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Santé · Praticiens médicaux

Médecin de secours en montagne

Le ou la médecin de secours en montagne soigne et évacue des blessés en montagne, parfois en hélicoptère ou en équipe de secours.

En bref

Niveau d'études
bac + 9 et plus
Salaire du débutant
55 600 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
93 800 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 287 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu interviens en montagne quand un skieur, un randonneur ou un alpiniste est blessé. Tu fais les premiers soins sur place, souvent dans des conditions difficiles, puis tu organises l'évacuation avec les secouristes. Tu travailles avec des pisteurs, des pompiers et des pilotes d'hélicoptère. Il faut de l'écoute, de la rigueur, de la réactivité et un bon niveau en montagne.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Des accidents souvent aggravés

La présence d'un ou d'une médecin est très souvent nécessaire dans les opérations de secours en montagne. Les accidents peuvent être provoqués par une chute (entorse, fracture, perte de conscience en escalade avec risque du syndrome du baudrier), une glissade sur la neige ou un malaise cardiaque lors d'une randonnée, dû à une condition physique inadaptée.

Des pathologies propres au milieu

Le ou la médecin de secours en montagne peut intervenir sur des pathologies spécifiques liées au froid, aux avalanches, à l'altitude, au manque d'oxygène ou au soleil : insolation, gelure, hypothermie, hypoxie, pathologie ophtalmologique, œdème pulmonaire ou cérébral, pour citer quelques exemples.

Un bon diagnostic

Dans tous les cas, il ou elle établit un diagnostic sur l'état de santé de la victime et prodigue les soins et les gestes adaptés (anesthésie, immobilisation). Avec une équipe à ses côtés composée de sauveteurs ou de sauveteuses, d'un ou d'une pilote et d'un mécanicien ou d'une mécanicienne d'hélicoptère, il ou elle doit décider de la nécessité d'évacuation et de ses modalités telles que l'hélitreuillage.

Conditions de travail

Des permanences de 24 heures

Le ou la médecin de secours en montagne tient une permanence sur une base héliportée du Samu (service d'aide médicale urgente) ou d'une unité spécialisée de secours en montagne. La première fonctionne 24 heures sur 24, toute l'année, pour des missions sanitaires variées. Une unité spécialisée est activée durant la saison hivernale et les 2 mois d'été.

Soins en milieu périlleux

Le ou la médecin de secours en montagne peut intervenir en milieu périlleux (paroi, neige, terrain spéléo, crevasse, canyon) et aussi dans le froid et par mauvais temps. Il ou elle s'adapte à ces contraintes pour administrer les soins. Véritable travail d'équipe, le secours en montagne fait appel à des spécialistes du sauvetage, pilotes et mécaniciens ou mécaniciennes d'hélicoptère. Tous et toutes assistent le ou la médecin dans la préparation du matériel : mise en traîneau ou hélitreuillage de la personne accidentée.

Une activité secondaire

Avant tout médecin urgentiste, ce professionnel ou cette professionnelle intervient principalement en médecine préhospitalière. Une partie de son activité est consacrée à de la régulation téléphonique au centre d'appels du 15 et à l'embarquement dans les camions ou les hélicoptères du Samu. Jour, nuit ou week-end, il lui faut faire face à une activité qui n'est jamais programmée.

Statuts
fonctionnaire, salarié
Secteurs
Fonction publique, Santé

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Concevoir des protocoles de soins
    • Déterminer les besoins thérapeutiques et réaliser les soins médicaux
    • Organiser le suivi post-traitement
  • Informer, accompagner un patient
    • Conseiller le patient sur des pratiques de santé préventive
  • Prodiguer les gestes de premiers secours en cas d'urgence
    • Gérer les urgences médicales
  • Procéder à des examens médicaux
    • Recenser les symptômes, les dysfonctionnements, cerner l'environnement de vie du patient et procéder à l'examen clinique
  • Prescrire des soins ou des médicaments
    • Réaliser la prescription médicale, expliquer les modalités de traitement au patient et le conseiller sur l'hygiène de vie
  • Gérer les relations publiques
    • Représenter sa structure ou son service lors d'un événement ou auprès d'instances de décision
  • Créer, concevoir de nouveaux services ou des améliorations de services
    • Créer des procédures de recueil d'informations médicales
  • Mettre à jour un dossier, une base de données
    • Actualiser le dossier médical du patient

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de réactivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Avant tout urgentiste

Le ou la médecin de secours en montagne est avant tout un ou une urgentiste. Il ou elle a aussi validé une qualification spécifique en " médecine d'urgence en montagne ". Celle-ci lui permet de s'intégrer à l'équipe héliportée et d'être autonome en terrain dangereux sur le plan technique et le plan médical.

Autonome dans sa pratique médicale

Excellent ou excellente médecin, il ou elle peut en montagne prendre la décision du traitement et des soins à pratiquer, sait poser rapidement le bon diagnostic, prodiguer des soins d'urgence (anesthésie, intubation, immobilisation) et déterminer vers quel hôpital transférer le(s) blessé(s) ou le(s) blessée(s). Faisant preuve d'un grand calme, il ou elle est capable de rassurer la personne prise en charge, souvent en état de choc.

Bon niveau sportif et aimant la montagne

Ce ou cette médecin a une grande expérience du milieu montagnard et des sports de montagne (alpinisme, ski de randonnée ou autres). Participant à des exercices réguliers en secours, il ou elle maintient sa condition physique et son niveau technique et sait faire preuve d'adaptabilité et de sang-froid.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche J1102.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir médecin de secours en montagne ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 9 et plus. Sur Parcoursup, on y va notamment par : PASS (parcours d'accès spécifique santé). Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Docteur en médecine (bac + 5).

Combien gagne-t-on comme médecin de secours en montagne ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 4633 euros brut par mois, pour un praticien hospitalier permanent 1er échelon à temps plein, hors gardes et indemnités éventuelles. La moitié des salariés à temps complet des « Médecins » gagnent plus de 5 000 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Médecins » gagnaient 6 117 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 788 €.

Le métier de médecin de secours en montagne recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 8 820 recrutements de « Médecins », dont 79 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 2 638 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME J1102. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de médecin de secours en montagne a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Médecins et assimilés » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (29 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de médecin de secours en montagne est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 4 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.