Aller au contenu
Pxsis
Rechercher
Mon espace

Communication, Média et Multimédia · Edition et communication

Interprète français / LSF (langue des signes française)

L'interprète français-LSF traduit en direct entre le français oral et la langue des signes française, pour que sourds et entendants puissent se comprendre.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Salaire médian après 35 ans
55 300 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 52 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles dans des réunions, des tribunaux, des hôpitaux, des écoles ou des événements. Tu écoutes, tu traduis en signes, puis tu fais l'inverse, avec attention et concentration. Il faut de la rigueur, de l'écoute, de la discrétion et de l'endurance. Le travail est exigeant et demande de longues études.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Interpréter le sens global

L'interprète français/LSF interprète les échanges en simultané entre des personnes sourdes qui s'expriment en LSF et des personnes entendantes qui s'expriment en français. La langue des signes n'est pas universelle, il existe de nombreuses langues des signes à travers le monde ainsi que des variantes régionales comme pour toute langue. L'interprète ne traduit pas mot à signe (ou signe à mot) mais interprète le sens global des discours, respectant la grammaire spécifique propre de chaque langue. Ainsi, en plus des langues, la maîtrise des deux cultures est essentielle.

Des missions plus ou moins complexes

Comme tout interprète, l'interprète français/LSF doit se concentrer pendant toute la durée de son intervention. Selon la complexité des situations, la durée ou le nombre de personnes présentes, l'interprète français/LSF exerce en autonomie, à 2, voire plus. Les interprètes se relaient alors toutes les 15 à 20 minutes. Les interprètes peuvent travailler seuls au maximum durant 2 heures consécutives. Au-delà d'1 heure, une pause en milieu de prestation est nécessaire pour maintenir la qualité de l'interprétation.

Une préparation importante

La LSF permet de tout traduire. Ainsi, l'interprète peut traduire un discours politique ou une conférence, un cours de gestion ou de physique, une conversation familiale ou une négociation avec un banquier. L'interprète français/LSF doit donc soigneusement préparer son intervention pour bien maîtriser le vocabulaire et les principales notions liés au contexte de la conversation. Il ou elle doit également chercher à disposer d'informations en amont, sur les éventuels enjeux et les intentions des personnes en présence, par exemple.

Co-interprétation

La co-interprétation se fonde sur un binôme constitué d'un interprète (entendant) traduisant depuis le français vers la LSF, et un autre interprète (sourd) retraduisant depuis la LSF vers une LSF plus idiomatique. Objectif : permettre à l'interprète sourd de transmettre (ou reformuler) lui-même les échanges de manière plus idiomatique en LSF au public sourd. Cette pratique nécessite une formation complémentaire pour être réalisée de façon optimale.

Interprétation et surdicécité

Les interprètes français/LSF peuvent être amenés à interpréter pour des personnes sourdaveugles (plus ou moins non-voyantes et plus ou moins sourdes) nécessitant un aménagement de la LSF visuelle qui devient plus cadrée, voire qui passe en tactile. Cette expertise nécessite une formation complémentaire pour être réalisée de façon optimale.

Interprétation et intermédiation

Les interprètes français/LSF peuvent interpréter en collaboration avec un intermédiateur ou une intermédiatrice en LSF, lorsque la situation l'exige. Par exemple, en présence de publics spécifiques comme des locuteurs d'une autre langue des signes, des personnes âgées, des personnes avec handicap associé, etc.

Conditions de travail

Des lieux d'exercice variés

L'interprète français/LSF répond à différentes demandes, rarement identiques d'une semaine à l'autre, voire d'un jour à l'autre. Il ou elle intervient en présentiel sur différents lieux (établissements scolaires, entreprises, familles, chaînes de télévision, tribunaux, hôpitaux, commissariats de police, musées...) ou à distance (visio-interprétation via une webcam et des logiciels dédiés).

