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Construction, Bâtiment et Travaux publics · Conception et études

Géologue minier / géologue minière

Le géologue minier ou la géologue minière cherche et évalue des gisements de minerais, et aide à décider où et comment les exploiter.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
2 types, 531 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles sur le terrain, dans des mines, des carrières ou des zones de prospection, puis au bureau. Tu prélèves des roches, tu analyses, tu dessines des cartes du sous-sol et tu rédiges des rapports. Tu travailles avec des ingénieurs et des techniciens. Il faut de la curiosité, de la rigueur, de l'organisation et de l'esprit d'équipe. Tu peux travailler à l'étranger.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Repérage et modélisation

Une fois un emplacement repéré en amont par les géologues en charge de l'exploration, le géologue minier ou la géologue minière étudie précisément les conditions géologiques, mais aussi politiques et sociales, de la région envisagée, les permis et taxes en vigueur en se rendant sur le terrain et en épluchant des documents. Il ou elle définit ensuite une zone d'exploration limitée, et modélise le sous-sol avec des cartes en 3D (3 dimensions), en utilisant des logiciels spécifiques.

Analyse et conseil

Le géologue minier ou la géologue minière entreprend ensuite des sondages et analyse les échantillons prélevés en laboratoire afin de confirmer ou non la présence d'un gisement. Il ou elle réunit et analyse toutes les données techniques des différents spécialistes afin de pouvoir superviser les travaux d'exploration. Après avoir présenté son rapport et une estimation des réserves à la direction, il ou elle peut conseiller cette dernière sur la poursuite des sondages.

Suivi et planification

Enfin, le géologue minier ou la géologue minière délimite le chantier d'extraction et vérifie en continu la qualité des produits extraits. Il lui faut régulièrement faire le bilan des réserves afin de planifier l'exploitation tout en s'assurant de la sécurité du personnel.

Conditions de travail

En équipe

Le géologue minier ou la géologue minière travaille étroitement avec d'autres spécialistes. En amont de la production, il ou elle est en relation avec les géologues explorateurs ou exploratrices. Pendant l'étude de faisabilité, il ou elle côtoie des géophysiciens ou des géophysiciennes, des géochimistes, etc. Il ou elle doit également s'assurer de la sécurité des sols pour les travailleurs ou les travailleuses et informer régulièrement la direction.

Loin de chez soi

Le géologue minier ou la géologue minière peut travailler sur des gisements métalliques (comme l'or, par exemple) ou non-métalliques (marbre, calcaire...). Dans tous les cas, il ou elle travaille pendant de longues périodes loin de son domicile et suit des projets aux quatre coins de la planète. Lors des périodes d'exploitation, il ou elle se rend particulièrement disponible pour répondre aux éventuelles urgences.

Statut d'expatriation

Ce professionnel ou cette professionnelle a souvent le statut d'expatriation qui lui permet, entre autres, de bénéficier d'un salaire plus élevé que dans l'Hexagone... mais les entreprises proposent aussi des contrats locaux moins avantageux.

Statuts
salarié
Secteurs
Bâtiment et travaux publics (BTP), Énergie

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Définir et coordonner la mise en oeuvre de méthodes et procédés de recherche, prospections, études de sols, sous-sols
    • Réaliser des études de fondations, de tassement ou de stabilité de terrains (glissement, érosion, résistance)
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Cartographier des données
    • Etablir des résultats d'analyses et de mesures
  • Organiser le travail d'une équipe
    • Coordonner les activités de l'équipe sur le terrain
  • Conseiller une organisation, une structure
    • Conseiller des chercheurs, institutions, entreprises sur des questions scientifiques
  • Rédiger un article, un contenu éditorial
    • Rédiger une publication scientifique
  • Réaliser une étude d'opportunité et de faisabilité technique et économique
    • Evaluer les opportunités de développement de nouveaux sites
  • Concevoir une formule technique, un modèle théorique
    • Concevoir des modèles géologiques théoriques, prédictifs de sols, sous-sols (calcul, simulation, modélisation)
  • Réaliser une veille technique ou technologique pour anticiper les évolutions
    • Assurer une veille réglementaire et scientifique, nationale et internationale

Dans le ROME, ce métier compte 6 compétences liées à la transition écologique et 2 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve de persévérance
  • Faire preuve de curiosité, d'ouverture d'esprit
Ce qu'en dit l'Onisep

Des techniques spécifiques

Le géologue minier ou la géologue minière a acquis des connaissances précises sur la nature et l'évolution des sols, essentielles pour envisager l'exploitation d'une mine. Il ou elle possède des compétences dans le domaine des SIG (systèmes d'information géographique) qui lui servent à réaliser des modélisations, des cartes 3G (géoressources, géorisques et géotechnique), et à traiter un grand nombre de données scientifiques.

Maîtrise des langues

Si les géologues miniers français sont appréciés par les compagnies étrangères qui exploitent les sous-sols des pays francophones, les équipes sur les exploitations sont en général multiculturelles et l'anglais est très souvent la langue de communication avec les collègues et les supérieurs ou les supérieures hiérarchiques. Une autre langue (espagnol, chinois...) est un plus.

Sens de l'adaptation

Par définition, le géologue minier ou la géologue minière travaille la plupart du temps à l'étranger (cela peut aller d'une mine de calcaire en Belgique à un gisement d'or en Afrique ou en Guyane, par exemple), par périodes de plusieurs mois. Il lui faut à chaque fois s'adapter au contexte et à la législation du pays, ainsi qu'aux conditions de vie et de travail qui peuvent différer grandement d'une mission à l'autre.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 17 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : géologue minier / géologue minière.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Analyser, Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Sciences, Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche F1105.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir géologue minier minière ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac et Licence Sciences de la terre. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Ingénieur spécialisé en technologies du sous-sol pour des énergies durables, diplômé de l’école nationale supérieure du pétrole et des moteurs (bac + 5), BTS Géologie appliquée (bac + 2) et Licence Sciences de la Terre (bac + 3 ou 4). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme géologue minier minière ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2333 euros brut par mois, pour un chargé de recherche. La moitié des salariés à temps complet des « Cadres des études BTP, des études géologiques, du métré de la construction et du contrôle et diagnostic technique du BTP » gagnent plus de 3 000 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Techniciens et chargés d'études du bâtiment et des travaux publics », « Ingénieurs du bâtiment et des travaux publics, chefs de chantier et conducteurs de travaux (cadres) ») gagnaient de 3 020 € à 4 553 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 570 € à 3 857 €.

Le métier de géologue minier minière recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 590 recrutements de « Cadres des études BTP, des études géologiques, du métré de la construction et du contrôle et diagnostic technique du BTP », dont 67 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 63 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME F1105. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de géologue minier minière a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Architectes et cadres du bâtiment et des travaux publics » entre 2019 et 2030 : en hausse (+30 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (17 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de géologue minier minière est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains équivalents n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.