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Services à la personne et à la collectivité · Recherche

Archéologue

Il ou elle étudie les vestiges du passé, comme des objets ou des bâtiments, pour comprendre les sociétés anciennes.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Salaire médian après 35 ans
53 000 € brut par an
Recrutement
Assez facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
3 types, 153 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu fouilles des sites, tu notes précisément où chaque objet a été trouvé, tu les analyses en laboratoire et tu rédiges des rapports. Tu travailles en équipe, dehors sur les chantiers de fouille, puis en laboratoire et dans les musées. Pour t'y sentir bien, il te faut de l'autonomie, de la rigueur et de la curiosité.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Travailler sur le terrain

L'archéologue acquiert l'essentiel de sa documentation à travers des travaux de fouille. Il ou elle met au jour des vestiges des temps les plus reculés, qui deviennent des objets de sciences, pour reconstituer la manière dont était occupé le territoire, quelles étaient les activités des êtres humains, leurs modes de vie et leurs comportements sociaux.

Interpréter les traces du passé

Sépultures, tessons d'amphores, éclats de métal, empreintes, pollens... ces indices sont analysés en laboratoire par l'archéologue qui fait appel à d'autres spécialistes selon la nature des vestiges : anthropologues, physiciens ou physiciennes qui vont l'aider dans la datation, zoologistes, botanistes, etc. Les études post-fouilles sont les étapes de lavage des objets, de tri, d'analyse de chaque élément trouvé. Ces indices sont regroupés pour élaborer des hypothèses et rédiger un rapport final des opérations effectuées.

Diffuser ses recherches

L'archéologue diffuse le résultat de ses recherches par le biais de publications, de conférences et d'expositions. Il ou elle peut aussi participer à la mise à jour de la carte archéologique nationale et travaille sur un SIG (système d'information géographique) en utilisant des logiciels cartographiques.

Conditions de travail

En urgence ou à long terme

Les opérations archéologiques sont de deux sortes : l'archéologie préventive (90 % des cas), liée à l'aménagement du territoire et réalisée uniquement par des professionnels et des professionnelles, et l'archéologie programmée à partir de thèmes de recherche précis, souvent réalisée pendant plusieurs années.

Du laboratoire au chantier

Une recherche documentaire précède toujours l'ouverture d'un chantier. Puis l'archéologue organise les fouilles afin de repérer les anomalies de terrain, trier, répertorier, analyser et dater les objets découverts, guider les engins de fouille (pelle mécanique, par exemple), dresser le plan du site, etc. Les fouilles peuvent concerner des sites en France comme à l'étranger.

Un travail d'équipe

L'archéologie appelle la collaboration de nombreux scientifiques complémentaires : palynologues (pollens), carpologues (couvert végétal ancien, climat), céramologues (poteries). Enfin, l'archéologue rédige un rapport de fouille, accompagné de dessins et de photos. Le but de la recherche est la publication. C'est la synthèse de toutes les informations recueillies sur le terrain et en laboratoire.

Statuts
fonctionnaire, salarié
Secteurs
Culture - Patrimoine, Enseignement, Fonction publique, Recherche

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Collaborer avec des institutions académiques
    • Comprendre des documents de recherche (croquis, dessin, description...) et des modes opératoires, y compris en anglais
    • Développer des méthodes de recherche innovantes
    • Diriger des travaux de recherche (thèse, mémoire d'études...)
  • Rédiger un article, un contenu éditorial
    • Contribuer à des publications scientifiques
    • Rédiger des articles pour des revues spécialisées
    • Rédiger une publication scientifique
  • Analyser, exploiter, structurer des données
    • Analyser des données de recherche en sciences humaines
    • Déterminer et développer les méthodes de recherche, de recueil et d'analyse de données
    • Maîtriser les techniques de recherche d'informations dans des bases de données, et à travers des sources publiques et privées
  • Prendre la parole en public
    • Participer à des conférences scientifiques
    • Présenter des résultats de recherche à des audiences variées
  • Conseiller une organisation, une structure
    • Conseiller des chercheurs, institutions, entreprises sur des questions scientifiques
  • Enseigner, développer des compétences
    • Former des étudiants aux méthodes de recherche
  • Mener un entretien, une interview, une audition
    • Mener des entretiens qualitatifs
  • Mettre en oeuvre des actions de communication
    • Présenter et expliciter les avancées scientifiques et les travaux de recherche

Dans le ROME, ce métier compte 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Faire preuve d'autonomie
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de curiosité, d'ouverture d'esprit
Ce qu'en dit l'Onisep

Goût pour la recherche et la gestion d'équipe

Scientifique au contact de la recherche et du terrain, l'archéologue travaille avec une équipe pluridisciplinaire. Il ou elle doit être apte à conduire des projets, à animer et à organiser le travail d'une équipe en respectant les contraintes techniques, de sécurité et de délais, notamment pour les fouilles préventives.

Capacité à diriger un chantier

Sur le terrain, l'archéologue devient le chef ou la cheffe de chantier pour l'organisation des fouilles en extérieur, par tous les temps et sous différents climats. En bonne santé physique, son travail manuel l'amène à manier différents outils selon la nature et l'avancée des fouilles : de la pelle mécanique au pinceau. Patience et de minutie doivent donc l'accompagner au quotidien.

Rigueur, patience et communication

Après la fouille de terrain, l'archéologue doit nettoyer, inventorier, comptabiliser, recoller, dessiner les vestiges. Il ou elle fait preuve d'une grande capacité d'observation et d'imagination pour faire parler les découvertes. L'utilisation de logiciels de modélisation et de simulation l'aident à étayer ses hypothèses. Son esprit de synthèse lui est précieux pour rédiger un rapport détaillé. Ses résultats de recherches sont ensuite communiqués à d'autres chercheurs ou chercheuses, au niveau national et international, mais aussi à différents publics, spécialisés ou non.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 3 % des compétences de ce métier sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Métier européen correspondant : archéologue.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider, Analyser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K2401.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir archéologue ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Licence Histoire, Licence Histoire de l'art et archéologie et Licence Histoire de l'art. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Master Psychanalyse (bac + 5), Master Sciences cognitives (bac + 5) et Master Psychologie : psychopathologie clinique psychanalytique (bac + 5).

Combien gagne-t-on comme archéologue ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : variable en fonction du lieu d'exercice. La moitié des salariés à temps complet des « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) » gagnent plus de 2 712 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) » gagnaient 3 486 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 135 €.

Le métier d'archéologue recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 100 recrutements de « Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) », dont 42 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 39 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME K2401. Les employeurs trouvent assez facilement des candidats pour ce métier (tension 2 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'archéologue a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Personnels d’étude et de recherche » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (20 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'archéologue est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 2 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 3 % des tâches des métiers américains équivalents sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.