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Support à l'entreprise · Systèmes d'information et de télécommunication

Météorologiste

Le ou la météorologiste observe l'atmosphère et prévoit le temps qu'il fera, pour informer le public et les professionnels.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert, concours possible
Salaire du débutant
de 25 000 à 45 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 42 000 à 85 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 510 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu analyses des données de satellites, de radars et de stations pour prévoir le temps et alerter en cas de tempête, canicule ou orage. Tu travailles avec des modèles informatiques et tu rédiges des bulletins pour le public, les agriculteurs, les aéroports ou les médias. Tu travailles en équipe dans un centre de prévision. Il faut de la rigueur, de l'organisation et de l'esprit d'équipe.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Récolter des informations

Les météorologistes sont chargés de récolter des informations, d'étudier et d'analyser les anticyclones, les vents, les pressions, l'humidité de l'air, etc. Pour cela, ils effectuent des relevés (températures, pluviométrie...) à la surface de la Terre et dans l'atmosphère avec un matériel et des systèmes sophistiqués (satellites, stations automatiques ou encore radio-sondes). Ils étudient les changements qui se produisent, comme la direction des vents, les nuages ou les dépressions.

Analyser des données

Les ingénieurs météorologistes analysent les phénomènes perçus et réalisent une synthèse permettant d'établir des prévisions à court ou moyen terme. Ces informations sont communiquées aux professionnels (de l'aviation, de la sécurité civile ou de l'agriculture, par exemple) et au grand public. En centre de calcul, les ingénieurs interprètent les informations transmises au niveau local et national. Ils peuvent également s'appuyer sur des connaissances en hydrologie, en océanographie ou en climatologie.

Assurer la sécurité

Une veille météorologique permet d'anticiper certains risques climatiques, comme les inondations, les avalanches, les incendies de forêts ou les pics de pollution. Grâce à leur expertise, les météorologistes assurent la sécurité des personnes, en prévenant du danger suffisamment tôt.

Conditions de travail

Dans la fonction publique

Le lieu d'exercice et les conditions de travail des météorologistes dépendent de leur niveau de formation. Fonctionnaires, ils travaillent pour Météo-France ou ses filiales ou le CNRS (Centre national de la recherche scientifique). En général, les chercheurs travaillent en laboratoire et partent parfois en mission en France ou dans les Outre-mers, voire dans les terres australes. Du fait de l'évolution des missions et des techniques, les météorologistes mettent à jour leurs connaissances et se perfectionnent au cours de leur carrière.

Disponibilité requise

Aujourd'hui, ce sont des stations automatiques, alimentées en panneaux solaires qui transmettent les données en temps réel. Les relevés ont lieu de jour comme de nuit, les dimanches et les jours fériés, ce qui implique des horaires et un rythme de vie particuliers (12 heures consécutives pour les activités informatiques, d'observation ou encore de prévision, travail de nuit pour l'observation et la surveillance aéronautique). Ce métier amène parfois à travailler pendant de longues périodes dans des endroits éloignés ou isolés pour des missions de 9 à 16 mois.

Statuts
fonctionnaire
Secteurs
Enseignement, Environnement, Fonction publique, Recherche

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Elaborer et analyser des prévisions météorologiques
    • Effectuer le lancement d'un ballon atmosphérique
    • Effectuer un relevé d'observations météorologiques
    • Réaliser le suivi d'un ballon atmosphérique
    • Relever des mesures de précipitations et de vents
  • Sensibiliser un public
    • Argumenter sur les impacts du changement climatique sur les glaciers
    • Communiquer les risques météorologiques au public
    • Informer et sensibiliser le public aux impacts du changement climatique
  • Réaliser un diagnostic environnemental
    • Etablir des prévisions marines et analyser des conditions de propagation en milieu marin
    • Evaluer l'impact des activités humaines sur le climat
  • Créer une documentation technique
    • Réaliser des documents techniques de météorologie
  • Développer et gérer les relations internationales
    • Collaborer avec des équipes internationales pour des études climatiques
  • Relayer de l'information
    • Communiquer des données météorologiques ou océanographiques à un utilisateur
  • Convaincre, négocier
    • Argumenter sur les impacts climatiques lors de conférences
  • Respecter les règles de Qualité, Hygiène, Sécurité, Santé et Environnement (QHSSE)
    • Respecter les normes de sécurité lors des expéditions météorologiques

Dans le ROME, ce métier compte 4 compétences liées à la transition écologique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Goût pour l'observation

Scientifique de haut niveau, ce professionnel ou cette professionnelle a appris les techniques spécifiques de la météorologie. Outre des compétences en mathématiques et analyse statistique, le ou la météorologiste développera des connaissances en modélisation ou en aérologie par exemple. Il ou elle travaille avec du matériel de haute technologie, des logiciels complexes nécessitant des compétences en informatique. Dans ce métier, il faut être méticuleux/euse et avoir un goût prononcé pour l'observation, la mesure et l'interprétation des résultats.

Précision, rigueur, patience

La précision, la rigueur et la patience sont des qualités indispensables pour exercer ce métier. Une bonne résistance physique et nerveuse permet d'endurer des conditions de travail parfois difficiles. Un esprit logique, d'analyse et de synthèse, de l'autonomie sont également nécessaires.

Des compétences particulières

Certaines fonctions comme l'informatique, l'enseignement ou la recherche nécessitent des compétences et des qualités particulières : persévérance, ouverture d'esprit, écoute, diplomatie pour la gestion d'équipe... De plus, il faut s'exprimer couramment en anglais, langue internationale de la météo. Des aptitudes rédactionnelles sont un plus.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 3 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : météorologiste.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser, Analyser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Écrit.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche M1809.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir météorologiste ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Master Sciences de l'océan, de l'atmosphère et du climat (bac + 5), Météorologiste opérationnel - Option : météorologie marine et océanographie opérationnelle - Option : météorologie aéronautique (bac + 3 ou 4) et Superviseur hydrographe (bac + 3 ou 4). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme météorologiste ?

Repères d'études de rémunération publiées : Technicien (0 à 3 ans) : de 25 000 à 45 000 € brut par an ; Expert (7 à 12 ans) : de 42 000 à 85 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1897 euros brut par mois, pour un ingénieur de Météo-France, hors indemnités. La moitié des salariés à temps complet des « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) » gagnent plus de 3 492 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) » gagnaient 5 062 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 3 907 €.

Le métier de météorologiste recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 11 240 recrutements de « Ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement (industrie) », dont 48 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 11 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME M1809. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de météorologiste a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de météorologiste est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une bonne partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 3 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 4 % des tâches des métiers américains équivalents sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.