Aller au contenu
Pxsis
Rechercher
Mon espace

Installation et Maintenance · Travaux d'accès difficile

Chef de projet démantèlement nucléaire / cheffe de projet démantèlement nucléaire

Le chef de projet démantèlement nucléaire ou la cheffe de projet démantèlement nucléaire organise la déconstruction sûre d'une installation nucléaire arrêtée, étape après étape.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
30 000 € brut par an
Salaire médian après 35 ans
41 800 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Dans la moyenne
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
6 types, 579 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu prépares les scénarios de démontage, tu suis les études, la sécurité et la gestion des déchets. Tu coordonnes des équipes d'ingénieurs, de techniciens et d'entreprises spécialisées, et tu réponds aux autorités de contrôle. Le travail demande beaucoup de précautions et de règles. Il faut de la rigueur, du sens des responsabilités, de l'organisation, du sang-froid et le goût du travail en équipe.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Coordonner

À la tête d'une opération délicate, le chef ou la cheffe de projet démantèlement nucléaire coordonne toute la déconstruction d'une installation. Il ou elle veille à la sécurité du personnel et à la protection de l'environnement. À la demande d'un client, le chef ou la cheffe de projet élabore des scénarios de démantèlement, selon l'état des lieux et l'état final visé.

Contrôler

Étude de procédés, planification des travaux... Il ou elle organise et contrôle ensuite chaque phase de l'opération. Il lui faut encadrer toute une équipe d'ingénieurs et de techniciens de divers métiers nécessaires au démantèlement nucléaire : en électromécanique, génie civil ou dans la manipulation de robots. Ces derniers interviennent à la place des opérateurs dans une zone à radioactivité trop élevée.

Sécuriser

Le chef ou la cheffe de projet veille à ce que tout se déroule dans le respect des conditions de sûreté : port obligatoire de gants pour manipuler les produits chimiques ou thermiques, de vêtements spéciaux, de scaphandres ventilés, de masques... et d'autres protections contre les radiations. Le chef ou la cheffe de projet démantèlement nucléaire se conforme à un cahier des charges, qui répond aussi aux problématiques de déchets, d'impact sur l'environnement, dans les coûts et les délais impartis.

Conditions de travail

Salariat ou consulting (statut de consultant)

Le chef ou la cheffe de projet démantèlement nucléaire répond à la demande d'un client comme EDF, pour le compte d'une société spécialisée dans le démantèlement. Les entreprises de génie civil, de mécanique ou de conditionnement des déchets sont les plus présentes sur le marché de la déconstruction d'installations nucléaires. Les entreprises du bâtiment et des travaux publics recrutent également ce profil d'ingénieur. Cet expert ou cette experte peut aussi travailler en tant que consultant/e dans un cabinet spécialisé.

Du bureau au site nucléaire

Plus souvent dans les locaux, le chef ou la cheffe de projet se déplace sur le site à démanteler. Cette visite est obligatoire dans le cadre de ses responsabilités. Elle lui permet de se rendre compte du périmètre d'intervention, de travailler à l'inventaire du matériel sur place, de la configuration interne des lieux pour monter ensuite les scénarios de démantèlement.

Toutes sortes de dispositifs

Il ne s'agit pas uniquement de démanteler des centrales nucléaires. Les structures ou les dispositifs concernés sont variés : armes nucléaires, engins à propulsion nucléaire (sous-marins ou porte-avions), réacteurs de recherche, laboratoires chauds (radiants) ou installations de traitements de déchets nucléaires.

Statuts
salarié
Secteurs
Bâtiment et travaux publics (BTP), Énergie

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Evaluer, prévenir, et gérer les risques et la sécurité
    • Contrôler une zone sensible avant d'intervenir
    • Délimiter un périmètre de sécurité
    • Limiter les risques de propagation de pollution ou d'accident
    • Relever les mesures et détecter les atteintes ou dépassement de seuil de contamination, de toxicité ou de pollution
  • Préparer du matériel en prévision d'un travail
    • Réaliser la préparation logistique des matériels et des équipements d'intervention
  • Mettre en oeuvre les processus et les modes opératoires techniques
    • Réaliser une intervention nécessitant une habilitation
  • Démonter un équipement, une installation
    • Démonter des équipements ou matériaux contaminés
  • Réaliser les travaux de montage, d'assemblage
    • Superviser les opérations de soudage en respectant les normes de sécurité
  • Réaliser des opérations de montage, d'assemblage et démontage
    • Réaliser le montage et la mise en place de protections collectives (écran, sas, paroi, ...)
  • Fixer, poser, installer des éléments, des ouvrages
    • Réaliser la pose et la dépose d'échafaudage ou de calorifuge
  • Trier, ranger des produits, des matières premières
    • Définir une zone de stockage

Dans le ROME, ce métier compte 4 compétences liées à la transition écologique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve de sens des responsabilités
  • Faire preuve de rigueur et de précision
Ce qu'en dit l'Onisep

La gestion de projet

Les installations nucléaires n'ont pas de secret pour un chef ou une cheffe de projet démantèlement. De par ses expériences significatives dans des structures de ce type, et notamment dans la gestion de projet, il ou elle doit avoir acquis une bonne expérience technique, des connaissances en contraintes de sûreté, en gestion des déchets et en réglementation, pour être à même de doser ensuite le processus en fonction de tous ces paramètres.

Une fibre managériale

Toutes ses expériences dans le nucléaire apportent à un ingénieur ou à une ingénieure, même ayant moins de 30 ans mais avec beaucoup d'ambition, une expertise qui permettra d'endosser la responsabilité de l'ensemble du processus de démantèlement d'une centrale, aussi bien dans les liens avec une équipe de travail que dans les normes et les pratiques techniques. Il ou elle joue en effet un rôle de manager pour appréhender et piloter le démantèlement, un projet humain et matériel.

En interface commerciale

Dans le cadre de son activité principale de gestion du démantèlement, le chef ou la cheffe de projet reste l'interface avec le client, à qui sont proposées des améliorations dans le processus. En appui des équipes commerciales, il ou elle peut aussi accompagner la vente d'une prestation de démantèlement.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 17 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider, Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Technique et manuel.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche I1503.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir chef de projet démantèlement nucléaire ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac, Licence Chimie et Licence Chimie, Sciences de la vie. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Titre professionnel Opérateur de chantier de traitement de l'amiante ou d'autres polluants particulaires (niveau CAP), Titre professionnel Encadrant de chantier de traitement de l'amiante ou d'autres polluants particulaires (niveau bac) et Bac pro Techniques d'interventions sur installations nucléaires (niveau bac). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme chef de projet démantèlement nucléaire ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 2500 euros brut par mois. La moitié des salariés à temps complet des « Techniciens et agents de maîtrise en maintenance générale et mécanique industrielle » gagnent plus de 2 450 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Ouvriers de l'assainissement et du traitement des déchets », « Techniciens et agents de maîtrise de la maintenance et de l'environnement ») gagnaient de 2 301 € à 3 272 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 188 € à 2 848 €.

Le métier de chef de projet démantèlement nucléaire recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 3 900 recrutements de « Techniciens et agents de maîtrise en maintenance générale et mécanique industrielle », dont 74 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 3 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME I1503. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de chef de projet démantèlement nucléaire a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Techniciens et agents de maîtrise de la maintenance » entre 2019 et 2030 : en hausse (+10 % selon la projection). D'ici 2030, autant de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (23 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de chef de projet démantèlement nucléaire est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 11 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.