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Commerce, Vente et Grande distribution · Commerce non alimentaire et de prestations de confort

Fleuriste

Le ou la fleuriste compose des bouquets, des décorations et des gerbes, conseille les clients et choisit les fleurs selon les saisons.

En bref

Niveau d'études
CAP ou équivalent
Salaire du débutant
de 23 000 à 30 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 33 000 à 50 000 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Moins que la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles dans une boutique, sur un marché ou pour des événements. Tu achètes les fleurs tôt le matin, tu les prépares, tu composes des bouquets, tu conseilles et tu vends. Il faut de la créativité, de l'organisation et le sens du contact. Tu es souvent debout, parfois avec du froid et de l'humidité.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Acheter plantes et fleurs

Après avoir vérifié l'état des stocks, le ou la fleuriste sélectionne les plantes, les arbustes et les fleurs qu'il ou elle va acheter sur les marchés spécialisés ou commander à ses fournisseurs. Son choix est guidé par certaines dates du calendrier : 1er mai, Fête des mères, Toussaint, Noël... qui rythment ponctuellement son activité.

Soigner et mettre en valeur

Une fois entreposés dans son magasin (dans les meilleures conditions de température et de taux d'humidité), les végétaux font l'objet de soins multiples : coupe des tiges ou des feuilles abîmées, arrosage, rempotage, lutte contre les parasites avant d'être présentés en bouquets, en pots, en compositions.

Vendre et conseiller

Quand un client ou une cliente arrive, le ou la fleuriste devient vendeur ou vendeuse. En fonction de la demande, il ou elle conseille l'achat de fleurs ou de telle ou telle plante, et indique les soins à lui apporter pour la conserver en bonne santé le plus longtemps possible. À la fin de la journée, le ou la fleuriste fait ses comptes et dresse la liste des variétés qu'il ou elle devra acheter le lendemain...

Conditions de travail

De longues journées

La journée d'un ou d'une fleuriste commence souvent à l'aube pour faire son marché chez le ou la grossiste ou réceptionner les commandes. Le soir, une fois le magasin fermé (rarement avant 19 h 30), la journée se poursuit par l'évaluation des stocks, le rangement et le nettoyage. Fidèle au poste les samedis, dimanches et jours fériés, il ou elle réalise ses meilleurs chiffres de vente les jours de fête.

Un métier créatif mais exigeant

Le plaisir de créer des compositions originales compense les conditions de travail exigeantes. Debout la plupart du temps, le ou la fleuriste travaille le plus souvent dans un local froid (13 °C en moyenne) et humide, pour conserver aux fleurs leur fraîcheur. Frileux et frileuses s'abstenir !

Autres contraintes quotidiennes : le port de charges lourdes et le travail à mains nues. Dans ce métier, on peut se piquer et se couper. Les mains, tantôt dans l'eau, tantôt dans la terre, sont mises à rude épreuve.

Le plus souvent à son compte

Bien que le statut de commerçant indépendant implique plus de responsabilités que celui d'employé, la plupart des fleuristes choisissent de travailler à leur compte.

Statuts
artisan, salarié
Secteurs
Artisanat d'art, Commerce et distribution

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Gérer les stocks
    • Assurer le suivi des stocks en temps réel
    • Définir des besoins en approvisionnement
  • Sélectionner les matières premières à mobiliser
    • Choisir des fleurs adaptées à la situation
  • Transformer des matières premières d'origine végétale
    • Utiliser des techniques de préservation écologique des plantes
  • Décorer, travailler l'aspect visuel d'un produit
    • Réaliser une composition florale
  • Aménager, entretenir un espace vert
    • Effectuer l'entretien de végétaux
  • Contrôler la qualité d'une matière première, d'une ressource
    • Contrôler l'état de conservation d'un produit périssable
  • Trier, ranger des produits, des matières premières
    • Trier des végétaux
  • Effectuer une livraison
    • Livrer une commande

Dans le ROME, ce métier compte 2 compétences liées à la transition écologique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de créativité, d'inventivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Connaissances ne botanique et horticulture

Pour exercer ce métier, il faut aimer les fleurs (et ne pas être allergique au pollen), mais ce n'est en aucun cas suffisant. Technicien ou technicienne avant tout, le ou la fleuriste doit avoir de solides connaissances en botanique et en horticulture. Il ou elle connaît près de 300 noms de fleurs et de plantes et les soins adaptés à chacune d'entre elles.

Gestion et vente

Diriger une boutique nécessite de l'organisation et une bonne aptitude à la gestion (suivi des commandes, des stocks, recettes...). Qu'il s'agisse d'une commande pour un décès, un mariage ou une naissance, le ou la fleuriste doit s'adapter aux personnes et aux situations. Le sens du contact et du commerce est indispensable pour fidéliser la clientèle.

Une touche artistique

D'autres qualités telles que la créativité, le sens artistique, la capacité à jouer avec les tendances du moment et à inventer des compositions originales font toute la différence. Du bouquet offert pour un rendez-vous amoureux au décor de table ou à la couronne mortuaire, le ou la fleuriste sait trouver la réponse adaptée.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences de ce métier n'est classée comme liée à la transition écologique.

Métier européen correspondant : vendeur en jardinerie / vendeuse en jardinerie.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Concret, Aider, Créer.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Technique et manuel.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche D1209.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir fleuriste ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : CAP ou équivalent. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : CAP Fleuriste (niveau CAP), BP Fleuriste (niveau bac) et Bac pro Technicien conseil vente univers jardinerie (niveau bac).

Combien gagne-t-on comme fleuriste ?

Repères d'études de rémunération publiées : Vendeur (0 à 3 ans) : de 23 000 à 30 000 € brut par an ; Chef de secteur (6 à 10 ans) : de 33 000 à 50 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1867 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Vendeurs en habillement et accessoires, articles de luxe, de sport, de loisirs et culturels » gagnent plus de 1 500 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Vendeurs en habillement et accessoires, articles de luxe, de sport, de loisirs et culturels » gagnaient 2 099 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 067 €.

Le métier de fleuriste recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 28 530 recrutements de « Vendeurs en habillement et accessoires, articles de luxe, de sport, de loisirs et culturels », dont 28 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 336 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME D1209. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de fleuriste a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Vendeurs » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (0 % selon la projection). D'ici 2030, moins de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (19 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de fleuriste est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 1 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains équivalents n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.