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Océanologue

L'océanologue étudie les océans, leurs courants et leurs êtres vivants pour mieux comprendre la planète et protéger la mer.

En bref

Niveau d'études
bac + 8
Salaire du débutant
28 300 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
70 200 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 510 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu étudies les mers et les océans : courants, température, faune, flore, pollution. Tu prélèves des échantillons lors de campagnes en mer, tu analyses les données au laboratoire et tu rédiges des rapports. Tu travailles avec des équipes de scientifiques et de marins, parfois à bord d'un navire pendant plusieurs semaines. Il faut de l'esprit d'équipe, de l'organisation et de la rigueur.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Spécialiste des milieux marins

L'océanologue étudie les mers, les océans, les fonds marins et les organismes qui y vivent pour comprendre leur fonctionnement, évaluer leur état (dégâts causés par les pollutions, les activités humaines ou les changements climatiques).

Étudier, analyser et modéliser

Chercheur ou chercheuse, l'océanologue se consacre à un travail de recherche fondamentale ou appliquée. Il ou elle traite des données, réalise des expériences ou prépare des campagnes en mer. L'océanologue cherche à modéliser de façon rigoureuse et scientifique ses observations, pour émettre des hypothèses et des prévisions sur l'évolution des océans et de leur biodiversité. Dans les filières professionnalisées, il ou elle participe à la coopération entre l'université et le monde professionnel.

Diffuser les connaissances

L'océanologue participe aussi à la diffusion des connaissances scientifiques en publiant ses travaux et en participant à des conférences et à des colloques. Professeur ou professeure d'université, il ou elle impulse et dirige les activités de son centre de recherche : centre ou laboratoire universitaire ou associé au CNRS (Centre national de la recherche scientifique).

Conditions de travail

En laboratoire plus qu'en mer

Contrairement aux idées reçues, l'océanologue passe peu de temps en mer. Parfois, ce ou cette spécialiste mène des investigations sur le terrain en collaboration avec des équipes de chercheurs du monde entier. Le reste du temps, il ou elle travaille dans son laboratoire, devant un ordinateur, pour traiter et exploiter les données recueillies.

Avec des outils sophistiqués

Pour observer, mesurer, comprendre, l'océanologue dispose d'outils d'investigation performants : satellites de télédétection spatiale, bouées dérivantes, submersibles des grandes profondeurs...

Un travail d'équipe

L'océanologue est très autonome et se nourrit continuellement des recherches, rapports et expériences de ses collègues. Il ou elle collabore souvent avec des spécialistes de diverses disciplines (géochimistes, biologistes, physiciens, météorologues, économistes...) et mène des projets en équipe. Assister à des colloques internationaux fait partie des activités régulières.

Statuts
fonctionnaire, salarié
Secteurs
Énergie, Enseignement, Recherche

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Analyser des résultats d'expérimentation
    • Concevoir et coordonner un programme, un projet de recherche
    • Concevoir et formaliser des protocoles de recherche et des études scientifiques
    • Coordonner une équipe de recherche
  • Réaliser un diagnostic environnemental
    • Emettre des hypothèses sur l'évolution des océans et leur biodiversité
    • Etablir des prévisions marines et analyser des conditions de propagation en milieu marin
    • Analyser l'écosystème pour identifier les espèces en danger
    • Analyser les données environnementales des aires marines
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Déterminer et développer les méthodes de recherche, de recueil et d'analyse de données
    • Traiter des données expérimentales complexes
    • Analyser des cartes et des données géographiques
    • Analyser des données océanographiques dans le cadre d'études environnementales
  • Procéder à des tests, expérimentations
    • Agir face à des résultats inattendus dans des recherches
    • Concevoir des expériences pour tester des hypothèses spécifiques
    • Conduire un programme d'essais
    • Traiter les données d'expérimentation pour ajuster les formulations
  • Participer à un projet pluridisciplinaire
    • Apporter un appui scientifique à des chercheurs, institutions, entreprises
    • Collaborer avec des équipes interdisciplinaires pour des études complexes
    • Construire des partenariats pour mener des études interdisciplinaires
    • Organiser son travail au sein d'une équipe pluriprofessionnelle
  • Sensibiliser un public
    • Informer et sensibiliser le public aux impacts du changement climatique
    • Sensibiliser un public aux enjeux de la protection du milieu marin
    • Eduquer le public sur l'importance de la conservation marine
    • Sensibiliser à l'importance de la transition écologique
  • Collecter, tester, analyser des échantillons, des matériaux
    • Analyser des résultats d'expériences en laboratoire
    • Collecter des échantillons pour analyse
    • Réaliser des prélèvements biologiques en respectant les protocoles
  • Respecter des règles, des consignes, normes et procédures opérationnelles
    • Respecter les délais de soumission des rapports scientifiques
    • Respecter la réglementation maritime
    • Respecter les protocoles de sécurité lors des expéditions sur le terrain

Dans le ROME, ce métier compte 22 compétences liées à la transition écologique et 4 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de créativité, d'inventivité
  • Etre force de proposition
  • Faire preuve de curiosité, d'ouverture d'esprit
Ce qu'en dit l'Onisep

Curiosité intellectuelle

Scientifique de haut niveau, l'océanologue cumule des compétences en informatique, physique, géologie, météorologie, géophysique, biologie... Sa profession n'existe pas en tant que telle, elle est un domaine d'application de sa spécialité d'origine. L'océanologue doit cependant être capable d'aborder des thèmes nouveaux tout au long de sa carrière.

Précision et rigueur

L'océanologue travaille avec du matériel et des logiciels de haute technologie. Il ou elle doit être méticuleux/euse et avoir un goût prononcé pour l'observation et l'interprétation des résultats. Savoir travailler sur le long terme et avoir de réelles aptitudes à l'analyse et à la rédaction sont des compétences attendues.

Anglais obligatoire

Très autonome dans la conduite de ses travaux, l'océanologue sait faire preuve de diplomatie, d'écoute, de capacité de dialogue et de persévérance quand il ou elle travaille en équipe. La connaissance de l'anglais est indispensable, notamment pour participer aux conférences internationales.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Analyser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Sciences, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K2402, F1142, K2417.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir océanologue ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 8. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Master Sciences de l’univers et technologies spatiales (bac + 5), Master Biologie intégrative et physiologie (bac + 5) et Master Biologie moléculaire et cellulaire (bac + 5).

Combien gagne-t-on comme océanologue ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2358 euros brut par mois, pour un chargé de recherche ou un maître de conférence. La moitié des salariés à temps complet des « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) » gagnent plus de 2 712 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) », « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) ») gagnaient de 3 486 € à 5 062 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 135 € à 3 907 €.

Le métier d'océanologue recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 100 recrutements de « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) », dont 42 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 157 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME K2402, F1142, K2417. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'océanologue a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'océanologue est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 1 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 22 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.