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Santé · Praticiens médicaux

Chirurgien-dentiste / chirurgienne-dentiste

Le chirurgien-dentiste ou la chirurgienne-dentiste soigne les dents et la bouche, prévient les problèmes et répare ou remplace ce qui est abîmé.

En bref

Niveau d'études
bac + 6
Accès
Concours possible
Salaire du débutant
55 600 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
93 800 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 287 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu reçois des patients en cabinet, tu examines leur bouche, tu soignes les caries, tu poses des prothèses ou tu extrais des dents. Tu travailles avec une assistante ou un assistant dentaire et un laboratoire de prothèses. Tu dois rassurer les patients anxieux. Il faut de la précision manuelle, de la patience, de l'écoute, de la rigueur et de l'hygiène.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Soins et appareillage

Son domaine d'intervention ? Les dents, les gencives et les mâchoires. Le chirurgien-dentiste ou la chirurgienne-dentiste commence par poser un diagnostic en effectuant des radiographies si nécessaire. Puis, il ou elle réalise les soins, au besoin prescrit des médicaments (antibiotiques, anti-inflammatoires). Certains traitements consistent à choisir et adapter un appareillage (couronne, bridge), qui seront fabriqués par des prothésistes dentaires. Auparavant, il faut prendre des empreintes ou effectuer des moulages de la dentition des patients pour une adéquation parfaite des prothèses. Les chirurgiens-dentistes spécialisés en orthodontie se consacrent à l'implantation des dents et à l'articulation des mâchoires.

Des opérations délicates

Chirurgiens de formation, les dentistes peuvent mener des interventions chirurgicales, sous anesthésie, directement dans leur cabinet ou à l'hôpital. Par exemple, extraire des dents de sagesse, réaliser une greffe de gencive lorsque les dents se déchaussent, implanter des pivots dans l'os de la mâchoire. Ces interventions visent à restaurer l'efficacité de la mastication ou ont des motivations esthétiques.

Conseils et prévention

Autre facette du métier : donner des conseils en matière d'hygiène bucco-dentaire ou d'alimentation, effectuer des consultations de contrôle et des soins préventifs, comme les détartrages destinés à diminuer les risques d'infections dentaires.

Conditions de travail

Responsabilité engagée

Abcès gingival (de la gencive), dent cariée... les problèmes de dents peuvent vite dégénérer. Et certains patients, souffrant de maladies cardiaques par exemple, sont à risques. Intervenant tantôt dans l'urgence, tantôt dans la durée, les chirurgiens-dentistes engagent leur responsabilité. L'inscription à l'Ordre national des chirurgiens-dentistes est obligatoire pour exercer.

Emploi du temps serré

Si les horaires sont réguliers dans un centre de santé dentaire par exemple, ils sont beaucoup plus étendus dans un cabinet, avec des consultations tardives, qui peuvent avoir lieu également le samedi. Ouvrir un cabinet coûte cher. Recevoir un nombre important de patients permet d’amortir les sommes investies dans le matériel. Lorsque les professionnels ont leur propre cabinet, il leur faut également assumer les tâches de gestion.

En association

Fondée sur le partage des frais, la mise en commun des moyens (locaux, équipements, secrétariat) et l'échange des services (gardes, congés...), l'association séduit un nombre croissant de praticiens. Par ailleurs, certains se regroupent au sein de maisons de santé pluridisciplinaires, afin d'être moins isolés dans leur pratique. En centre de santé dentaire, les chirurgiens-dentistes bénéficient de l'appui médical de confrères : orthodontiste, radiologue, orthophoniste...

Statuts
libéral, salarié
Secteurs
Santé

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Paramétrer, ajuster, et poser un appareillage médical
    • Poser des prothèses dentaires
    • Réaliser l'empreinte négative pour la fabrication de l'élément prothétique et procéder à la pose
  • Conseiller, accompagner une personne
    • Donner des conseils post-intervention sur l'hygiène bucco-dentaire
  • Informer, accompagner un patient
    • Sensibiliser aux bonnes pratiques d'hygiène et de santé
  • Procéder à des examens médicaux
    • Procéder à l'examen de la cavité buccale
  • Réaliser et superviser des examens d'imagerie médicale
    • Utiliser des équipements radiologiques pour les examens
  • Réaliser un diagnostic médical
    • Diagnostiquer les pathologies dentaires
  • Prodiguer des soins médicaux
    • Sélectionner le matériel, les produits et réaliser les soins
  • Prescrire des soins ou des médicaments
    • Réaliser la prescription médicale, expliquer les modalités de traitement au patient et le conseiller sur l'hygiène de vie

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de réactivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Savoir rassurer

Les soins sont parfois douloureux et la peur de certains patients bien présente. Aux chirurgiens-dentistes d'user de psychologie pour les écouter, les rassurer et exécuter les soins sans stress. Lorsqu'un enfant est récalcitrant par exemple, il leur faut prendre le temps d'expliquer en quoi consistent les soins.

Être habile et précis

Ce métier très technique requiert douceur et habileté manuelle : soigner une dent en regardant un miroir dans une bouche exige des gestes précis. La dextérité, la minutie, le sang-froid sont indispensables pour garantir la sécurité des interventions. La position de travail (les bras tendus, parfois debout ou assis), l'effort de concentration et de vision sont d'autres exigences du métier.

S'adapter en permanence

Les chirurgiens-dentistes possèdent des compétences médicales pointues. À côté de la « fraise » qu'ils manient au quotidien, de nouveaux équipements de plus en plus sophistiqués (imagerie, soins au laser...) les amènent à actualiser en permanence leurs connaissances. Nombreux sont ceux qui se forment en cours d'activité, en pédodontie (soins aux enfants), en prothèses, en odontologie conservatrice...

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences de ce métier n'est classée comme liée à la transition écologique.

Métier européen correspondant : dentiste.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Métier rapproché par son nom, aucune table officielle ne reliant le ROME à ESCO.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Oral, Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche J1103.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir chirurgien-dentiste ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 6. Sur Parcoursup, on y va notamment par : PASS (parcours d'accès spécifique santé). Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Docteur en chirurgie dentaire (bac + 5).

Combien gagne-t-on comme chirurgien-dentiste ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 4634 euros brut par mois, dans la fonction publique hospitalière (grade Praticien hospitalier). La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Dentistes » gagnent plus de 4 305 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Dentistes » gagnaient 7 480 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 7 213 €.

Le métier de chirurgien-dentiste recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 1 110 recrutements de « Dentistes », dont 72 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 1 357 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME J1103. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de chirurgien-dentiste a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Médecins et assimilés » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (29 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de chirurgien-dentiste est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 2 % des tâches des métiers américains équivalents sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.