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Santé · Praticiens médicaux

Anesthésiste-réanimateur / anesthésiste-réanimatrice

Il ou elle endort les patients pour les opérations et surveille leur état pendant et après l'intervention.

En bref

Niveau d'études
bac + 9 et plus
Salaire médian après 35 ans
93 800 € brut par an
Recrutement
Très difficile pour les employeurs
Postes à pourvoir d'ici 2030
Plus que la moyenne des métiers
Intelligence artificielle
Peu touché par l'IA
Formations Parcoursup
1 type, 287 formations

Le détail et la source de chaque chiffre sont dans les onglets.

En quelques mots

Tu prépares l'anesthésie avant l'opération, tu surveilles les constantes pendant qu'on opère, tu gères la douleur et tu soignes les patients en réanimation. Tu travailles au bloc opératoire, en équipe, avec des chirurgiens et des infirmiers, dans l'urgence parfois. Pour t'y sentir bien, il te faut de l'écoute et de l'empathie, de la rigueur et de la réactivité.

Texte rédigé avec l'aide d'une IA à partir des fiches de l'Onisep et du ROME de France Travail, puis vérifié : il ne contient aucun chiffre.

Au quotidien

Préparer l'anesthésie

Première étape pour l'anesthésiste-réanimateur ou l'anesthésiste-réanimatrice : la consultation préopératoire qui permet de questionner le malade sur ses antécédents (allergie, traitement, opérations passées, etc.) afin d'évaluer les risques liés à l'intervention. Il ou elle explique le déroulement de l'opération, les protocoles suivis, le réveil, la prise en charge de la douleur post-opératoire et des complications éventuelles.

Sécuriser les interventions

Mais l'essentiel de l'activité de l'anesthésiste-réanimateur ou de l'anesthésiste-réanimatrice se déroule au bloc opératoire pour y administrer une anesthésie générale ou locale (permettant au malade de rester éveillé). Tout au long de l'intervention, l'anesthésiste surveille les signes vitaux (pression artérielle, fréquence cardiaque, oxygénation) et réinjecte des produits anesthésiants. Il ou elle assure ensuite le suivi du patient ou de la patiente en salle de réveil et la prise en charge des douleurs post-opératoires.

Réanimer

Arrêt cardiaque, intoxication médicamenteuse, choc hémorragique ou autre, l'anesthésiste-réanimateur ou de l'anesthésiste-réanimatrice prend en charge des patients ou des patientes dans un état grave, qui présentent des défaillances exigeant des soins d'urgence. Son rôle est de comprendre l'origine des problèmes et de mettre en place des techniques de réanimation (assistance respiratoire, rénale ou cardiaque...).

Conditions de travail

24 heures sur 24

La continuité des soins au sein des hôpitaux (urgences, services de maternité...) rend la présence des anesthésistes-réanimateurs et des anesthésistes-réanimatrices nécessaire en permanence. Ce qui implique des gardes la nuit et les week-ends, rémunérées et compensées par des repos obligatoires. En secteur hospitalier, ces contraintes sont fixées à l'avance. Certaines structures (ambulatoires) permettent d'avoir des horaires plus réguliers.

Un métier de sang-froid

Les produits d'anesthésie ou de réanimation sont extrêmement efficaces, mais, mal utilisés, ils peuvent avoir des conséquences dramatiques. Il faut faire face à toutes les défaillances survenant pendant et après l'intervention chirurgicale (allergie, infection nosocomiale, etc.). Lorsqu'un patient ou une patiente se fait opérer en urgence, l'anesthésiste-réanimateur ou l'anesthésiste-réanimatrice doit agir vite et « sans filet » (estomac plein, antécédents inconnus...).

De lourdes responsabilités

L'anesthésiste-réanimateur ou l'anesthésiste-réanimatrice prend en charge des patients et des patientes dans un état grave, avec un pronostic souvent péjoratif : le taux de mortalité peut avoisiner 20 % en réanimation standard. L'anesthésiste-réanimateur ou l'anesthésiste-réanimatrice exerce en hôpital public sous la direction d'un chef ou d'une cheffe de pôle. En clinique privée, il ou elle est son propre patron ou sa propre patronne, mais fait souvent partie d'une association avec d'autres confrères.

Statuts
salarié
Secteurs
Fonction publique, Santé

Textes « Au quotidien » et « Conditions de travail » : fiche métier de l'Onisep (Idéo-Fiches métiers, Licence ODbL).

