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Services à la personne et à la collectivité · Sécurité privée

Opérateur en station de télésurveillance / opératrice en station de télésurveillance

L'opérateur en télésurveillance surveille des alarmes et des caméras à distance et alerte les secours ou les agents en cas de problème.

En bref

Niveau d'études
CAP ou équivalent
Salaire du débutant
22 700 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
25 200 € brut par an
Recrutement
Difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 40 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Depuis une salle de contrôle, tu surveilles des alarmes et des caméras de sites privés ou publics. En cas d'alerte, tu vérifies la situation, tu préviens un agent de sécurité, la police ou les pompiers. Tu travailles en équipe, souvent de nuit et le week-end. Il faut de l'esprit d'équipe, de l'autonomie et une grande vigilance.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Surveillance, analyse, suivi des consignes

La surveillance à distance s'effectue de manière continue. À la suite du retentissement d'une alarme (intrusion, incendie, problème technique), l'opérateur ou l'opératrice examine le type d'alarme et les images avec attention et déclenche, si besoin, des mesures conservatoires. Cela se fait en assurant la traçabilité de son action, via une main courante informatisée. En fonction des informations transmises par les caméras ou reçues par téléphone, il ou elle applique, dans le respect de la réglementation, les procédures de la station de télésurveillance. Il convient de suivre les actions définies dans les consignes. En général, le client ou la cliente est prévenu par l'opérateur ou l'opératrice qui, en fonction de la nature et du degré d'urgence, dispose d'une habilitation lui permettant de faire appel aux secours ou aux forces de l'Ordre. Il s'agit alors de transmettre des informations claires et précises, pour une intervention rapide et efficace. Dans ce cas aussi, l'opérateur ou l'opératrice en assure la traçabilité via une main courante informatisée.

Organisation des interventions

Les technologies et les moyens mis à sa disposition en station de télésurveillance lui permettent d'identifier avec précision la nature et la zone de déclenchement d'alarme, ainsi que l'utilisateur du système. L'opérateur ou l'opératrice peut aussi déclencher des alarmes à distance, dépêcher des personnes sur place ou encore bloquer l'accélérateur d'un camion transportant des objets de valeur, sous sa surveillance, s'il ne respecte pas l'itinéraire prévu, etc. Quand la situation revient à la normale, il ou elle vérifie les installations et les dispositifs de protection afin de les « réarmer ». Chaque action fait l'objet d'un rapport et se décide en concertation avec le coordinateur ou la coordinatrice. Dans tous les cas, l'opérateur ou l'opératrice se conforme à la déontologie de sa profession.

Conditions de travail

Un métier réglementé

La sécurité privée est chargée de missions de surveillance et de prévention, en complément des missions de sécurité publique menées par la police nationale, la gendarmerie nationale ou la police municipale. Ce sont des professions réglementées par la loi, régies par le CSI (Code de la sécurité intérieure). Pour exercer, il faut être titulaire d'une carte professionnelle et posséder un casier judiciaire vierge.

À distance

L'opérateur ou l'opératrice travaille à distance des sites surveillés, au sein d'une station de télésurveillance. Pour assurer la surveillance des biens et des personnes, il ou elle utilise des dispositifs et des matériels de télésurveillance et de vidéosurveillance, à l'aide de moyens électroniques (détecteurs, caméras) et informatiques, indépendamment ou de façon complémentaire. Les lieux surveillés peuvent être très variés mais sont exclusivement privés : habitations de particuliers, résidences, sites sensibles, entreprises, magasins, centres commerciaux, etc. Le travail est sédentaire, devant des écrans et au téléphone.

En équipe, jour et nuit

L'opérateur ou l'opératrice de niveau 1 travaille sous le contrôle d'un opérateur ou d'une opératrice expérimentée (SCT2). Il ou elle peut aussi être en relation avec des clients à rassurer en cas d'anomalies. Les permanences de surveillance se font sans interruption de service, 24 heures/24, 365 jours par an. Il lui faut généralement effectuer des vacations de 12 heures, de jour comme de nuit, y compris les week-ends et les jours fériés. En clair, il ou elle est en poste 3 ou 4 jours par semaine, et en repos le reste du temps.

