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Hôtellerie-Restauration, Tourisme, Loisirs et Animation · Animation d'activités de loisirs

Guide de haute montagne

Le guide de haute montagne accompagne des personnes en alpinisme, en escalade et en ski de randonnée, en assurant leur sécurité.

En bref

Niveau d'études
bac + 3
Salaire du débutant
de 27 000 à 40 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 35 000 à 60 000 € brut par an
Recrutement
Dans la moyenne
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
4 types, 797 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu prépares des courses, tu étudies la météo et les conditions, tu encadres des groupes, tu montres les techniques et tu prends les décisions de sécurité. Il faut de la rigueur, du sang-froid, de la pédagogie et une excellente condition physique. Tu travailles en altitude, par tous les temps, avec une grande responsabilité. La formation est longue et sélective.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Encadrement

Alpinisme ou randonnée dans les Alpes, l'Himalaya, les Andes... Rien ne fait peur à ce ou cette spécialiste des sommets ! Le ou la guide de haute montagne est habilité ou habilitée à accompagner des personnes (en individuel ou en groupe), en excursion ou en ascension sur rochers, neige, glace ou terrain mixte, en haute et moyenne montagne. Son travail commence en amont avec le repérage, l'étude de l'itinéraire et des conditions météorologiques. Il ou elle adapte le rythme et le parcours en fonction des envies et du niveau de sa clientèle.

Enseignement

Le ou la guide maîtrise et enseigne les techniques de plusieurs sports : alpinisme, ski de montagne et hors piste, escalade, parcours acrobatiques, randonnée à pied ou en raquettes à neige, etc. De l'initiation à l'entraînement aux compétitions, il ou elle s'attache à faire progresser chaque personne.

Sécurité

Au quotidien, le ou la guide encadre surtout des groupes pour des courses ou pour l'ascension de sommets. Quels que soient la technique sportive et l'itinéraire choisis, il lui faut veiller en permanence à la sécurité de sa clientèle en terrain hostile et maîtriser les premiers secours. Nourri ou nourrie de la culture et de l'histoire de la montagne, il ou elle n'hésite pas à partager ses connaissances et occupe ses temps libres à se faire connaître pour développer son réseau.

Conditions de travail

A son compte

Le ou la guide de haute montagne exerce généralement à titre individuel, affilié à un bureau des guides ou une agence de voyages et de raids sportifs. Quelques emplois salariés existent néanmoins dans les centres de tourisme, les organismes sportifs (UCPA, Allibert) ou en tant que fonctionnaires (gendarmerie, police, centres de formation...). Certains ou certaines travaillent avec des établissements scolaires, des associations ou se spécialisent dans les voyages sportifs ou les expéditions.

Activité saisonnière

Ce professionnel ou cette professionnelle exerce principalement l'hiver pour l'alpinisme, le ski, etc. et un peu l'été pour la randonnée... Il ou elle doit multiplier les activités pour vivre de sa passion et souvent avoir une seconde activité qui lui assure un salaire (animateur ou animatrice, vendeur ou vendeuse en magasin de sports, etc.). Si les Alpes du Nord comptent le plus de professionnels ou de professionnelles de la montagne, le ou la guide peut aussi organiser des activités à l'étranger pour travailler toute l'année.

Par tous les temps

En plein air, sous le soleil en été ou par -15° en hiver, le ou la guide de haute montagne sait s'adapter aux conditions extrêmes. Dans tous les cas, il ou elle porte souvent une dizaine de kilos de matériel sur le dos (baudrier, mousquetons, cordes, nourriture, GPS, etc.)

