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Agriculture et Pêche, Espaces naturels et Espaces verts, Soins aux animaux · Etudes et assistance technique

Chargé d'études naturalistes / chargée d'études naturalistes

Il ou elle inventorie, protège et met en valeur les espèces animales et végétales d'un territoire.

En bref

Niveau d'études
bac + 5
Accès
Ouvert
Salaire du débutant
de 36 000 à 70 000 € brut par an
Vers 10 ans d'expérience
de 38 000 à 75 000 € brut par an
Recrutement
Dans la moyenne
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 510 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu observes la faune et la flore, tu recueilles des données, tu rédiges des rapports, tu proposes des actions de gestion et tu sensibilises le public. Tu travailles dehors, en laboratoire et au bureau, avec des associations, des collectivités et des scientifiques. Pour t'y sentir bien, il te faut de l'esprit d'équipe, des idées à proposer et un peu de leadership.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Gérer un site

Spécialistes de la faune et de la flore, les chargés d'études naturalistes font l'inventaire des espèces et analysent un milieu naturel donné (réserve naturelle, forêt domaniale, zone humide...). Après analyse, grâce à des rapport et des cartes, ils mettent en lumière les espèces et zones critiques, préconisent des mesures pour les protéger ou au contraire endiguer une espèce invasive, mettent en oeuvre un plan d'action afin de maintenir une diversité biologique satisfaisante. Concrètement, cela peut se traduire par la protection de l'habitat d'un papillon en danger, l'interdiction d'une zone au public pour empêcher son piétinement, etc.

Analyser et suivre

Une fois les résolution acceptées, il faut suivre la mise en place, coordonner les actions, analyser les progrès et mesurer l'impact des mesures prises.

Faire connaître

Le chargé ou la chargée d'études naturalistes peut aussi faire découvrir au grand public une espèce ou un milieu, en menant des actions de sensibilisation et d'animation. Il ou elle peut, par exemple, organiser des visites guidées, tracer des sentiers de découverte, réaliser un affichage pour informer les promeneurs sur la diversité animale ou végétale, élaborer une partie du contenu présenté dans le centre d'information aux visiteurs, etc.

Conditions de travail

Terrain et bureau

Les chargés d'études naturalistes se déplacent sur le terrain pour rencontrer les élus locaux, les associations, les décideurs institutionnels... et pour présenter et défendre ses projets d'action et de préservation. Ils peuvent être amenés à travailler le week-end ou en soirée, pour participer à une réunion publique ou aller à la rencontre de visiteurs, par exemple. Cependant, ils travaillent surtout dans un bureau avec des logiciels spécialisés pour compiler les données, rédiger des rapports et établir un plan de gestion du milieu naturel. Les chargés d'études naturalistes sont éventuellement amenés à solliciter des aides financières, notamment dans le cadre d'un programme européen.

Un cadre local et européen

Natura 2000 est un réseau de sites naturels protégés (terrestres et marins), identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces de la flore et de la faune sauvage qu'ils abritent. Il a été créé en application de directives européennes pour assurer la survie à long terme des espèces menacées en Europe. Le chargé ou la chargée d'études naturaliste contribue à faire respecter ces directives. Ce ou cette professionnelle doit se tenir au courant des réglementations qui évoluent constamment.

Statuts
fonctionnaire, salarié
Secteurs
Environnement, Fonction publique

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Conduire des travaux d'études et de recherche
    • Etablir un rapport d'étude ou de recherche
    • Collaborer avec des équipes de recherche
    • Collaborer avec des organismes de recherche en écologie
    • Développer des méthodes de recherche innovantes
  • Réaliser un diagnostic environnemental
    • Etudier les évolutions de la faune et de la flore dans les milieux naturels
    • Gérer les ressources en eau pour l'irrigation de manière durable
    • Réaliser une étude d'impact environnemental
    • Repérer et identifier des risques sanitaires et environnementaux
  • Conseiller une organisation, une structure
    • Conseiller une structure dans la gestion de son activité
    • Favoriser la mise en œuvre de pratiques durables et d'innovations sur les exploitations agricoles
  • Aménager, entretenir un espace naturel, une forêt
    • Proposer des solutions pour améliorer la biodiversité
    • Proposer des actions pour la préservation des habitats naturels
  • Elaborer des actions ou des règles de prévention
    • Concevoir et mettre en oeuvre des actions de sensibilisation
    • Optimiser les processus pour réduire les risques environnementaux
  • Réduire l'empreinte environnementale de son activité
    • Développer et mettre en place des pratiques agricoles durables
    • Promouvoir des pratiques d'élevage durable
  • Rédiger un article, un contenu éditorial
    • Rédiger des documents de communication sur la biodiversité
    • Rédiger une publication scientifique
  • Organiser le travail d'une équipe
    • Encadrer et coordonner une équipe

