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Banque, Assurance, Immobilier · Assurance

Souscripteur / souscriptrice

Le souscripteur ou la souscriptrice évalue les risques que présentent un client ou un projet et décide si une compagnie d'assurance accepte de l'assurer, et à quelles conditions.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 32 000 à 44 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 44 000 à 60 000 € brut par an
Recrutement
Dans la moyenne
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
3 types, 974 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu étudies des dossiers, tu analyses des données, tu poses des questions aux clients ou aux courtiers, tu fixes des conditions et un prix et tu rédiges les contrats. Tu travailles avec les commerciaux, les juristes et les actuaires. Pour t'y sentir bien, il te faut le sens des responsabilités, le sens de l'organisation et de l'autonomie.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Évaluer les risques

Sa première mission : estimer les risques encourus par sa compagnie d'assurance en acceptant de prendre en charge tel ou tel client (le plus souvent un professionnel du secteur industriel ou agricole). Pour ce faire, il s'agit d'étudier avec soin le dossier de demande et de faire appel à des missions d'inspection et de vérification sur le terrain (ateliers, usines, chantiers de construction, bâtiments agricoles). Enfin, le souscripteur ou la souscriptrice accepte ou non de garantir le risque, en argumentant les motifs d'un éventuel refus.

Définir les termes du contrat

Il ou elle supervise également la rédaction des contrats : il faut adapter les clauses standard, habituellement proposées par sa société, pour faire du sur-mesure. Il s'agit aussi de fixer les conditions de garantie (plafond, franchise) et de calculer le montant des primes à payer par l'entreprise assurée. Éventuellement, le souscripteur ou la souscriptrice demande d'adopter des mesures préventives pour limiter les risques.

Assurer un suivi

Une fois le contrat signé, il ou elle participe activement à son suivi. Si les données changent en cours de route, par exemple si l'activité professionnelle assurée se développe à l'international, il faut procéder aux ajustements nécessaires et rajouter des clauses au contrat.

Conditions de travail

Un travail de bureau

Occupant un emploi salarié dans un cabinet de courtage, une société d'assurances ou chez un agent général ou une agente générale, le souscripteur ou la souscriptrice passe une grand part de son temps sur ses dossiers, à analyser minutieusement les risques. Il ou elle exerce donc un travail de bureau, mais échange avec de nombreuses personnes.

Des décisions prises en collaboration

Pour statuer sur le cas d'un client potentiel, le souscripteur s'appuie sur les éléments fournis par l'inspecteur vérificateur ou l'inspectrice vérificatrice et rencontre éventuellement les agents et agentes du réseau de sa compagnie d'assurances, pour compléter ses informations sur l'entreprise à assurer. Il ou elle échange aussi avec les courtiers et courtières et avec d'autres responsables de la souscription au sein de sa compagnie d'assurance. Une fois l'accord donné, il faut compte de la politique globale de l'assureur pour fixer la tarification des cotisations dues par l'entreprise assurée.

Des déplacements ponctuels

Pour cerner au mieux les activités professionnelles des entreprises potentielles assurées et se faire une idée des risques à garantir, il arrive parfois que le souscripteur ou la souscriptrice se déplace sur le terrain.

Statuts
salarié
Secteurs
Banque - Assurances

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Contrôler la qualité et la conformité d'un livrable
    • Vérifier les garanties souscrites dans le cas d'un sinistre
  • Rédiger un contrat
    • Mener des opérations de souscription en assurance
  • Apporter une assistance technique aux équipes
    • Assister les collaborateurs au niveau commercial ou technique
  • Concevoir et promouvoir une offre commerciale
    • Définir des modalités de souscription
  • Elaborer une stratégie de développement d'activité
    • Définir une stratégie de développement d'une activité ou de produits

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Faire preuve de sens des responsabilités
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve d'autonomie
Ce qu'en dit l'Onisep

Vigilance et anticipation

Les contrats sont sur des montants de couverture élevés et il faut avoir une grande vigilance. Quand le souscripteur ou la souscriptrice étudie un dossier, il lui faut repérer les paramètres qui pourraient s'avérer lourds de conséquences pour l'assureur. Il faut pouvoir se projeter dans l'avenir et anticiper les éventuels sinistres, pour trouver l'équilibre entre la prudence et l'intérêt commercial de sa société.

Connaissances techniques

Établir un contrat pour une entreprise industrielle suppose de mener des recherches techniques sur ses activités. Un souscripteur ou une souscriptrice ayant des connaissances pointues dans tel ou tel domaine sera plus à l'aise pour évaluer les risques et donc plus efficace. Dans le cas contraire, il lui faudra solliciter l'avis d'experts ou d'expertes.

Négociation et information

Maîtriser l'art de la négociation est aussi un atout. Il faut pouvoir justifier ses choix, arguments à l'appui. Il est important de communiquer efficacement avec des intermédiaires (agents et agentes généraux, courtiers et courtiers) et avec des assurés, qu'il faut pouvoir renseigner précisément sur leurs contrats.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Entreprendre.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Écrit.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche C1110.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir souscripteur ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac, Écoles de commerce après le bac et Licence Droit. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Licence pro Assurance, banque, finance : supports opérationnels (bac + 3 ou 4), Master Droit des assurances (bac + 5) et CQP Chargé de relation clientèle assurance (bac + 2). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme souscripteur ?

Repères d'études de rémunération publiées : Conseiller clientèle (0 à 4 ans) : de 32 000 à 44 000 € brut par an ; Directeur d'agence (8 à 15 ans) : de 44 000 à 60 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : entre 2900 et 4200 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Cadres et indépendants commerciaux des assurances » gagnent plus de 2 200 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Techniciens des assurances », « Cadres des assurances ») gagnaient de 3 205 € à 4 961 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 823 € à 4 251 €.

Le métier de souscripteur recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 550 recrutements de « Cadres et indépendants commerciaux des assurances », dont 43 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 46 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME C1110. Recrutement dans la moyenne pour ce métier (tension 3 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de souscripteur a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Cadres de la banque et des assurances » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+0 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (27 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de souscripteur est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une bonne partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 3 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 22 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.