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Communication, Média et Multimédia · Images et sons

Designer d'interaction / designeuse d'interaction

Le designer d'interaction ou la designeuse d'interaction conçoit la façon dont les gens utilisent un produit numérique ou physique, pour que ce soit simple, clair et agréable.

En bref

Niveau d'études
bac + 3
Accès
Sélectif
Salaire du débutant
30 000 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
38 600 € brut par an
Recrutement
Facile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Moins que la moyenne
Intelligence artificielle
Tâches exposées à l'IA
Formations Parcoursup
4 types, 128 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu observes des utilisateurs, tu dessines des parcours et des maquettes, tu fais tester des prototypes et tu améliores. Tu travailles avec des designers, des développeurs et des chefs de projet. Tu veux que les gens comprennent vite comment utiliser un outil. Il faut de la créativité, de l'empathie, de l'observation, de la clarté et de l'esprit d'équipe.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

De nombreuses applications

Le designer ou la designeuse d'interaction ne s'incarne pas uniquement à travers des interfaces et des écrans. Il ou elle est présent/e dans de nombreux objets de notre quotidien ou, de façon moins visible, dans notre environnement. Sites web, logiciels, applications mobiles, bornes interactives, objets connectés, robots, espaces interactifs... les formes que peut revêtir un projet de design interactif sont très variées dans la mesure où ce terme générique peut recouvrir différentes pratiques : travail sur les sons (design sonore), ergonomie des interfaces, architecture de l'information, etc.

Études préalables

Dans tous les cas, le designer ou la designeuse d'interaction utilise la même méthode. Il ou elle doit d'abord comprendre la problématique et les besoins du client commanditaire. Ensuite, il faut entreprendre une étude sur les futurs utilisateurs et le contexte dans lequel le produit ou le service sera utilisé. Après cela, il ou elle pourra explorer différentes solutions.

Jusqu'à l'installation

Après une première validation, le designer ou la designeuse d'interaction procède à la création d'un prototype qui, grâce à des tests, sera progressivement amélioré jusqu'à la phase de production proprement dite. Enfin, le designeur ou la designeuse d'interaction achève sa mission en installant sa création dans le contexte prévu.

Conditions de travail

Entouré de spécialistes

Le designer ou la designeuse d'interaction travaille au sein d'une équipe composée de professionnels variés aux compétences transversales. Selon la nature du projet qui lui est confié, il ou elle s'entoure de différents spécialistes : sound designer (concepteur/trice de son), architecte de l'information, ergonome, UX designer (concepteur/trice de l'expérience utilisateur), etc. Selon le cas et la taille du projet, il ou elle est davantage coordonnateur / coordinatrice d'équipe ou, au contraire, opérationnel/le.

À l'interface des services

À chaque phase du projet, le designer ou la designeuse d'interaction est amené à collaborer étroitement avec différents services de l'entreprise cliente : les équipes marketing, les chefs de produit et l'ingénierie afin de définir le positionnement du produit ; le service développement à qui il faut fournir des spécifications fonctionnelles ; les designers graphistes pour la traduction visuelle du projet. Dans tous les cas, il est nécessaire de connaître les codes et les bases de chaque métier pour pouvoir travailler efficacement avec chacun.

Une vision élargie

Si le designer ou la designeuse d'interaction base son travail sur les besoins commerciaux et techniques de l'entreprise cliente, il ou elle doit de plus en plus ajouter à sa réflexion les questions d'éthique sociale et environnementale.

Statuts
indépendant
Secteurs
Art et design, Communication, Marketing, publicité

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Concevoir et réaliser des éléments graphiques et visuels
    • Animer les éléments d'une image (restitution des mouvements image par image, définition des trajectoires)
    • Créer des contenus visuels et textuels adaptés aux supports imprimés et numériques
    • Définir la composition d'éléments graphiques
    • Effectuer des retouches d'image pour améliorer la qualité visuelle
  • Concevoir des supports de communication et d'image
    • Concevoir l'identité visuelle de la marque
    • Concevoir la maquette, la mise en page, l'intégration des textes et le traitement des images
    • Concevoir une plaquette ou un dépliant publicitaire
    • Créer des brochures et matériel promotionnel attractifs
  • Produire une création numérique
    • Créer des animations 2D pour des publicités
    • Créer du contenu attractif pour les réseaux sociaux
    • Implémenter des technologies de réalité augmentée
  • Utiliser des logiciels spécifiques
    • Utiliser des logiciels de conception 3D
    • Utiliser des logiciels de conception assistée par ordinateur (CAO)
  • Définir une stratégie de communication
    • Définir l'identité visuelle d'un site web
  • Réaliser une oeuvre plastique (peinture, sculpture, etc.)
    • Réaliser un dessin artistique
  • Filmer, photographier
    • Apprécier visuellement la qualité de photographie
  • Réaliser une veille technique ou technologique pour anticiper les évolutions
    • Assurer une veille technologique continue

Dans le ROME, ce métier compte 10 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Etre ouvert aux changements
  • Faire preuve de créativité, d'inventivité
Ce qu'en dit l'Onisep

L'humain d'abord

Si beaucoup de designers d'interaction sont encore embauchés pour créer des interfaces pour le Web, la reconnaissance de la profession fait également évoluer les tâches confiées à ces professionnels aux compétences larges, qui doivent placer l'utilisateur au cœur de leur approche. Des connaissances en sciences humaines et comportementales sont donc importantes, ainsi qu'un bon niveau en anglais.

De nombreuses connaissances techniques

Le designer ou la designeuse d'interaction doit, par ailleurs, savoir dessiner et comprendre les spécificités des interfaces web, mobiles et natives. La maîtrise d'un certain nombre d'outils est donc requise, dont ceux du design visuel d'interfaces, du prototypage, du wireframing (maquette visuelle de l'interface) et de la scénarisation d'interfaces, du maquettage web ou encore du développement web back-end (interface administrateur).

Bonne communication

Créatif, le designer ou la designeuse d'interaction doit savoir observer et écouter. Il ou elle est doté/e de qualités relationnelles ainsi que d'un vrai sens de la communication. Force de proposition, il ou elle a le goût du travail en équipe et est apprécié/e pour sa rigueur et sa réactivité.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Créer, Analyser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Créativité.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche E1205.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir designer d'interaction ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 3. Sur Parcoursup, on y va notamment par : DN MADE Graphisme, BUT Métiers du multimédia et de l'internet et DN MADE Numérique. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Bac pro Artisanat et métiers d’art option communication visuelle pluri-média (niveau bac), Titre professionnel Concepteur designer User Interface (bac + 3 ou 4) et Arts graphiques, options Signalétique et Décor peint (niveau bac). Accès sélectif : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (DN MADE Innovation sociale) a un taux d'accès médian de 55 %.

Combien gagne-t-on comme designer d'interaction ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2500 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Graphistes, dessinateurs, stylistes, décorateurs et créateurs de supports de communication visuelle » gagnent plus de 2 300 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Graphistes, dessinateurs, stylistes, décorateurs et créateurs de supports de communication visuelle » gagnaient 2 890 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 660 €.

Le métier de designer d'interaction recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 3 920 recrutements de « Graphistes, dessinateurs, stylistes, décorateurs et créateurs de supports de communication visuelle », dont 21 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 87 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME E1205. Les employeurs trouvent facilement des candidats pour ce métier (tension 1 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de designer d'interaction a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Professionnels des arts et spectacles » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+5 % selon la projection). D'ici 2030, moins de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (21 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de designer d'interaction est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative peut transformer une partie des tâches de ce métier (exposé, niveau 2 sur 4, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 36 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.