Aller au contenu
Pxsis
Rechercher
Mon espace

Services à la personne et à la collectivité · Recherche

Climatologue

Le ou la climatologue étudie le climat, son évolution et ses effets, à partir de mesures, de modèles informatiques et d'observations.

En bref

Niveau d'études
bac + 8
Salaire du débutant
28 300 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
53 000 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 510 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu analyses des données de température, de pluie ou de glace et tu utilises des modèles informatiques pour comprendre le passé et anticiper le futur du climat. Tu rédiges des rapports et tu expliques tes résultats aux décideurs et au public. Tu travailles en laboratoire, en bureau ou parfois sur le terrain. Il faut de la curiosité, de la rigueur, des mathématiques, de l'esprit critique et de la capacité à expliquer clairement.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Des études sur le long terme

Généralement, le ou la climatologue participe à des programmes de recherche, souvent au sein d'une équipe scientifique abordant plusieurs thématiques. Il ou elle s'appuie sur des relevés climatiques couvrant des périodes souvent très longues car, même si le phénomène a tendance à s'accélérer, le climat évolue plutôt lentement.

De nombreuses données à prendre en compte

Température de l'air ou des océans, chutes de neige ou de pluie, épaisseur de la glace, courants marins, pression atmosphérique... font partie des variables étudiées par le ou la climatologue. Il ou elle étudie minutieusement toutes les données liées à ces phénomènes, grâce à des programmes informatiques performants qui produisent courbes et cartes en 3D (trois dimensions). Mais, comme l'informatique ne fait pas tout, il faut ensuite interpréter tous ces résultats.

Des interventions de terrain ponctuelles

En cas de catastrophe naturelle (inondation, tempête, tsunami, etc.), le ou la climatologue se rend sur le terrain afin d'étudier le phénomène de plus près, de faire des relevés et des mesures. Il ou elle cherche ensuite à trouver une explication au phénomène et, surtout, les moyens de prévenir une récidive.

Conditions de travail

Devant son ordinateur...

Le ou la climatologue travaille la plupart du temps devant son ordinateur. Il ou elle est également amené/e à travailler en équipe pluridisciplinaire avec des météorologues, géologues, physiciens, etc. afin d'étudier tous les facteurs ayant une influence sur le climat. En tant que chercheur / chercheuse, une fois son projet de recherche accepté, il ou elle bénéficie d'une certaine autonomie d'organisation.

...ou à l'autre bout du monde

Dans le cadre de son travail, le ou la climatologue peut aller travailler à l'étranger, parfois dans des conditions climatiques extrêmes (comme aux pôles ou en zone tropicale). Dans ce cas, il doit généralement prendre des tours de garde avec ses collègues pour certains relevés ou certaines tâches qui doivent être réalisés de jour comme de nuit, 7 jours/7. La participation à des congrès ou à des conférences est une autre facette du métier exigeant des déplacements.

Des horaires pas toujours fixes

Lorsque le travail s'effectue sur le terrain (après une catastrophe naturelle, par exemple), les climatologues adaptent leurs travail et emploi du temps en fonction des impératifs rencontrés. Le travail en laboratoire de recherche est beaucoup plus normé en termes d'horaires, avec cependant des périodes plus chargées et stressantes pour la remise d'un rapport.

Statuts
fonctionnaire, salarié
Secteurs
Recherche

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Analyser des résultats d'expérimentation
    • Concevoir et coordonner un programme, un projet de recherche
    • Concevoir et formaliser des protocoles de recherche et des études scientifiques
    • Coordonner une équipe de recherche
  • Procéder à des tests, expérimentations
    • Agir face à des résultats inattendus dans des recherches
    • Concevoir des expériences pour tester des hypothèses spécifiques
    • Conduire un programme d'essais
    • Traiter les données d'expérimentation pour ajuster les formulations
  • Collecter, tester, analyser des échantillons, des matériaux
    • Analyser des résultats d'expériences en laboratoire
    • Collecter des échantillons pour analyse
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Déterminer et développer les méthodes de recherche, de recueil et d'analyse de données
    • Traiter des données expérimentales complexes
  • Participer à un projet pluridisciplinaire
    • Apporter un appui scientifique à des chercheurs, institutions, entreprises
    • Collaborer avec des équipes interdisciplinaires pour des études complexes
  • Elaborer et analyser des prévisions météorologiques
    • Construire des scénarios de changement climatique
    • Interpréter les modèles de prévision météorologique
  • Conseiller une organisation, une structure
    • Conseiller des chercheurs, institutions, entreprises sur des questions scientifiques
  • Mettre en oeuvre des actions de communication
    • Présenter et expliciter les avancées scientifiques et les travaux de recherche

Dans le ROME, ce métier compte 5 compétences liées à la transition écologique et 3 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de créativité, d'inventivité
  • Faire preuve de curiosité, d'ouverture d'esprit
Ce qu'en dit l'Onisep

Scientifique de haut niveau

Les climatologues sont des scientifiques de haut niveau, généralement chercheurs, dont la rigueur et la méthode sont appréciées, notamment dans le monde de l'entreprise. Ils possèdent un solide bagage en mathématiques (notamment en modélisation), physique, géographie physique mai aussi en chimie. Ils peuvent échanger avec des scientifiques d'autres disciplines (biologie, géologie, physique...) pour faire progresser leur connaissance des phénomènes climatiques. Ils savent vulgariser le résultat de leurs recherches en rédigeant des rapports adaptés à leurs destinataires.

Adaptable et bilingue

Comme tout acteur du monde de la recherche, le ou la climatologue doit parfois se tourner vers l'international, pour débuter ou en cours de carrière. Par ailleurs, il ou elle peut partir en mission pour des périodes allant de plusieurs semaines à plusieurs mois. Maîtriser l'anglais est donc indispensable, et connaître une 2e, voire une 3e langue constitue un véritable plus.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 52 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : climatologue.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser, Analyser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Sciences, Oral, Numérique.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K2402, K2407.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir climatologue ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 8. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Master Sciences de l’univers et technologies spatiales (bac + 5), Master Biologie intégrative et physiologie (bac + 5) et Master Biologie moléculaire et cellulaire (bac + 5).

Combien gagne-t-on comme climatologue ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2358 euros brut par mois, pour un chargé de recherche d'établissement public ou un maître de conférence. La moitié des salariés à temps complet des « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) » gagnent plus de 2 712 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) » gagnaient 3 486 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 135 €.

Le métier de climatologue recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 100 recrutements de « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) », dont 42 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 159 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME K2402, K2407. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de climatologue a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de climatologue est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 1 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 4 % des tâches des métiers américains équivalents sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Le métier de climatologue est-il un métier de la transition écologique ?

Dans la classification européenne ESCO, 52 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.