Ce que l'on fait (compétences techniques)

  • Concevoir des protocoles de soins
    • Déterminer les besoins thérapeutiques et réaliser les soins médicaux
    • Organiser le suivi post-traitement
  • Informer, accompagner un patient
    • Conseiller le patient sur des pratiques de santé préventive
  • Prodiguer les gestes de premiers secours en cas d'urgence
    • Gérer les urgences médicales
  • Procéder à des examens médicaux
    • Recenser les symptômes, les dysfonctionnements, cerner l'environnement de vie du patient et procéder à l'examen clinique
  • Prescrire des soins ou des médicaments
    • Réaliser la prescription médicale, expliquer les modalités de traitement au patient et le conseiller sur l'hygiène de vie
  • Gérer les relations publiques
    • Représenter sa structure ou son service lors d'un événement ou auprès d'instances de décision
  • Créer, concevoir de nouveaux services ou des améliorations de services
    • Créer des procédures de recueil d'informations médicales
  • Mettre à jour un dossier, une base de données
    • Actualiser le dossier médical du patient

Qualités souvent demandées (savoir-être)

  • Etre à l'écoute, faire preuve d'empathie
  • Faire preuve de rigueur et de précision
  • Faire preuve de réactivité
Ce qu'en dit l'Onisep

Rigueur et calme

Ce métier requiert des compétences techniques, la connaissance des produits anesthésiants, une grande précision dans les gestes. Prenant en charge des patients atteints de pathologies très diverses, l'anesthésiste-réanimateur ou l'anesthésiste-réanimatrice doit bien connaître les autres spécialités médicales. En plus de sa rigueur, il ou elle garde son sang-froid en cas de situations stressantes pouvant mettre en danger la vie du patient ou de la patiente et fait preuve d'une grande réactivité et d'une solide capacité d'adaptation.

Empathie et force mentale

L'anesthésiste-réanimateur ou l'anesthésiste-réanimatrice étant responsable de l'information du malade et de sa famille, ses qualités humaines sont primordiales. Il ou elle annonce parfois des diagnostics graves, parfois des décès. Compte tenu des situations difficiles à gérer, ce ou cette médecin doit être une personne équilibrée. Il faut prendre du recul pour maintenir l'harmonie entre vie privée et engagement auprès des malades.

Sens du travail en équipe

La communication entre les diverses personnes intervenant au bloc opératoire étant fondamentale, il faut aimer le travail en équipe. L'activité de l'anesthésiste-réanimateur ou de l'anesthésiste-réanimatrice implique un contact permanent avec les équipes soignantes (infirmiers et infirmières, aides-soignants et aides-soignantes, etc.), chirurgicales et médicales, ainsi qu'avec les internes et étudiants hospitaliers ou étudiantes hospitalières.

Transition écologique

Dans la classification européenne ESCO, aucune des compétences du groupe de métiers européen dont il fait partie n'est classée comme liée à la transition écologique.

Source : classification ESCO, Commission européenne (CC BY 4.0). Part calculée sur le groupe de métiers ISCO-08 du métier.

Ce métier attire souvent…

Intérêts les plus présents : Aider.

Matières et savoir-faire scolaires les plus mobilisés : Sciences.

Calculé à partir des centres d'intérêt et des compétences du ROME (familles de Holland, reprises par l'Onisep) : une tendance du métier, pas un portrait de ceux qui l'exercent.

Source : ROME 4.0, France Travail (Licence Ouverte), fiche J1102.

Questions fréquentes

Quelles études pour devenir anesthésiste-réanimateur ?

Selon l'Onisep, le niveau d'études minimum est : bac + 9 et plus. Sur Parcoursup, on y va notamment par : PASS (parcours d'accès spécifique santé). Diplômes et titres enregistrés au RNCP : Docteur en médecine (bac + 5).

Combien gagne-t-on comme anesthésiste-réanimateur ?

Salaire du débutant selon l'Onisep : variable en fonction du lieu d'exercice. La moitié des salariés à temps complet des « Médecins » gagnent plus de 5 000 € net par mois (Dares, 2023-2025) : un salaire en poste, pas au premier emploi. En 2022, selon France Travail, les salariés de la famille « Médecins » gagnaient 6 117 € brut par mois en salaire médian (équivalent temps plein), tous âges confondus. Avant 35 ans : 2 788 €.

Le métier d'anesthésiste-réanimateur recrute-t-il ?

En 2026, les employeurs prévoient 8 820 recrutements de « Médecins », dont 79 % qu'ils jugent difficiles (France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre). Le 2 octobre 2026, 2 638 offres d'emploi étaient publiées sur France Travail pour la fiche ROME J1102. Les employeurs ont beaucoup de mal à recruter pour ce métier (tension 5 sur 5 en 2024, Dares).

Le métier d'anesthésiste-réanimateur a-t-il de l'avenir ?

Emploi de la famille « Médecins et assimilés » entre 2019 et 2030 : en hausse (+13 % selon la projection). D'ici 2030, plus de postes à pourvoir que la moyenne des métiers, surtout pour remplacer les départs en fin de carrière (29 % des emplois de 2019). Une projection de la Dares et de France Stratégie, pas une prévision.

Le métier d'anesthésiste-réanimateur est-il menacé par l'intelligence artificielle ?

L'IA générative ne touche presque pas les tâches de ce métier (non exposé, OIT 2025). Être exposé ne veut pas dire disparaître : certaines tâches changent. Selon l'Anthropic Economic Index (mars 2026), 4 % des tâches des métiers américains de la même famille sont déjà observées dans l'usage professionnel de l'IA Claude. Une mesure de l'usage réel aux États-Unis, pas une prévision de disparition du métier.

Réponses tirées des données de la fiche (Onisep, France Travail, Dares, France Stratégie, OIT, France Compétences) ; détail et sources dans les onglets.