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Services à la personne et à la collectivité · Action sociale, socio-éducative et socio-culturelle

Conseiller en génétique / conseillère en génétique

Le conseiller en génétique ou la conseillère en génétique informe les patients et leurs familles sur les maladies héréditaires, les risques et les examens génétiques possibles.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Salaire du débutant
de 27 000 à 40 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 35 000 à 60 000 € brut par an
Recrutement
Difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
3 types, 47 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu reçois des patients en consultation, tu recueilles l'histoire de leur famille, tu expliques les résultats des tests avec des mots simples et tu les aides à prendre des décisions. Tu travailles dans un hôpital avec des médecins et des biologistes. Les sujets sont sensibles et émotionnels. Il faut de l'écoute, de l'empathie, de la clarté, de la rigueur scientifique et de la discrétion.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Dépister les risques de transmission

Le conseiller ou la conseillère en génétique effectue des tests génétiques, construit des arbres généalogiques, pose des calculs de risques, assure le suivi des dossiers familiaux afin d'établir une évaluation des possibilités de transmission d'une maladie au sein d'une famille. Il ou elle travaille aussi sur le dépistage précoce des maladies du fœtus. En association avec le médecin généticien ou la médecin généticienne, il ou elle peut aussi participer à la recherche clinique, notamment en oncologie (cancérologie).

Accompagner la patientèle

Intermédiaire entre la personne malade et le médecin généticien ou la médecin généticienne, le conseiller ou la conseillère en génétique accompagne le ou la médecin dans ses décisions et son éventuel parcours de soins. Avec pédagogie, il ou elle informe la personne malade des thérapies et des soins alternatifs possibles, lui explique les modalités de prise en charge médicale. Durant les consultations, il ou elle rend les données scientifiques accessibles et instaure des relations plus humaines en apporte aussi bien un soutien psychologique qu'une aide au suivi médical. Il ou elle assure par ailleurs le lien entre le patient ou la patiente et le personnel des services sociosanitaires.

Conditions de travail

Un travail d'équipe

Sous la responsabilité d'un médecin généticien ou d'une médecin généticienne, le conseiller ou la conseillère en génétique s'intègre à une équipe médicale pluridisciplinaire dont chaque membre collabore au suivi des patients et des patientes : médecins généticiens ou généticiennes, psychiatres, psychologues, infirmiers ou infirmières, éventuellement orthophonistes, neuropsychologues, ergothérapeutes, kinésithérapeutes, etc. Tous et toutes participent à des réunions de concertation, pour faire le point sur le suivi des patients ou des patientes.

Dans un établissement hospitalier

Il ou elle exerce dans un hôpital public ou une clinique privée, dans un centre de lutte contre le cancer et peut, par exemple, intégrer le service de génétique médicale d'un CHU (centre hospitalier universitaire). Son travail s'effectue généralement sous la responsabilité d'un médecin généticien ou d'une médecin généticienne.

Des astreintes horaires

Dans un cadre hospitalier, les soins sont assurés 24 heures sur 24. Le travail est organisé par rotation des équipes, sur la base de 35 heures par semaine. Comme c'est le cas pour la plupart des professions hospitalières, le conseiller ou la conseillère en génétique peut assurer des astreintes.

Statuts
fonctionnaire, salarié
Secteurs
Fonction publique, Santé

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Informer, accompagner un patient
    • Conseiller le patient et son entourage dans le cadre du projet personnalisé de soins
    • Informer sur les possibilités d'interventions psychologiques
    • Renseigner les patients sur les implications des tests génétiques
    • Veiller à la bonne compréhension des consignes de soins aux patients
  • Conseiller, accompagner une personne
    • Faciliter la résolution de questions et démarches administratives
    • Informer, conseiller le patient ou la personne accompagnée dans la gestion de son environnement
  • Prodiguer des soins paramédicaux
    • Informer le patient sur les soins et les suivis nécessaires
    • Mettre en oeuvre un projet thérapeutique
  • Analyser des résultats d'examen médicaux
    • Analyser les données génétiques pour conseiller les patients
    • Interpréter des résultats d'analyses biologiques
  • Coordonner des soins médicaux
    • Organiser le suivi des patients
    • Planifier et coordonner les rendez-vous médicaux
  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Participer à des programmes de recherche en génétique
    • Participer à des projets de recherche clinique
  • Assurer la gestion administrative et financière d'une activité
    • Assurer la gestion administrative d'une activité
    • Garantir un suivi administratif
  • Favoriser l'entente, la collaboration
    • Collaborer avec d'autres professionnels de santé pour un traitement intégré
    • Etablir une relation de confiance et faciliter la communication avec la personne accompagnée

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Faire preuve de sens des responsabilités
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

Être à l'écoute

Toujours à l'écoute, le conseiller ou la conseillère en génétique doit faire preuve de disponibilité, de patience et de pédagogie et savoir communiquer avec des personnes en souffrance en étant diplomate pour annoncer des nouvelles, parfois difficiles, aux patients ou aux patientes. Il ou elle doit avoir une bonne résistance psychologique pour gérer des situations compliquées et un mental adapté pour soutenir les personnes porteuses d'une maladie rare. En collaboration étroite avec le médecin généticien ou la médecin généticienne, il ou elle devient souvent le principal référent ou la principale référente des malades.

Assurer une veille informative

La médecine génétique est une discipline dans laquelle les progrès scientifiques sont réguliers. Le conseiller ou la conseillère en génétique s'informe donc sur les protocoles qui peuvent être mis en place dans d'autres établissements de santé et assure une veille bibliographique utile aux patients ou aux patientes.

Avoir une santé de fer

Un bon équilibre et une grande résistance physique sont indispensables. Par ailleurs, la capacité à s'organiser et à analyser rapidement une situation est un atout pour s'épanouir dans ce métier. Sur le plan psychologique, la maturité et la capacité à prendre du recul permettent de côtoyer la maladie au quotidien en se préservant le mieux possible sur le plan personnel.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider, Analyser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche K1214.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir conseiller en génétique ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : BUT Carrières sociales, DEUST Intervention Sociale et Licence Langues, enseignement, médiation en milieu amazonien. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : CAP Agent de prévention et de médiation (niveau CAP), DEUST Intervention sociale (bac + 2) et Licence Langues, enseignement, médiation (bac + 3 ou 4).

Combien gagne-t-on comme conseiller en génétique ?

Repères d'études de rémunération publiées : Intervenant (0 à 5 ans) : de 27 000 à 40 000 € brut par an ; Chef de service (10 à 15 ans) : de 35 000 à 60 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : entre 1867 et 2088 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Professionnels de l'action sociale » gagnent plus de 1 998 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Professionnels de l'action sociale » gagnaient 2 696 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 419 €.

Le métier de conseiller en génétique recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 10 420 recrutements de « Professionnels de l'action sociale », dont 46 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 3 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME K1214. Les employeurs ont du mal à recruter pour ce métier (tension 4 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de conseiller en génétique a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Professionnels de l’action sociale et de l’orientation » entre 2019 et 2030 : à peu près stable (+6 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (22 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de conseiller en génétique est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative touche peu de tâches de ce métier (exposition minimale, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 2 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.