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Installation et Maintenance · Equipements de production, équipements collectifs

Technicien de maintenance en infrastructure aéroportuaire / technicienne de maintenance en infrastructure aéroportuaire

Le technicien de maintenance en infrastructure aéroportuaire ou la technicienne de maintenance en infrastructure aéroportuaire entretient et répare les équipements d'un aéroport : balisage, pistes, bâtiments, bagages et énergie.

En bref

Niveau d'études
bac ou équivalent
Accès
Sélectif
Salaire du débutant
de 24 000 à 30 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 32 000 à 46 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
6 types, 622 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu contrôles les installations, tu interviens vite en cas de panne, tu travailles en extérieur sur les pistes ou dans les terminaux et tu respectes des règles de sécurité strictes. Tu travailles en équipe, souvent par roulement. Ce métier demande l'esprit d'équipe, des idées à proposer et le sens de l'organisation.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Interventions variées...

Grâce à ses compétences en électricité, en mécanique, en pneumatique et en hydraulique, le technicien ou la technicienne en infrastructure aéroportuaire peut intervenir dans des domaines très variés, sur l'ensemble d'un aéroport, des pistes de décollage et d'atterrissage jusqu'aux aérogares ou aux parkings.

... urgentes ou planifiées

Le technicien ou la technicienne de maintenance en infrastructure aéroportuaire intervient en urgence ou de façon préventive et programmée, pour réparer et assurer l'entretien du matériel électrique, hydraulique et mécanique. Il ou elle peut aussi remplacer des pièces, lubrifier, graisser et contrôler des équipements. La priorité étant toujours donnée, bien sûr, aux urgences.

Toujours disponible

Le technicien ou la technicienne veille à l'approvisionnement des stocks d'outillages et de fournitures, et au bon état des matériels, afin de ne jamais être pris ou prise de court. Il ou elle assure également le nettoyage et l'entretien courant de ses outils et matériels. Il ou elle applique les règles de sûreté et de sécurité propres aux aéroports, organise son travail et rédige des rapports indiquant la traçabilité de ses interventions.

Conditions de travail

En équipe

Le travail de maintenance se fait en équipe et sous la responsabilité d'un chef ou d'une cheffe d'équipe, d'un ingénieur ou d'une ingénieure, d'un chef ou d'une cheffe de chantier, etc. Le technicien ou la technicienne de maintenance en infrastructure aéroportuaire doit également collaborer avec différents corps de métiers, en fonction du travail à effectuer.

Horaires décalés

Les aéroports étant ouverts en continu, 24 heures sur 24, 7 jours/7, les équipes de maintenance peuvent travailler en horaires décalés, y compris la nuit, les jours fériés et les week-ends, pour assurer une activité permanente.

En toute sécurité

La sécurité, pour soi comme pour les autres, est incontournable dans ce métier. Le technicien ou la technicienne porte une tenue spécifique et un EPI (équipement de protection individuelle) adaptés à son intervention. Il ou elle doit posséder des habilitations spécifiques pour certaines tâches (en électricité, en hauteur, pour conduire certains engins, etc.), en plus de celles concernant la sûreté aéroportuaire.

Accès réglementé

Pour travailler en zone réservée non accessible aux voyageurs ou aux voyageuses (pistes, par exemple), le technicien ou la technicienne doit obtenir, sous conditions, d'un titre d'accès délivré par le préfet ou la préfète.

Statuts
salarié
Secteurs
Logistique et transport, Maintenance

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Réaliser un diagnostic technique
    • Détecter l'origine d'une panne (sur place ou à distance)
    • Réaliser un premier diagnostic de dysfonctionnement et appliquer les mesures correctives
  • Contrôler le fonctionnement d'un équipement, d'une machine, d'une installation
    • Analyser les signaux électroniques pour garantir la fiabilité des systèmes
    • Utiliser des appareils de tests (pression, débit, vibration, ...) et de mesure électrique
  • Accompagner l'appropriation d'un outil par ses utilisateurs
    • Former les utilisateurs aux procédures de maintenance de base
  • Réaliser une veille technique ou technologique pour anticiper les évolutions
    • Assurer une veille technologique continue
  • Analyser, résoudre un problème courant ou complexe
    • Résoudre les problèmes techniques de niveau avancé
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Analyser des données de maintenance
  • Comprendre, interpréter des données et documents techniques
    • Lire et interpréter des données et documents techniques, au besoin en anglais
  • Concevoir, améliorer un équipement, une machine, une installation
    • Identifier les solutions techniques d'amélioration des équipements et installations

Dans le ROME, ce métier compte 2 compétences liées à la transition écologique et 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Etre force de proposition
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de réactivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Compétences techniques

Le technicien ou la technicienne de maintenance en infrastructure aéroportuaire doit disposer de nombreuses compétences techniques pour répondre à des demandes variées. Il ou elle actualise régulièrement ses connaissances et effectue une veille technologique spécifique à son domaine d'intervention. Il ou elle connaît également les normes et les réglementations qui régissent ses missions dans l'environnement très particulier des aéroports.

Réactivité

En situation d'urgence, le technicien ou la technicienne de maintenance doit faire preuve de réactivité, sans pour autant perturber le trafic aéroportuaire. Il ou elle sait garder son sang-froid et s'adapter à chaque situation en cherchant toujours la meilleure solution.

Autonomie

Même si il ou elle travaille en équipe, le technicien ou la technicienne de maintenance doit être capable de gérer toutes sortes d'aléas, en toute autonomie, dans les meilleurs délais, et dans le respect des consignes et des priorités définies.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 3 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Concret, Organiser, Analyser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel, Oral, Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche I1304.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir technicien de maintenance en infrastructure aéroportuaire ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac ou équivalent. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BTS Cybersécurité, Informatique et réseaux, ELectronique, BTS Electrotechnique et BTS Maintenance des systèmes. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Bac pro Technicien en transport et distribution des gaz (niveau bac), Bac pro Maintenance des Systèmes de Production Connectés (niveau bac) et BTS Contrôle industriel et régulation automatique (bac + 2). Accès sélectif : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (BUT Génie industriel et maintenance) a un taux d'accès médian de 69 %.

Combien gagne-t-on comme technicien de maintenance en infrastructure aéroportuaire ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : entre 2000 et 2500 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Ouvriers de la maintenance générale et mécanique » gagnent plus de 2 000 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Techniciens et agents de maîtrise de la maintenance et de l'environnement » gagnaient 3 272 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 848 €.

Le métier de technicien de maintenance en infrastructure aéroportuaire recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 14 540 recrutements de « Ouvriers de la maintenance générale et mécanique », dont 68 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 5 525 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME I1304. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de technicien de maintenance en infrastructure aéroportuaire a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Ouvriers qualifiés de la maintenance » entre 2019 et 2030 : en baisse (-4 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (34 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de technicien de maintenance en infrastructure aéroportuaire est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 3 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.