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Installation et Maintenance · Equipements de production, équipements collectifs

Technicien en automatisme / technicienne en automatisme

Le technicien en automatisme ou la technicienne en automatisme programme, règle et dépanne des machines automatiques dans les usines, pour qu'elles travaillent seules et sans erreur.

En bref

Niveau d'études
bac + 2
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
25 400 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 32 000 à 46 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Formations Parcoursup
8 types, 545 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu lis des schémas, tu programmes des automates, tu règles des capteurs, tu testes les systèmes, tu résous les pannes et tu travailles avec les ingénieurs et les opérateurs de production. Tu y seras à l'aise si tu as l'esprit d'équipe, des idées à proposer et le sens de l'organisation.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Établir le cahier des charges

Chaque système automatisé est réalisé sur mesure, selon les besoins du client. Sous la responsabilité de l'ingénieur/e, le technicien ou la technicienne en automatismes détermine les opérations à automatiser (mélanger, emballer, stocker...) et les contraintes à respecter (cadence de production). Il ou elle consigne tout dans un cahier des charges.

Concevoir le système

Le technicien ou la technicienne en automatismes conçoit et met en œuvre les programmes informatiques commandant les automates. Pour définir l'architecture du système, il ou elle utilise des outils de modélisation et de simulation. Il ou elle assure le réglage et la programmation des robots, et les intègre, ensuite, au processus de fabrication.

Assurer la production et la maintenance

En production, l'automaticien ou l'automaticienne met en place une chaîne de mesure et de contrôle, à l'aide de capteurs et de systèmes programmables. Il ou elle utilise les logiciels de télégestion et de supervision pour gérer les modes de marche et d'arrêt, et effectue de nombreux tests, avant la mise en service. Il ou elle doit aussi suivre et entretenir les installations : dépannages et contrôles préventifs. Grâce aux moyens technologiques avancés (télémaintenance, supervision, etc.), il ou elle améliore et optimise les systèmes automatisés. En service après-vente, il faut assurer le suivi technique auprès de la clientèle.

Conditions de travail

Dans l'industrie automatisée

Dans une grande entreprise de production, le technicien ou la technicienne en automatismes est spécialisé/e, le plus souvent au bureau d'études ou en production. Mais il ou elle peut également travailler en maintenance ou au service après-vente. Dans une société d'ingénierie, ses fonctions seront davantage tournées vers la rédaction du cahier des charges, la mise en service et les essais.

Des projets variés

Le technicien ou la technicienne en automatismes travaille sur des projets variés : machines d'imprimerie, lignes d'assemblage d'automobile, dispositif de stockage industriel ou encore emballage des yaourts, réglage des feux de circulation... Il ou elle travaille essentiellement face à un écran, mais se rend aussi en atelier d'usine pour suivre le montage des robots et effectuer les essais de fonctionnement.

Des responsabilités variables

Selon l'importance du projet à réaliser, le technicien ou la technicienne en automatismes n'a pas le même degré de responsabilité. Il ou elle assiste l'ingénieur/e pour des affaires complexes, comme la mise en place d'une ligne de robots soudeurs. Il ou elle peut prendre totalement en charge la conception d'une machine ou d'un dispositif de manutention (chariot guidé...).

Statuts
salarié
Secteurs
Automobile, Construction aéronautique, ferroviaire et navale, Électronique, Filière bois, Industrie alimentaire, Industrie chimique, Maintenance, Mécanique, Mode et luxe

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Concevoir, améliorer un équipement, une machine, une installation
    • Identifier les solutions techniques d'amélioration des équipements et installations
    • Concevoir des systèmes automatisés et des solutions techniques pour optimiser les processus
    • Concevoir les spécifications de l'installation automatisée en fonction du cahier des charges
    • Modifier un équipement automatisé
  • Réaliser un diagnostic technique
    • Analyser les systèmes automatisés pour identifier les dysfonctionnements
    • Détecter l'origine d'une panne (sur place ou à distance)
    • Réaliser un premier diagnostic de dysfonctionnement et appliquer les mesures correctives
  • Développer un logiciel, un système d'informations, une application
    • Développer des programmes et des algorithmes pour les automates programmables (API) et les systèmes de contrôle-commande
    • Simuler et modéliser des systèmes automatisés à l'aide de logiciels spécialisés
    • Vérifier le programme d'automatisation par une série de tests sur plate-forme d'essais, en atelier, sur site
  • Relever, contrôler, ajuster des mesures et dosages
    • Mesurer des caractéristiques électriques
    • Relever des mesures (atmosphériques, sonores, etc.) et effectuer un suivi
  • Superviser des opérations, des actions
    • Planifier des interventions de maintenance
    • Planifier les opérations de maintenance des équipements
  • Réaliser une veille technique ou technologique pour anticiper les évolutions
    • Assurer une veille technologique continue
  • Analyser, résoudre un problème courant ou complexe
    • Résoudre les problèmes techniques de niveau avancé
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Analyser des données de maintenance

Dans le ROME, ce métier compte 2 compétences liées à la transition écologique et 6 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Etre force de proposition
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de réactivité
  • Faire preuve d'autonomie
Ce qu'en dit l'Onisep

Goût pour les maths

Le technicien ou la technicienne en automatismes exerce avant tout un métier lié aux mathématiques. Il ou elle passe une grande partie de son temps à calculer et établir les équations logiques qui décrivent le comportement d'un système. Une démarche logique doublée d'un raisonnement rigoureux est donc nécessaire pour concevoir et mettre en place des systèmes complexes. Il ou elle doit également maîtriser les différents logiciels utilisés dans son domaine et se tenir au courant de leur évolution.

Polyvalence

La grande variété des systèmes à traiter exige des connaissances étendues dans des domaines très divers. Les compétences de ce technicien ou de cette technicienne sont au cœur des nouvelles technologies et largement pluridisciplinaires : mécanique, électricité, électrotechnique, automatismes, informatique industrielle, pneumatique, hydraulique, etc.

Le sens du contact

Au sein d'une équipe, ce professionnel ou cette professionnelle est en contact permanent avec les clients et les fournisseurs. Il ou elle est également en relation étroite avec le bureau d'études, la production et la maintenance. Il ou elle travaille en tandem avec un ou une ingénieur/e automaticien/ne. Savoir communiquer dans ce métier est indispensable.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 4 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser, Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche I1302, H1208.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir technicien en automatisme ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 2. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BTS Electrotechnique, BTS Maintenance des systèmes et BTS Conception et Réalisation de Systèmes Automatiques. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Titre professionnel Technicien supérieur en automatique et informatique industrielle (bac + 2), Titre professionnel Technicien supérieur de maintenance industrielle (bac + 2) et Titre professionnel Technicien supérieur de maintenance d'éoliennes (bac + 2). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (BUT Génie chimique génie des procédés) a un taux d'accès médian de 84 %.

Combien gagne-t-on comme technicien en automatisme ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : entre 2113 et 2113 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Techniciens et agents de maîtrise en maintenance électrique, électronique et automatismes » gagnent plus de 2 300 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Techniciens et agents de maîtrise de la maintenance et de l'environnement » gagnaient 3 272 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 848 €.

Le métier de technicien en automatisme recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 3 140 recrutements de « Techniciens et agents de maîtrise en maintenance électrique, électronique et automatismes », dont 53 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 2 712 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME I1302, H1208. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de technicien en automatisme a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Techniciens et agents de maîtrise de la maintenance » entre 2019 et 2030 : en hausse (+10 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (23 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de technicien en automatisme est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains de la même famille n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.