Statuts
salarié, indépendant
Secteurs
Enseignement, Santé, Social

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Réaliser une traduction, transposer un texte
    • Interpréter avec précision les nuances culturelles
    • Maîtriser la traduction de termes techniques dans des domaines spécialisés
    • Maîtriser les conventions et nuances propres à chaque langue
    • Traduire des documents techniques
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Analyser des structures linguistiques
    • Mener une recherche et se préparer pour traiter des sujets complexes
    • Utiliser des bases de données de mémoire de traduction (MEM)
  • Contrôler la qualité et la conformité d'un livrable
    • Assurer le respect des délais de livraison des traductions
    • Corriger les erreurs d'orthographe, de grammaire, de syntaxe, de typographie
    • Réviser les traductions pour garantir leur qualité
  • Valoriser et partager les bonnes pratiques
    • Promouvoir les bonnes pratiques de traduction
  • Rédiger un article, un contenu éditorial
    • Rédiger des contenus web optimisés pour le SEO
  • Utiliser des logiciels spécifiques
    • Utiliser des logiciels de traduction assistée par ordinateur
  • Créer une documentation technique
    • Développer des glossaires spécialisés pour des projets de traduction ou d'interprétariat
  • Gérer une situation de crise
    • Agir rapidement en cas de besoin de modification de contenu

Dans le ROME, ce métier compte 3 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Faire preuve d'autonomie
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Etre ouvert aux changements
Ce qu'en dit l'Onisep

Au top dans les 2 langues et les 2 cultures

L'interprète français/LSF doit avoir un très bon niveau en langue française et en LSF, qu'il s'agisse d'une langue maternelle ou d'une langue acquise lors d'une formation. Le niveau de compétence linguistique minimal est C1, en référence au CECRL (cadre européen commun de référence pour les langues) pour exercer ce métier. Un bon niveau de LSF (B2 au minimum) et la connaissance de la « culture sourde » sont indispensables pour l'entrée en formation. La curiosité, la culture générale, la capacité à effectuer des recherches sur un secteur particulier et à se former permettent de s'adapter à tous types de situations (rendez-vous médical ou administratif, entretien d'embauche, cours d'université...).

Concentration et clarté

Chaque situation amène à traduire les propos de personnes différentes, sur des sujets variés. Et quand on travaille en simultané, il faut réagir vite ! L'interprète doit donc faire preuve d'une concentration constante pour transmettre fidèlement toutes les informations. Que ce soit vers le français ou vers la LSF, l'interprétation doit être fluide et tenir compte du niveau de langue des interlocuteurs.

Discrétion et souplesse

Les interprètes sont soumis à un code déontologique qui leur impose de ne pas exprimer leur point de vue dans la conversation et de ne pas trahir les propos exprimés. Tenus au secret professionnel, ils doivent respecter la confidentialité des échanges, sans divulguer les informations traduites. Ils sont capables de s'adapter rapidement à chaque situation, sujet ou auditoire. Leurs horaires de travail dépendent des disponibilités des personnes ou des professionnels qui les sollicitent.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser, Créer, Aider.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Écrit, Langues.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche E1108.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir interprète français (langue des signes française) ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Licence Sciences du langage. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Master Langues et sociétés (bac + 5), Master Sciences du langage (bac + 5) et Master Lettres et langues (bac + 5).

Combien gagne-t-on comme interprète français (langue des signes française) ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : variable en fonction du lieu et du statut d'exercice. La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Interprètes » gagnent plus de 2 400 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Interprètes », « Journalistes et cadres de l'édition ») gagnaient de 2 661 € à 4 115 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 478 € à 3 237 €.

Le métier d'interprète français (langue des signes française) recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 180 recrutements de « Interprètes », dont 67 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). La plupart sont des emplois saisonniers. Le 2 octobre 2026, 19 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME E1108. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'interprète français (langue des signes française) a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Professionnels de la communication et de l’information » entre 2019 et 2030 : en hausse (+16 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (16 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'interprète français (langue des signes française) est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une bonne partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 3 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 15 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.