Dans le ROME, ce métier compte 21 compétences liées à la transition écologique et 2 liées au numérique.

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Etre force de proposition
  • Faire preuve de leadership
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs
  • Etre ouvert aux changements
Ce qu'en dit l'Onisep

La passion de la nature

On ne choisit pas ce métier par hasard. Il nécessite passion de l'environnement et de la biodiversité, véritable culture de naturaliste tout au long des années de formation (dans le cadre d'activités bénévoles au sein d'associations, notamment), connaissances en botanique, entomologie, éthologie, ornithologie... mais aussi en droit de l'environnement, de l'urbanisme, etc.

Des savoir-faire multiples

Les chargés d'études naturalistes maîtrisent des méthodes d'inventaire de la faune standardisées. Ils connaissent les outils informatiques, notamment pour construire et gérer des bases de données. Ils utilisent la statistique et les SIG (système d'information géographique). Les diagnostics écologiques doivent être établis avec rigueur et la communication doit être maîtrisée. Esprit de synthèse, organisation et techniques de gestion de projets sont aussi de rigueur.

De l'autonomie

Les chargés d'études doivent savoir convaincre s'il le faut des interlocuteurs d'horizons divers (élus, associations, grand public...). Il faut donc s'adapter à chaque fois. Une formation aux premiers secours est par ailleurs souvent exigée pour ce métier qui se pratique en partie sur le terrain, de manière autonome, dans des lieux parfois isolés.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, 28 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Analyser, Organiser.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche A1303, A1306.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir chargé d'études naturalistes ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 5. Sur Parcoursup, on y va notamment par : Écoles d'ingénieurs après le bac. Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Licence pro Métiers de la formation et du conseil pour les transitions agricoles, environnementales et sociales (bac + 3 ou 4), Élevage et transitions (bac + 3 ou 4) et Master Gestion de l'environnement (bac + 5). Accès ouvert : parmi les formations Parcoursup qui y mènent directement, la plus ouverte (Écoles d'ingénieurs après le bac) a un taux d'accès médian de 81 %.

Combien gagne-t-on comme chargé d'études naturalistes ?

Repères d'études de rémunération publiées : Ingénieur d'études (0 à 3 ans) : de 36 000 à 70 000 € brut par an ; Chef de projet (7 à 12 ans) : de 38 000 à 75 000 € brut par an. Salaire du débutant selon l'Onisep : à partir de 1944 euros brut par mois, pour un ingénieur territorial. La moitié des salariés à temps complet du grand groupe de métiers de « Ingénieurs, cadres techniques de l'agriculture » gagnent plus de 2 200 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés des familles de métiers liées (« Techniciens et agents d'encadrement d'exploitations agricoles », « Ingénieurs, cadres techniques de l'agriculture ») gagnaient de 2 994 € à 3 918 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein) selon la famille, tous âges confondus. Avant 35 ans : de 2 586 € à 3 164 €.

Le métier de chargé d'études naturalistes recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 800 recrutements de « Ingénieurs, cadres techniques de l'agriculture », dont 28 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 240 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour les fiches ROME A1303, A1306. Recrutement dans la moyenne pour ce métier (tension 3 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier de chargé d'études naturalistes a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Techniciens et cadres de l’agriculture » entre 2019 et 2030 : en hausse (+11 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (27 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier de chargé d'études naturalistes est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 2 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Le métier de chargé d'études naturalistes est-il un métier de la transition écologique ?

Dans la classification européenne ESCO, 28 % des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie sont classées comme liées à la transition écologique (compétences « vertes »).

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.