Statuts
salarié
Secteurs
Logistique et transport, Sécurité

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Définir et mettre en oeuvre des protocoles de sécurité
    • Déclencher les mesures d'urgence en cas d'incident
    • Développer les aptitudes sensorielles du chien permettant la détection de personnes, matières ou objets suspects
    • Sécuriser des personnes, des lieux et des biens par un système de vidéoprotection
    • Sécuriser le public en cas d'incidents et alerter les services compétents de gendarmerie, pompiers
  • Contrôler l'accès et la circulation des personnes
    • Délivrer des autorisations d'accès
    • Effectuer des contrôles visuels et par palpation, à l'entrée des visiteurs
    • Filtrer des personnes ou des objets au moyen d'appareils de contrôle
    • Gérer les accès à des zones restreintes
  • Evaluer, prévenir, et gérer les risques et la sécurité
    • Appliquer les procédures de sécurité en cas d'urgence
    • Contrôler une zone sensible avant d'intervenir
    • Evaluer les risques de sécurité dans différentes situations
    • Réaliser des interventions de sécurité nécessitant une habilitation
  • Evaluer une situation à risques
    • Détecter et localiser tout individu ou tout comportement présentant une menace pour la sécurité ou la sûreté
    • Détecter les comportements suspects
    • Repérer les comportements ou situations à risques
  • Gérer une situation d'urgence
    • Agir rapidement en cas d'accident ou d'imprévu
    • Gérer des situations de crise ou d'urgence
    • Gérer les situations d'urgence et appliquer les procédures adéquates
  • Mettre en oeuvre des actions de communication
    • Adapter sa communication selon les interlocuteurs et les médias utilisés
    • Utiliser les outils digitaux (communication, applications, objets connectés)
  • Surveiller un espace, un local, un lieu, une installation
    • Réaliser une télésurveillance
    • Repérer les anomalies, incidents et informer les forces de l'ordre et les clients
  • Protéger des personnes et des biens
    • Effectuer des rondes de surveillance
    • Surveiller et protéger les zones sensibles (vestiaires, parkings, tribunes, aire de jeu, scène …)

Dans le ROME, ce métier compte 1 compétence liée à la transition écologique et 1 liée au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve d'autonomie
  • Faire preuve de réactivité
  • Faire preuve de contrôle de soi
Ce qu'en dit l'Onisep

Écoute, rigueur et sang-froid

Il est primordial pour un opérateur ou une opératrice de garder la tête froide. Par écran interposé, il arrive d'assister, en direct, à un braquage de banque ou à l'intrusion de cambrioleurs dans une villa. Dans ces cas, il faut réagir rapidement et de manière appropriée, tout en respectant les procédures et les consignes. Par exemple, en questionnant par téléphone et en reformulant pour établir un constat de la situation, et ainsi pouvoir qualifier la nature et le degré d'urgence, afin de prendre la décision la plus adaptée à la situation.

Précision et analyse

L'opérateur ou l'opératrice doit développer un sens de l'observation pointu pour analyser, de façon pertinente, les flux d'alarmes ou les images qui défilent sous leurs yeux. Il ou elle repère immédiatement une fenêtre entrouverte, etc. Il lui faut s'exprimer clairement, à l'oral comme à l'écrit, pour fournir un exposé concis aux autorités et à sa hiérarchie, et rédiger les rapports de chaque incident. En toutes circonstances, le respect des procédures préétablies est nécessaire.

Sens de la relation client

L'opérateur ou l'opératrice appelle les clients en cas de déclenchement d'une alarme, ou visionne une anomalie. Dans ce cas, il ou elle les avertit d'une tentative d'intrusion chez eux. Il lui faut agir avec empathie et calme, afin de les rassurer et de les guider dans leurs démarches. La plus grande confidentialité doit aussi être respectée.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider, Organiser, Concret.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Technique et manuel, Écrit.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K2503.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir opérateur en station de télésurveillance ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : CAP ou équivalent. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BTS Management opérationnel de la sécurité. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : CAP Agent de sécurité (niveau CAP), Titre professionnel Opérateur en télésurveillance et services associés (niveau bac) et Titre professionnel Agent de sûreté et de sécurité privée (niveau bac).

Combien gagne-t-on comme opérateur en station de télésurveillance ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1890 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Agents de sécurité et de surveillance » gagnent plus de 1 800 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Agents de sécurité et de surveillance », « Concierges ») gagnaient de 2 083 € à 2 390 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 050 € à 2 238 €.

Le métier d'opérateur en station de télésurveillance recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 24 730 recrutements de « Agents de sécurité et de surveillance », dont 48 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 1 930 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME K2503. Les employeurs ont du mal à recruter pour ce métier (tension 4 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'opérateur en station de télésurveillance a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Agents de gardiennage et de sécurité » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (-1 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (32 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'opérateur en station de télésurveillance est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 8 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.