Statuts
indépendant, saisonnier
Secteurs
Tourisme

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Accueillir, orienter, renseigner un public
    • Accueillir et informer les touristes sur les consignes de sécurité
    • Accueillir et informer les touristes sur les sites historiques
    • Informer le client sur l'environnement touristique et culturel
    • Répondre aux questions spécifiques des touristes
  • Sensibiliser un public
    • Sensibiliser aux coutumes et traditions locales
    • Sensibiliser à l'environnement et promouvoir le développement durable
    • Sensibiliser à la protection de la biodiversité
  • Concevoir et animer des activités sportives
    • Concevoir et mettre en place un programme de préparation physique
    • Expliquer les conditions de pratique d'une activité sportive
    • Planifier des itinéraires adaptés aux capacités des participants
  • Elaborer, adapter une proposition commerciale
    • Gérer les réservations et les itinéraires de voyage
    • Organiser des circuits touristiques personnalisés
  • Prodiguer les gestes de premiers secours en cas d'urgence
    • Assister des pisteurs ou des sauveteurs pour des opérations en montagne
    • Gérer les premiers secours en cas d'accident en montagne
  • Concevoir et animer des activités de détente ou de loisirs
    • Accompagner des groupes lors de visites guidées ou sorties en extérieur
  • Coordonner l'intervention d'équipes pluridisciplinaires
    • Assurer la coordination des activités touristiques
  • Conseiller, accompagner une personne
    • Assister les touristes en cas de besoin spécifique

Dans le ROME, ce métier compte 4 compétences liées à la transition écologique et 2 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve d'autonomie
  • Avoir le sens du service
  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Faire preuve de leadership
  • Etre ouvert aux changements
Ce qu'en dit l'Onisep

Prudence et technicité

Le ou la guide de haute montagne exerce son activité dans un milieu à risques : chutes de pierre, avalanches, crevasses et glaciers, pentes vertigineuses. Il ou elle veille à sa propre sécurité comme à celle de ses clients ou ses clientes par le choix des équipements et de l'itinéraire qu'il ou elle n'hésite pas à modifier en cas de mauvaises conditions climatiques (brouillard ou risque d'avalanche en hiver, orages en été). Pédagogue, il ou elle évalue aussi les capacités de sa clientèle, met en confiance les personnes, les encourage et sait leur transmettre sa passion de la montagne.

Force morale

Évoluer dans un environnement à risque, gérer les situations difficiles et prendre les bonnes décisions exige de sérieuses capacités physiques et techniques, mais aussi morales et relationnelles. Les guides doivent adhérer au code déontologique de la profession et ont beaucoup de responsabilités sur les épaules quant ils ou elles emmènent un groupe.

Capacités d'adaptation

S'adapter aux évolutions du tourisme sportif, proposer des prestations innovantes, développer et fidéliser sa clientèle française et internationale, le ou la guide de haute montagne doit avoir développé sa curiosité et son sens du contact, et maîtriser une ou plusieurs langues étrangères.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 24 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider, Entreprendre.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche G1201, G1228.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir guide de haute montagne ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 3. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Licence Langues, littératures et civilisations étrangères et régionales, Licence Langues étrangères appliquées et Licence Tourisme. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Titre professionnel Guide accompagnateur touristique (niveau bac), Alpinisme-accompagnateur en moyenne montagne (bac + 2) et DEUST Guide nature multilingue (bac + 2).

Combien gagne-t-on comme guide de haute montagne ?

Repères d'études de rémunération publiées : Intervenant (0 à 5 ans) : de 27 000 à 40 000 € brut par an ; Chef de service (10 à 15 ans) : de 35 000 à 60 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : de 350 à 450 euros brut par jour selon la saison, l'activité proposée et la difficulté. Tarif indicatif car les honoraires sont libres pour les travailleurs indépendants. La moitié des salariés à temps complet des « Cadres des transports et du tourisme » gagnent plus de 3 300 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Agents et hôtesses d'accompagnement » gagnaient 2 938 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 287 €.

Le métier de guide de haute montagne recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 600 recrutements de « Cadres des transports et du tourisme », dont 65 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). La plupart sont des emplois saisonniers. Le 2 octobre 2026, 122 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME G1201, G1228. Recrutement dans la moyenne pour ce métier (tension 3 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de guide de haute montagne a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Cadres des transports, de la logistique et navigants de l’aviation » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+6 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (26 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de guide de haute montagne est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains de la même famille n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Le métier de guide de haute montagne est-il un métier de la transition écologique ?

Dans la classification européenne ESCO, 24 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.