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Industrie · Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriels

Ingénieur d'études en sûreté nucléaire / ingénieure d'études en sûreté nucléaire

L'ingénieur d'études en sûreté nucléaire étudie les risques des installations nucléaires et propose des mesures pour éviter les accidents.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Dans la moyenne
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
2 types, 763 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu travailles dans un organisme de contrôle, un exploitant ou un bureau d'études. Tu fais des calculs, tu construis des scénarios d'accident, tu rédiges des dossiers, tu échanges avec les autorités et tu conseilles les équipes. Il faut de la rigueur, de l'organisation, de la discrétion et du sang-froid. Ce métier est très encadré et à haute responsabilité.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Analyser la situation

L'ingénieur ou l'ingénieure d'études en sûreté nucléaire intervient particulièrement lors de l'évolution d'une installation (modernisation, extension, démantèlement, etc.). Il ou elle commence par passer en revue les différents risques présents ou à venir, en recueillant les données sur le terrain. Il convient ensuite d'analyser l'état de sûreté de l'installation et de vérifier le respect des règles et des procédures sur le terrain.

Apporter son expertise

En dehors des études de sûreté, l'ingénieur ou l'ingénieure anime la politique globale de sûreté de la centrale, dans le cadre de la prévention des incidents. Il ou elle apporte son expertise sécurité à tous les métiers de la centrale et participe à la diffusion de la "culture sûreté" sur le site. Il ou elle apporte également assistance et conseil au chef ou à la cheffe d'installation et participe aux différents comités techniques et garantit le respect des procédures.

Diffuser l'information

Une grosse partie de son travail consiste à rédiger des documents de référence sur la sûreté. Il ou elle pilote leurs mises à jour en fonction des informations reçues de l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) et d'une importante veille effectuée sur son secteur. Il ou elle sert également d'intermédiaire dans la communication avec l'ASN ou lors de demandes d'inspections internationales, par exemple.

Conditions de travail

En partie itinérant

L'ingénieur ou l'ingénieure d'études en sûreté nucléaire peut avoir à se déplacer de site en site en fonction des besoins, notamment pour préparer un démantèlement ou des travaux dans une centrale. Il faut donc s'attendre à des périodes de travail loin de chez soi. Même si une partie de son travail, notamment la phase de rédaction, se fait au bureau, il ou elle passe beaucoup de temps sur le terrain pour récolter les informations mais aussi les diffuser.

Différents statuts

La plupart du temps salarié/e d'un grand groupe de l'industrie nucléaire, l'ingénieure ou l'ingénieure peut aussi intervenir comme consultant/e externe, pour une PME (petite et moyenne entreprise) du secteur, par exemple. Dans ce cas, il ou elle se déplace de site en site, au gré des missions. Dans la fonction publique, il existe quelques postes d'inspecteurs de la sûreté à l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire), ouverts aux ingénieurs spécialisés en sûreté nucléaire.

Des situations d'urgence

L'ingénieur ou l'ingénieure sûreté doit réagir vite en cas de dysfonctionnement interne ou externe (comme une inondation). Il ou elle doit alors gérer la priorité du moment avec, en tête, la sécurité des personnes, de l'environnement et de l'installation. Il ou elle assiste alors le ou la responsable d'exploitation dans la mise en place des procédures. Dans une telle situation, il ne faut pas compter ses heures : seule la sécurité compte.

Statuts
salarié
Secteurs
Énergie

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Evaluer, prévenir, et gérer les risques et la sécurité
    • Concevoir des scénarios d'accident
    • Former et informer les salariés pour les sensibiliser à la prévention des risques
    • Préconiser des méthodes et outils de gestion des risques
  • Elaborer des règles et procédures de Qualité, Hygiène, Sécurité, Santé et Environnement (QHSSE)
    • Concevoir un système de management Qualité Sécurité Environnement (QSE)
    • Construire un plan d'action QSE
  • Réaliser un diagnostic environnemental
    • Communiquer un diagnostic sur des risques environnementaux ou sanitaires
    • Réaliser une étude d'impact environnemental
  • Définir et déployer une politique de développement durable
    • Concevoir et déployer la déconstruction, la dépollution ou le recyclage d'une installation
    • Préconiser des mesures environnementales
  • Encourager la créativité et l'innovation dans son équipe
    • Encourager l'amélioration continue dans les pratiques
  • Conseiller, accompagner une personne
    • Apporter un appui technique aux services qualité, maintenance, méthodes, recherche et développement
  • Enseigner, développer des compétences
    • Former aux évolutions techniques et règlementaires
  • Elaborer des processus et des modes opératoires techniques
    • Délivrer des autorisations d'activités et déterminer leurs modalités d'exécution (port d'équipement spécial, habilitation, permis feu, ...)

Dans le ROME, ce métier compte 9 compétences liées à la transition écologique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Etre force de proposition
  • Faire preuve de sens des responsabilités
Ce qu'en dit l'Onisep

Une connaissance approfondie du secteur

L'ingénieur ou l'ingénieure d'études en sûreté nucléaire doit avoir une connaissance approfondie du fonctionnement des centrales nucléaires. Il ou elle doit en outre maîtriser les référentiels "sûreté" et connaître les méthodes d'analyse des risques, afin de gérer des situations d'urgence et de stress importantes, tout en gardant la tête froide et le recul nécessaire.

Des qualités humaines importantes

Son travail amène l'ingénieur ou l'ingénieure d'études en sûreté nucléaire à avoir de nombreux interlocuteurs, en interne comme en externe. Il ou elle doit avoir de bonnes capacités rédactionnelles et doit savoir communiquer efficacement avec des personnes aux profils variés. Pédagogue, diplomate, il ou elle doit également avoir du tact pour faire passer les informations ou mesures nécessaires à la sûreté de tous, sans empiéter sur les prérogatives des un/es ou des autres. Enfin, une bonne connaissance de l'anglais est indispensable, tout comme la maîtrise aussi de l'outil informatique.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 15 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Technique et manuel, Numérique.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche H1302.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir ingénieur d'études en sûreté nucléaire ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac et Écoles de commerce après le bac. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Ingénieur diplômé du Conservatoire national des arts et métiers, spécialité Gestion des risques (bac + 5), Ingénieur spécialisé en génie atomique, diplômé de l'Institut national des sciences et techniques nucléaires (bac + 5) et Ingénieur diplômé de l'École supérieure angevine d'informatique et de productique, spécialité gestion des risques et environnement (bac + 5). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme ingénieur d'études en sûreté nucléaire ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 3070 euros brut par mois, hors primes. La moitié des salariés à temps complet des « Ingénieurs et cadres techniques en Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriels et exploitation éco-industriel » gagnent plus de 3 060 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Cadres techniques de la maintenance et de l'environnement » gagnaient 4 747 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 3 741 €.

Le métier d'ingénieur d'études en sûreté nucléaire recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 040 recrutements de « Ingénieurs et cadres techniques en Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriels et exploitation éco-industriel », dont 34 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 93 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME H1302. Recrutement dans la moyenne pour ce métier (tension 3 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'ingénieur d'études en sûreté nucléaire a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Ingénieurs et cadres techniques de l’industrie » entre 2019 et 2030 : en hausse (+24 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (27 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'ingénieur d'études en sûreté nucléaire est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 1 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.