'un musée consacré à des espèces animales.

Conditions de travail

Au sein d'une équipe

Le ou la zoologiste collabore étroitement avec d'autres chercheurs, des vétérinaires, des botanistes et des associations spécialisées. Chercheur/euse ou enseignant/e-chercheur/euse, il ou elle travaille pour quelques grands organismes de recherche, des instituts spécialisés en environnement ou en protection des espèces, parfois au sein des parcs naturels.

Du terrain au labo

Personne de terrain autant que de laboratoire, le ou la zoologiste effectue de nombreux déplacements. L'observation des animaux dans leur milieu naturel nécessite de passer de longues heures à l'extérieur et d'affronter des conditions climatiques parfois difficiles (pluie, grand froid, chaleur tropicale…). Un/e chercheur/euse qui occupe également un poste d'enseignant a cependant une activité plus sédentaire.

Une dimension technique

L'aspect technique revêt aussi de l'importance dans ce métier. Le ou la zoologiste doit maîtriser un matériel assez sophistiqué (microscopes électroniques, logiciels spécialisés...), ainsi que certains outils issus de la biologie et de la biochimie moléculaire.

Statuts
fonctionnaire, salarié
Secteurs
Enseignement, Recherche

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Analyser des résultats d'expérimentation
    • Concevoir et coordonner un programme, un projet de recherche
    • Concevoir et formaliser des protocoles de recherche et des études scientifiques
    • Coordonner une équipe de recherche
  • Réaliser un diagnostic environnemental
    • Communiquer un diagnostic sur des risques environnementaux ou sanitaires
    • Etudier les évolutions de la faune et de la flore dans les milieux naturels
    • Evaluer l'impact des activités sur la faune et la flore
    • Réaliser une étude d'impact environnemental
  • Observer des faits, des évènements, des comportements
    • Avoir le sens de l'observation et de l'analyse
    • Observer et interpréter les signes de la faune et de la flore
    • Observer le comportement animal pour détecter des anomalies
    • Réaliser des observations
  • Procéder à des tests, expérimentations
    • Agir face à des résultats inattendus dans des recherches
    • Concevoir des expériences pour tester des hypothèses spécifiques
    • Conduire un programme d'essais
    • Traiter les données d'expérimentation pour ajuster les formulations
  • Sensibiliser un public
    • Mener des campagnes de sensibilisation à la biodiversité
    • Sensibiliser les visiteurs à la protection de l'environnement
    • Informer et sensibiliser le public aux impacts du changement climatique
    • Sensibiliser à l'importance de la transition écologique
  • Collecter, tester, analyser des échantillons, des matériaux
    • Analyser des résultats d'expériences en laboratoire
    • Collecter des échantillons pour analyse
    • Recenser et collecter des données quantitatives et qualitatives sur les populations
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Déterminer et développer les méthodes de recherche, de recueil et d'analyse de données
    • Traiter des données expérimentales complexes
    • Analyser des résultats de mesures
  • Participer à un projet pluridisciplinaire
    • Apporter un appui scientifique à des chercheurs, institutions, entreprises
    • Collaborer avec des équipes interdisciplinaires pour des études complexes
    • Organiser son travail au sein d'une équipe pluriprofessionnelle

Dans le ROME, ce métier compte 32 compétences liées à la transition écologique et 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de créativité, d'inventivité
  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Faire preuve de persévérance
  • Faire preuve de curiosité, d'ouverture d'esprit
  • Etre force de proposition
Ce qu'en dit l'Onisep

Une bonne dose de patience

La patience et un sens aigu de l'observation arrivent en tête des qualités requises. Dans ce métier, il faut se préparer à attendre de longues heures durant, avant de prendre la bonne photo, de saisir sur le vif un comportement ou une habitude chez l'espèce étudiée.

Rigueur et esprit d'analyse

Comme tout chercheur, le ou la zoologiste doit faire preuve d'une grande rigueur dans le traitement des données, d'un excellent esprit d'analyse et de synthèse, et d'aptitudes à la rédaction pour ses rapports et ses articles. La plupart des articles scientifiques étant rédigés en anglais, la pratique de cette langue se révèle indispensable.

De la pédagogie

Ce professionnel / cette professionnelle doit posséder le goût du travail en équipe. Pédagogie et talent pour la médiation scientifique sont également requis, car de nombreux chercheurs sont amenés à rendre compte de leurs recherches auprès du grand public, ou à participer à la formation des étudiants et doctorants. Enfin, il ou elle doit être capable d'administrer et de gérer ses projets de recherche.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Analyser, Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K2402, A1323, K2418.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir zoologiste ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 8. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Master Sciences de l’univers et technologies spatiales (bac + 5), Master Biologie intégrative et physiologie (bac + 5) et Master Biologie moléculaire et cellulaire (bac + 5).

Combien gagne-t-on comme zoologiste ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2358 euros brut par mois, pour un chargé de recherche. La moitié des salariés à temps complet des « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) » gagnent plus de 2 712 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Techniciens et agents d'encadrement d'exploitations agricoles », « Techniciens et agents de maîtrise de la maintenance et de l'environnement », « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) », « Ingénieurs, cadres techniques de l'agriculture », « Cadres techniques de la maintenance et de l'environnement ») gagnaient de 2 994 € à 4 747 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 135 € à 3 741 €.

Le métier de zoologiste recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 100 recrutements de « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) », dont 42 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 162 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME K2402, A1323, K2418. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de zoologiste a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de zoologiste est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 1 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 22 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.