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Services à la personne et à la collectivité · Services funéraires

Conseiller funéraire / conseillère funéraire

Le conseiller funéraire ou la conseillère funéraire accompagne les familles en deuil pour organiser les obsèques, avec écoute, respect et discrétion.

En bref

Niveau d'études
CAP ou équivalent
Salaire du débutant
22 400 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
26 900 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu accueilles les familles, tu écoutes leurs souhaits, tu expliques les démarches et les options, tu organises la cérémonie et tu t'occupes des formalités. Tu travailles avec les maîtres de cérémonie, les thanatopracteurs et les mairies. Le métier est émotionnellement exigeant, avec des astreintes. Il faut de l'empathie, de la discrétion, du calme, de l'organisation et du respect.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Accueil et information

Le conseiller ou la conseillère funéraire est souvent le premier contact de la famille après un décès. Son rôle : renseigner par téléphone ou recevoir dans l'agence de pompes funèbres pour expliquer toutes les étapes du déroulement des obsèques et de la cérémonie, qui peut être civile ou religieuse. Il lui faut être à l'écoute de la famille pour respecter ses attentes et les dernières volontés du défunt.

Conseil et accompagnement

Après avoir présenté à la famille différentes prestations et fournitures (type de cercueil, urne, ornements, caveau, fleurs…), il ou elle établit un devis et accompagne celle-ci dans le choix du lieu de la cérémonie, de la musique, des textes, des intervenants… Étapes suivantes : établir les commandes, veiller au respect des délais, se charger des démarches administratives (avis de décès, autorisation de transport ou d'inhumer, déclaration à la mairie, faire-part, etc.). Il ou elle peut proposer des facilités de paiement ou un contrat obsèques.

Organisation et polyvalence

Responsable du bon déroulement des obsèques, il ou elle coordonne les différentes interventions et organise les déplacements du convoi vers le funérarium, le lieu de culte, le cimetière ou le crématorium. Autres prérogatives possibles : animer la cérémonie, conduire le corbillard ou aider à porter le cercueil.

Conditions de travail

Plusieurs casquettes

Le conseiller ou la conseillère funéraire à un rôle d'accompagnement auprès des familles endeuillées, mais son activité comprend une dimension commerciale (vente de fournitures et de prestations) et administrative (gérer les papiers et les démarches liées à un décès). Il lui faut aussi se coordonner avec de nombreux autres intervenants : personnels de l'état civil en mairie, marbriers, porteurs-chauffeurs, fleuristes, représentants religieux…

Mobilité obligatoire

Être mobile (pour se rendre au domicile des clients, au cimetière ou au funérarium, etc.) est un impératif du métier. Le permis de conduire est parfois exigé, d'autant qu'on peut aussi lui demander de conduire le corbillard. Il lui faut donc être souple et s'adapter car le travail n'est pas exempt de stress quand plusieurs décès se produisent en même temps, par exemple.

Des heures et des astreintes

C'est un travail prenant dans lequel on ne compte pas ses heures. Par ailleurs, il existe des astreintes la nuit, le week-end et les jours fériés. Cela veut dire qu'on peut être appelé à tout moment à la suite d'un décès.

Statuts
salarié
Secteurs
Services à la personne

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Mettre en oeuvre l'organisation matérielle et logistique d'un événement
    • Coordonner les différentes prestations (transport du corps, cérémonie, inhumation ou crémation)
    • Organiser des rencontres préalables avec les familles pour planifier les services
    • Superviser le bon déroulement de la cérémonie funéraire
  • Préparer du matériel en prévision d'un travail
    • Planifier l'intervention et préparer les matériels et accessoires nécessaires à l'opération funéraire
  • Gérer un planning
    • Organiser et planifier une activité
  • Gérer une caisse
    • Procéder à l'encaissement
  • Respecter les règles d'éthique et de déontologie
    • Connaître les rites funéraires et les différentes législations en vigueur
  • Rédiger un contrat
    • Etablir un devis ou un contrat de prestation funéraire
  • Accueillir, orienter, renseigner un public
    • Informer et conseiller la personne, la famille sur le choix des prestations funéraires
  • Recueillir et analyser les besoins client
    • Déterminer avec la famille l'organisation et les conditions de la prestation funéraire (jour, choix du cercueil, ornements, ...)

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Empathie et sens de l'écoute

Une grande partie du travail se passe au contact des familles endeuillées. Qualités indispensables : être patient, humain, empathique et faire preuve de tact et de diplomatie pour conseiller sans brusquer, accompagner les clients dans les différentes étapes qui précèdent l'inhumation ou la crémation. Une certaine souplesse est également indispensable, pour s'adapter aux volontés de chacun, tout en respectant la réglementation très stricte qui encadre les activités funéraires.

Organisation rigoureuse

De nombreux aspects sont à gérer lorsqu'un décès se produit et il arrive souvent que ces professionnels doivent s'occuper de plusieurs cas en même temps. Il lui faut donc être très organisé pour ne pas confondre les situations de deuil, effectuer les démarches administratives et les commandes en temps et en heure… Ses horaires peuvent être variables.

Savoir se préserver

Outre le partage de la douleur avec la famille, le conseiller ou la conseillère funéraire doit s'occuper du recouvrement des paiements. Dans les deux cas, il ou elle doit garder un certain professionnalisme afin de ne pas se laisser dépasser par ses émotions. Un bon équilibre émotionnel est donc indispensable pour se protéger au quotidien.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 2 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider, Entreprendre.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Écrit.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K2602.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir conseiller funéraire ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : CAP ou équivalent. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Conseiller funéraire et assimilé (niveau CAP).

Combien gagne-t-on comme conseiller funéraire ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1868 euros brut par mois, hors primes et indemnités. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Employés des services divers » gagnaient 2 123 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 044 €.

Le métier de conseiller funéraire recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 10 890 recrutements de « Employés des services divers », dont 32 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). La plupart sont des emplois saisonniers. Le 2 octobre 2026, 147 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME K2602. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de conseiller funéraire a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Employés des services divers » entre 2019 et 2030 : en hausse (+8 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (29 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de conseiller funéraire est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), aucune des tâches des métiers américains de la même famille n'est encore observée dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.