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Installation et Maintenance · Véhicules, engins, aéronefs

Mécanicien marine navigant / mécanicienne marine navigant

Le mécanicien ou la mécanicienne de marine navigant s'occupe des moteurs et des machines à bord des navires.

En bref

Niveau d'études
CAP ou équivalent
Salaire du débutant
28 800 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
35 800 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 11 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu surveilles et entretiens les moteurs, les générateurs et les circuits d'un navire. Tu réalises des réparations en pleine mer et tu respectes les règles de sécurité. Tu vis à bord plusieurs semaines, avec un équipage réduit. Il faut de l'esprit d'équipe, de l'organisation, de l'autonomie et de la rigueur pour résoudre les pannes en mer.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Conduire les installations

Dans la salle des machines, le mécanicien ou la mécanicienne de marine navigant veille au bon fonctionnement des systèmes de propulsion (moteur diesel ou essence). Il ou elle effectue aussi des entretiens périodiques (vidanges ou autres) et peut parfois effectuer des réparations ou installer des équipements neufs.

Des marins polyvalents

Sur les petits navires, il n'y a souvent qu'un seul mécanicien ou qu'une seule mécanicienne qui est donc à la fois nettoyeur ou nettoyeuse, graisseur ou graisseuse, électricien ou électricienne, chef-mécanicien ou cheffe-mécanicienne, voire un peu frigoriste, électronicien ou électronicienne, hydraulicien ou hydraulicienne ou encore automaticien ou automaticienne.

Un travail d'équipe

Sur les bateaux plus importants, il peut y avoir 2 à 8 mécaniciens ou mécaniciennes. L'équipe compte alors des matelots mécaniciens polyvalents ou des matelotes mécaniciennes polyvalentes, des maîtres ou des maîtresses, des officiers mécaniciens ou des officières mécaniciennes, un second-mécanicien ou une seconde-mécanicienne et un chef-mécanicien ou une cheffe-mécanicienne. Les tâches sont alors réparties entre les différents membres de l'équipage en fonction de leur niveau de responsabilité.

Conditions de travail

Une vie en mer

Ce professionnel ou cette professionnelle exerce à bord de bateaux naviguant dans les eaux françaises et européennes. Dans ce cas, il ou elle alterne une semaine à bord du bateau et une semaine de congés payés à terre. Il ou elle peut également faire partie de la navigation au long-cours dans les eaux internationales et part alors en mer durant 2 à 3 mois, suivis de 2 à 3 mois de congés. Dans certains cas (industrie pétrolière, par exemple), le rythme d'alternance peut être d'1 mois, voire moins.

Des interventions parfois de nuit

Lorsqu'il ou elle est à bord du navire, le mécanicien ou la mécanicienne marine navigant travaille généralement à la journée. Mais la nuit, le chef ou la cheffe de quart passerelle peut alerter un mécanicien ou une mécanicienne en cas de nécessité.

Statuts
salarié
Secteurs
Logistique et transport

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Entretenir un équipement, une machine, une installation
    • Entretenir des installations et équipements électriques
    • Entretenir l'équipement nautique
  • Réaliser un diagnostic technique
    • Analyser les dysfonctionnements des moteurs marins
    • Déterminer une intervention de maintenance, de dépannage ou d'installation
  • Réparer un équipement, une machine, une installation
    • Changer ou réparer une pièce ou un ensemble défectueux
    • Réparer les systèmes de propulsion marine
  • Accompagner l'appropriation d'un outil par ses utilisateurs
    • Répondre aux besoins spécifiques des utilisateurs
  • Renseigner, mettre à jour une documentation technique
    • Maintenir à jour la documentation technique et les manuels d'utilisation
  • Monter et régler une installation, une machine
    • Réaliser les modifications de la coque ou des supports (ouvertures, pose de cale, ...) et installer les équipements et accessoires (moteurs, apparaux, compas, ...)
  • Fabriquer, façonner des produits
    • Usiner des éléments ou réaliser des pièces de remplacement
  • Aménager, agencer un espace
    • Organiser son espace et son poste de travail

Dans le ROME, ce métier compte 2 compétences liées à la transition écologique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve d'autonomie
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Un haut niveau technique

Le mécanicien ou la mécanicienne marine navigant doit savoir installer et mettre en service des moteurs essence ou diesel et maîtriser différentes technologies : électricité, climatisation, automatismes, pneumatique, hydraulique, informatique, sécurité, sûreté des installations.

Discipline et rigueur

La sécurité du navire et de ses passagers ou passagères dépendent étroitement du bon fonctionnement des machines. Le mécanicien ou la mécanicienne doit donc agir avec méthode, ponctualité et rendre compte à son supérieur ou à sa supérieure une fois le travail terminé.

L'esprit d'équipe

Pour faire ce métier, il faut avoir un bon équilibre, le sens des relations et aimer la vie en communauté.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 6 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser, Concret, Analyser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche I1605.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir mécanicien marine navigant ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : CAP ou équivalent. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BTS Motorisations toutes énergies. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Bac pro Maintenance nautique (niveau bac), Bac pro Electromécanicien marine (niveau bac) et Titre professionnel Technicien réparateur en mécanique de marine de plaisance (niveau bac).

Combien gagne-t-on comme mécanicien marine navigant ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2400 euros brut par mois, en fonction des qualifications et de la taille du navire. Un mécanicien sur un bateau de pêche est mieux rémunéré que sur un bateau de commerce. La moitié des salariés à temps complet des « Ouvriers de la maintenance générale et mécanique » gagnent plus de 2 000 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Ouvriers qualifiés de la maintenance en mécanique », « Techniciens et agents de maîtrise de la maintenance et de l'environnement », « Cadres et maîtres d'équipage de la marine ») gagnaient de 2 798 € à 4 970 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 538 € à 4 315 €.

Le métier de mécanicien marine navigant recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 14 540 recrutements de « Ouvriers de la maintenance générale et mécanique », dont 68 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 264 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME I1605. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de mécanicien marine navigant a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Ouvriers qualifiés de la maintenance » entre 2019 et 2030 : en baisse (-4 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (34 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de mécanicien marine navigant est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 8 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.