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Services à la personne et à la collectivité · Accompagnement de la personne

Médiateur familial / médiatrice familiale

Le médiateur familial ou la médiatrice familiale aide des familles en conflit, par exemple lors d'une séparation, à dialoguer et à trouver des accords.

En bref

Niveau d'études
bac + 3
Accès
Sélectif
Salaire du débutant
de 27 000 à 40 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 35 000 à 60 000 € brut par an
Recrutement
Difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
2 types, 119 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu reçois des membres d'une même famille en conflit : séparation, garde d'enfants, relations avec les grands-parents. Tu les écoutes chacun leur tour, tu favorises le dialogue et tu les aides à trouver des solutions qui conviennent à tous, sans imposer ton avis. Tu travailles en association ou en service social. Il faut de l'écoute, de l'empathie, de la réactivité et de l'organisation.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

À l'écoute de chaque personne

Spécialiste du conflit au sein des familles, le médiateur familial ou la médiatrice familiale favorise le dialogue permettant à chacun ou chacune de comprendre le point de vue de l'autre. Il ou elle est le garant d'un climat de respect mutuel propice à la collaboration et intervient dans les situations de divorce ou de séparation, de conflit intergénérationnel ou de problème de succession.

Dans l'intérêt de chaque membre de la famille

Son rôle est d'amener les personnes à définir les bases d'un accord durable et mutuellement acceptable. Tenant compte des besoins de chacun ou chacune, il ou elle privilégie l'intérêt des enfants dans les cas de partage de l'autorité parentale, de droit de visite et d'hébergement, ou de répartition des responsabilités financières.

Un lien vers d'autres collègues

Le médiateur ou la médiatrice doit pouvoir analyser une situation et rediriger au besoin la famille vers un autre professionnel ou professionnelle (psychologue, juriste, assistant ou assistante de service social...) si la problématique dépasse son champ d'intervention.

Conditions de travail

Dans le milieu associatif et le secteur public

Le médiateur familial ou la médiatrice familiale reçoit dans son bureau les familles pour des entretiens. Sa présence est surtout importante dans le milieu associatif : école des parents et des éducateurs ou éducatrices, union départementale des associations familiales, associations de sauvegarde de l'enfance et de l'adolescence... Cependant, il ou elle peut aussi travailler dans des organismes publics ou parapublics, telles les CAF (caisses d'allocations familiales) ou les collectivités locales et territoriales (mairies, conseils généraux).

À temps partiel ou en libéral

La médiation familiale s'exerce rarement à temps plein : elle ne représente souvent que 30 à 50 % du temps de travail. Pour compléter son activité, ce professionnel ou cette professionnelle exerce souvent un autre métier, correspondant à sa formation de base. Il ou elle peut alors travailler pour deux structures ou exercer deux fonctions distinctes au sein d'un même organisme. Il est également possible de pratiquer le métier de médiateur familial ou la médiatrice familiale en libéral, mais rares sont ceux ou celles qui parviennent à vivre de cette seule activité.

Statuts
fonctionnaire, salarié
Secteurs
Fonction publique, Social

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Favoriser l'entente, la collaboration
    • Encourager l'expression des émotions
    • Encourager l'expression libre des sentiments au sein du couple
    • Identifier les besoins, attentes et problématiques relationnelles
    • Reformuler les propos pour favoriser la compréhension mutuelle
  • Assurer une médiation
    • Accompagner un couple ou une famille dans la formalisation du projet d'entente conjugal ou familial
    • Etablir le contrat de médiation avec le couple, la famille
    • Vérifier le consentement des participants à la médiation et les informer sur les modalités d'intervention
  • Analyser une situation et produire un diagnostic
    • Analyser des situations à risque et proposer des solutions
    • Analyser le contexte de vie d'une personne ou d'une famille
  • Conseiller, accompagner une personne
    • Accompagner les personnes dans la recherche de solutions adaptées
  • Prévenir les risques psychosociaux
    • Sensibiliser à la santé mentale et au bien-être
  • Gérer une situation de crise
    • Gérer les situations de crise familiale
  • Assurer la gestion administrative et financière d'une activité
    • Assurer la gestion administrative d'une activité
  • Accueillir, orienter, renseigner un public
    • Orienter les personnes vers des services spécialisés si nécessaire

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de réactivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Des qualités humaines indispensables

Ce métier repose sur les relations humaines. Le sens du contact et de l'écoute ainsi que la diplomatie sont des qualités indispensables pour devenir médiateur familial ou médiatrice familiale. Il est également recommandé d'avoir un bon équilibre émotionnel pour gérer des situations parfois difficiles, voire très conflictuelles.

Une neutralité bienveillante

Le médiateur ou la médiatrice doit savoir prendre suffisamment de recul par rapport aux situations rencontrées pour ne pas porter de jugement sur les habitudes de vie, les modes de fonctionnement ou les coutumes des personnes rencontrées. Neutralité, confidentialité et impartialité sont les trois grands principes déontologiques à respecter.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider, Entreprendre.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K1101.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir médiateur familial familiale ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 3. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Licence Sciences de l'éducation et de la formation et BUT Carrières sociales. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Médiateur familial (bac + 3 ou 4), BUT Carrières sociales : Assistance sociale (bac + 3 ou 4) et BUT Carrières sociales : Éducation spécialisée (bac + 3 ou 4). Accès sélectif : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Licence Sciences de l'éducation et de la formation) a un taux d'accès médian de 58 %.

Combien gagne-t-on comme médiateur familial familiale ?

Repères d'études de rémunération publiées : Intervenant (0 à 5 ans) : de 27 000 à 40 000 € brut par an ; Chef de service (10 à 15 ans) : de 35 000 à 60 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1867 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Professionnels de l'action sociale » gagnent plus de 1 998 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Professionnels de l'action sociale » gagnaient 2 696 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 419 €.

Le métier de médiateur familial familiale recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 10 420 recrutements de « Professionnels de l'action sociale », dont 46 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 30 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME K1101. Les employeurs ont du mal à recruter pour ce métier (tension 4 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de médiateur familial familiale a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Professionnels de l’action sociale et de l’orientation » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+6 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (22 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de médiateur familial familiale est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 3 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.