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Construction, Bâtiment et Travaux publics · Conception et études

Économiste de la construction

L'économiste de la construction calcule le coût d'un chantier et vérifie que le budget est respecté du début à la fin.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
2 types, 517 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles avec les architectes, les entreprises du bâtiment et les maîtres d'ouvrage. Tu lis des plans, tu chiffres les matériaux et la main-d'œuvre, tu prépares les devis et tu suis les dépenses. Il faut de l'esprit d'équipe, de la rigueur et de l'organisation. Tu passes du bureau au chantier pour contrôler l'avancement.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Chiffrer la construction

L'économiste de la construction garantit la faisabilité financière d'un projet et le respect du budget, en calculant à l'avance le coût des matériaux et des personnels. Ses missions varient en fonction du lieu d'exercice. Dans un cabinet spécialisé, sa mission consiste à décrire et chiffrer la réalisation d'un ouvrage bâti. Il arrive aussi de conseiller et assister le ou la responsable de la maîtrise d'œuvre, surtout s'il s'agit d'un particulier, dans le choix des fournisseurs ou des matériaux, par exemple pour construire une maison individuelle.

Répondre aux appels d'offre

Au sein d'une entreprise de BTP (bâtiment et travaux publics), sa mission principale est de répondre aux appels d'offres. Lorsque son entreprise remporte le marché, il lui faut mener une contre-étude technique et s'assurer de la faisabilité du projet, compte tenu du budget et des délais impartis. Dans les petites entreprises, la polyvalence est de mise et son poste peut englober une dimension commerciale. L'économiste de la construction participe alors à des réunions avec la clientèle et recherche de nouveaux chantiers.

Suivre les projets

L'économiste de la construction assure aussi un rôle d'expertise tout au long de la construction. Les conducteurs et conductrices de travaux peuvent le ou la consulter, sur plusieurs projets. Il faut alors proposer des solutions, surtout si des difficultés techniques ou économiques surviennent.

Conditions de travail

Salarié en entreprise du BTP ou en agence

Dans le cadre des appels d'offres, les entreprises de BTP (bâtiment et travaux publics) tentent d'évaluer le prix des travaux sur lesquels elles se positionnent. Pour se faire, elles emploient des économistes de la construction, au sein d'un service dédié aux études de prix. Lorsqu'elles n'ont pas de service dédié, elles font appel à des bureaux d'études extérieurs. Ces bureaux d'études emploient de nombreux professionnels et professionnelles. Les économistes de la construction peuvent aussi travailler pour des agences d'architecture ou encore exercer sous statut libéral.

Dans la fonction publique

Il existe quelques postes dans le secteur public, au sein d'une collectivité territoriale, d'un organisme de logement social, d'une préfecture ou d'un ministère. Dans ce cas, le candidat ou la candidate doit réussir un concours accessible sous certaines conditions (notamment en termes de niveau de formation).

Des déplacements sur le terrain

Les projets sur lesquels travaille l'économiste de la construction sont variés et se succèdent. Il ou elle se déplace à la rencontre des clients et fournisseurs ou encore sur un chantier, le tout dans une même journée. Il faut souvent compléter la tenue de ville d'un casque de sécurité et de bottes de chantier !

Statuts
salarié
Secteurs
Bâtiment et travaux publics (BTP)

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Organiser et conduire des travaux, un chantier
    • Effectuer un suivi de chantiers et veiller à l'avancement des différents lots (gros œuvre, corps d'état technique…)
    • Réaliser des relevés terrain à partir de documents ou relevés topographiques
    • Etablir le budget et comparer la réalité du chantier au dossier du marché
  • Définir la tarification des produits ou des services
    • Actualiser des prix
    • Calculer les marges, la rentabilité d'un produit ou d'une activité
    • Estimer le coût de travaux et de chantiers
  • Réaliser une étude d'opportunité et de faisabilité technique et économique
    • Réaliser des études de faisabilité technique et financière
    • Coordonner les études avec les autres bureaux d'études techniques
  • Mettre en oeuvre les processus et les modes opératoires techniques
    • Préparer le dossier d'exécution des travaux (procédés techniques, méthodes, plans, etc.)
    • Proposer des solutions techniques adaptées
  • Relever, contrôler, ajuster des mesures et dosages
    • Réaliser des mesures de locaux et les calculs de surfaces
    • Relever les mesures de pièces ou de leur implantation
  • Gérer les stocks
    • Définir des besoins en approvisionnement
    • Identifier les besoins en équipements et en matériels
  • Définir et déployer une politique de développement durable
    • Argumenter en faveur de solutions durables
    • Intégrer des solutions écologiques dans les projets
  • Recueillir et analyser les besoins client
    • Analyser la commande client, rédiger le cahier des charges, élaborer le chiffrage des travaux
    • Analyser les besoins des clients

Dans le ROME, ce métier compte 5 compétences liées à la transition écologique et 4 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve d'autonomie
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Etre force de proposition
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
Ce qu'en dit l'Onisep

Précision et rigueur

Le sens de la précision est essentiel, car l'économiste de la construction doit estimer les coûts de réalisation d'un ouvrage jusqu'au moindre détail. Avec rigueur, il ou elle contrôle les chiffres et bénéficie d'une bonne capacité de synthèse pour analyser, planifier et projeter financièrement la réalisation de l'ouvrage dans ses différentes phases. Il s'agit de maîtriser les technologies, des plus innovantes aux plus traditionnelles. Il faut aussi connaître les réglementations et normes applicables aux ouvrages du bâtiment qui évoluent fréquemment, et garder en mémoire le prix de chaque matériau.

Autonomie et innovation

L'économiste de la construction est autonome dans l'organisation de son travail. En toute indépendance, il ou elle garantit l'objectivité du choix des produits et techniques. Chaque projet étant unique, il faut s'adapter, être capable d'innover, de rechercher et de proposer en permanence des solutions permettant à la fois de satisfaire la clientèle et d'optimiser la réalisation du chantier.

Écoute et souplesse

Il a des prédispositions pour la communication, la pédagogie et le reporting (rapport) sur les activités et les résultats, car le travail s'effectue au sein d'une équipe projet. Ayant le goût des contacts, il ou elle s'adapte à ses interlocuteurs (ingénieurs et ingénieures d'études, particuliers, conducteurs et conductrices de travaux, architectes, fournisseurs).

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 5 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : économiste de la construction.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser, Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche F1108, F1120.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir économiste de la construction ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac et Licence Génie civil. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Titre professionnel Métreur assistant du bâtiment (niveau CAP), Titre professionnel Technicien métreur du bâtiment (niveau bac) et Titre professionnel Chargé d'études thermiques, énergétiques et environnementales du bâtiment (bac + 2). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme économiste de la construction ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2500 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Cadres des études BTP, des études géologiques, du métré de la construction et du contrôle et diagnostic technique du BTP » gagnent plus de 3 000 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Techniciens et chargés d'études du bâtiment et des travaux publics », « Ingénieurs du bâtiment et des travaux publics, chefs de chantier et conducteurs de travaux (cadres) ») gagnaient de 3 020 € à 4 553 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 570 € à 3 857 €.

Le métier d'économiste de la construction recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 590 recrutements de « Cadres des études BTP, des études géologiques, du métré de la construction et du contrôle et diagnostic technique du BTP », dont 67 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 689 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME F1108, F1120. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'économiste de la construction a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Architectes et cadres du bâtiment et des travaux publics » entre 2019 et 2030 : en hausse (+30 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (17 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'économiste de la construction est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains équivalents n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.