Aller au contenu
Pxsis
Rechercher
Mon espace

Services à la personne et à la collectivité · Recherche

Neurobiologiste

Le ou la neurobiologiste étudie le fonctionnement du cerveau et des nerfs pour mieux comprendre la mémoire, les émotions et les maladies neurologiques.

En bref

Niveau d'études
bac + 8
Accès
Concours possible
Salaire du débutant
26 000 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
53 000 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 510 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu cherches à comprendre comment le cerveau et les nerfs fonctionnent : mémoire, sommeil, émotions, maladies. Tu réalises des expériences en laboratoire, tu analyses des données et tu rédiges des articles pour les autres chercheurs. Tu travailles en équipe dans un laboratoire, à l'université ou à l'hôpital. Il faut de l'esprit d'équipe, de l'organisation et de la rigueur.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Définir un protocole

Notre cerveau nous permet de percevoir et d'interpréter le monde. Spécialiste en neurosciences, le ou la neurobiologiste tente de percer ses mystères en élaborant des expérimentations et en suivant un protocole très précis pour vérifier ses hypothèses. Il ou elle réalise, par exemple, des interviews de patients ou de patientes ayant la maladie d'Alzheimer à différents stades, sur une longue durée. Ou bien, grâce au scanner et à des volontaires, il ou elle repère les changements d'activité du cerveau lors de la rencontre amoureuse, par exemple.

Analyser et remettre en question

L'étude achevée, il ou elle analyse et interprète les données recueillies. Elles ne vont pas dans le sens attendu ? Peut-être que le protocole n'a pas été correctement respecté ou que les hypothèses de départ n'étaient pas bonnes. Dans tous les cas, le ou la neurobiologiste s'appuie toujours sur ses expérimentations pour construire des modèles théoriques, servant ensuite à d'autres recherches.

Publier et former

Il ou elle rédige des articles et des rapports scientifiques, mais doit également vulgariser ses découvertes pour les rendre accessibles au plus grand nombre. Il ou elle participe enfin à la formation des futurs chercheurs ou chercheuses, enseigne à l'université et accompagne les doctorants ou les doctorantes dans la rédaction de leur thèse.

Conditions de travail

En laboratoire de recherche

Le ou la neurobiologiste travaille dans un laboratoire de recherche. Certaines expériences peuvent avoir lieu dans le laboratoire même, comme l'étude de l'impact du stress et du taux d'hormones sur l'activité du cerveau d'une souris. D'autres expérimentations exigent de se rendre à l'hôpital pour rencontrer des patients ou des patientes. Il ou elle passe de longues heures devant son ordinateur à constituer des bases de données expérimentales, à retranscrire ses résultats, à diffuser des rapports d'activité.

Un travail en équipe

Au sein d'une équipe, il ou elle travaille sur un thème bien défini. Pour mettre en place un protocole, il lui faut s'appuyer sur des ingénieurs ou des ingénieures d'études ainsi que sur des techniciens ou des techniciennes. Il ou elle collabore également avec d'autres chercheurs ou chercheuses et des doctorants ou des doctorantes. Il ou elle est responsable des expériences qu'il ou elle confie au personnel technique sous sa responsabilité.

Des déplacements ponctuels

Lorsque ses recherches aboutissent, il ou elle peut participer à des séminaires ou donner des conférences. Les échanges scientifiques tiennent une place primordiale dans son activité de recherche : il ou elle participe à des colloques pour se tenir au courant des travaux des autres et y intervient pour partager ses avancées et en discuter.

Statuts
salarié, fonctionnaire
Secteurs
Enseignement, Fonction publique, Recherche

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Analyser des résultats d'expérimentation
    • Concevoir et coordonner un programme, un projet de recherche
    • Concevoir et formaliser des protocoles de recherche et des études scientifiques
    • Coordonner une équipe de recherche
  • Procéder à des tests, expérimentations
    • Agir face à des résultats inattendus dans des recherches
    • Concevoir des expériences pour tester des hypothèses spécifiques
    • Conduire un programme d'essais
    • Traiter les données d'expérimentation pour ajuster les formulations
  • Collecter, tester, analyser des échantillons, des matériaux
    • Analyser des résultats d'expériences en laboratoire
    • Collecter des échantillons pour analyse
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Déterminer et développer les méthodes de recherche, de recueil et d'analyse de données
    • Traiter des données expérimentales complexes
  • Participer à un projet pluridisciplinaire
    • Apporter un appui scientifique à des chercheurs, institutions, entreprises
    • Collaborer avec des équipes interdisciplinaires pour des études complexes
  • Conseiller une organisation, une structure
    • Conseiller des chercheurs, institutions, entreprises sur des questions scientifiques
  • Mettre en oeuvre des actions de communication
    • Présenter et expliciter les avancées scientifiques et les travaux de recherche
  • Concevoir une formule technique, un modèle théorique
    • Concevoir des modèles théoriques (calcul, simulation, modélisation)

Dans le ROME, ce métier compte 1 compétence liée à la transition écologique et 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de créativité, d'inventivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Une haute qualification scientifique

Spécialiste du cerveau, le ou la neurobiologiste doit maîtriser de vastes connaissances dans les disciplines scientifiques, comme les mathématiques. Il ou elle sait lire les examens biologiques et interpréter leurs résultats, mettre au point de nouvelles techniques d'analyse et s'adapter à l'évolution rapide des techniques de l'imagerie médicale.

De la curiosité et de la persévérance

Son travail est une quête permanente, jalonnée d'avancées et de doutes. Pour cela, il faut être méthodique, avoir un esprit d'analyse et de synthèse, sans pour autant négliger l'imagination et la curiosité.

Autonome, il ou elle met en place des protocoles expérimentaux et mène à bien ses travaux. Il ou elle sait faire preuve de patience et de persévérance car ses études peuvent s'étendre sur de longues années. Il ou elle doit faire preuve d'une grande ouverture d'esprit pour accepter les remises en question et pouvoir porter un regard critique sur son travail.

La maîtrise de l'anglais et de l'informatique

La maîtrise de l'anglais est indispensable, pour les travaux de rédaction et le partage d'informations. Un bon niveau en informatique est également requis, car il ou elle utilise quotidiennement son ordinateur pour la veille scientifique, la gestion de bases de données, la retranscription de travaux de recherche...

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser, Analyser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K2402.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir neurobiologiste ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 8. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Master Sciences de l’univers et technologies spatiales (bac + 5), Master Biologie intégrative et physiologie (bac + 5) et Master Biologie moléculaire et cellulaire (bac + 5).

Combien gagne-t-on comme neurobiologiste ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2166 euros brut par mois, pour un ingénieur de recherche 2e classe. La moitié des salariés à temps complet des « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) » gagnent plus de 2 712 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) » gagnaient 3 486 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 135 €.

Le métier de neurobiologiste recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 100 recrutements de « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) », dont 42 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 156 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME K2402. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de neurobiologiste a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de neurobiologiste est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 1 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 22 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.